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Bonnes perspectives de productions agricoles à travers le pays

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Mali
  • Septembre 2012
Bonnes perspectives de productions agricoles à travers le pays

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  • Messages clé
  • Situation actuelle
  • Mise à jour de la perspective à décembre 2012
  • Messages clé
    • La situation alimentaire est en amélioration globale par rapport au mois antérieur suite à la disponibilité des produits de soudure et des appuis humanitaires en cours dans les zones en crise. Les zones du sahel évolueront en phase de sécurité alimentaire minimale (IPC Phase 1) d’ici décembre tandis que celles du nord resteront en IPC Phase 2 : Stress. 

    • Les importants appuis en intrants agricoles dans les zones du nord par l’Etat et les partenaires ont permis une bonne et mieux que prévue exploitation des différents périmètres et plaines rizicoles, avoisinant les niveaux de réalisation en année normale voire supérieur par endroits. 

    • La baisse des prix denrées de base est de plus en plus observée au niveau des marchés de production voire sur certains marchés de consommation. Ces prix restent supérieurs de 40 à 80 % de la moyenne avec des méventes sur les marchés du nord suite aux importants appuis humanitaires en cours. 

    • Les fortes pluies des mois d’aout et de septembre ont occasionné d’importants dégâts sur les habitats et les cultures particulièrement dans les cercles de San, Tominian, Djenné, Mopti, Kayes, Yélimané et Nara. Des évaluations sont en cours pour estimer l’ampleur des dégâts qui atteint voire dépasser 50% des superficies rizicoles à Djenné. 


    Situation actuelle

    La situation politique en termes de stabilité et sécurité nationale reste globalement statu quo. L’intensification des retours de populations déplacées du nord pour les terroirs d’origine se poursuit et s’expliquent par le souci de fuir les difficultés des zones d’accueil (hébergement, alimentation), le besoin de s’adonner à ces activités agricoles qui ont bénéficié d’importants appuis et aussi, et le semblant d’accalmie sur le front de la tension qui règne dans ces zones. Ces retours ont permit une bonne exploitation des périmètres irrigués avec les différents appuis en intrants de l’Etat et des agences internationales. Les appuis en vivres et non vivres aux déplacées et aux ménages d’accueil dans le sud du pays se poursuivent.

    La continuation des opérations de prospection a permis de déceler dans la zone du Tamesna (région de Kidal), 1750 hectares infestés par les ailés solitaires immatures et matures dispersés en accouplement, avec des densités allant de 150 à 400 individus par hectare. Aucun traitement contre ces criquets n’a été effectue a cause de l’insécurité dans la zone.  La faiblesse des moyens financiers et matériels du Centre Nationale de lutte contre le criquet pèlerin renforce les craintes par rapport à une éventuelle invasion vers les zones agricoles du sud du pays. Cependant, la bonne disponibilité de la biomasse végétale dans les zones ordinaires de reproduction limite leur descente vers le sud actuellement.  Selon le FAO, le retrait du FIT de la zone du sahel à la fin de la saison pluvieuse favorisera le départ des criquets vers le sud Algérien et la Lybie a partir de novembre.

    Les taux de réalisation des cultures au sud du pays sont satisfaisants, dépassant ceux de 2011 de 15% pour les cultures sèches (mil, sorgho, maïs, fonio), de 9% pour le coton et à plus de 16% pour le riz pour lequel les réalisations se poursuivent.  L’évolution des cultures est jugée bonne dans le pays entier. Les récoltes pour le maïs, le niébé, l’arachide, le riz de décrue sont en cours au sud et au nord du pays.  Cependant, les stades de développement des plants nécessitent la poursuite des pluies jusqu’à la première décade d’octobre afin de permettre aux plants de mil/sorgho de boucler convenablement leur cycle dans certaines régions du sud, telles que Kayes Ségou, Koulikoro et Sikasso.

    Les importants appuis en intrants agricoles (engrais, semence, carburant, lubrifiant) et en motopompes effectués  par l’Etat et les partenaires au développement dans les régions du nord, le delta du Niger et le sahel occidental ont permis d’avoir un mieux niveau que prévu d’exploitation du potentiel cultivable, avac le probable résultat de belles perspectives de production dans ces localités. La production rizicole attendue en décembre améliorera la disponibilité alimentaire et les revenus à travers les ventes habituelles de production. La hausse sera similaire a l’augmentation de plus de 10% des superficies habituellement cultivées.

    Les fortes pluies des mois d’aout et de septembre ont occasionné d’importants dégâts sur les habitats et les cultures particulièrement dans les cercles de San, Tominian, Djenné, Mopti, Kayes, Yélimané et Nara.  Les importantes pertes atteignant 40% à plus de 50% de superficies semées noyées souvent à blanc suite aux eaux collinaires sont observées au niveau des bas-fonds et des plaines localisés dans les cercles de Djenné, Nara, San et Tominian. Les pertes ont touché aussi bien le riz, le mil/sorgho et les légumineuses qui constituent des sources de revenus importantes pour les ménages de ces zones. Ces inondations affectent à court et moyen termes la sécurité alimentaire des pauvres en les privant des récoltes en cette période de soudure et en réduisant le disponible alimentaire pour le reste de l’année. Au 24 août selon le cluster protection, plus de 25 000 victimes étaient dénombrées à travers le pays. Des appuis en vivres, en tantes et en kits d’hygiène ont été effectués par l’Etat et certains partenaires afin d’éviter l’apparition d’épidémies et les sans abris ont été recasés au niveau des écoles et les mairies.

    Les marchés sont correctement approvisionnés en denrées de base avec des prix stables ou en baisse. Des baisses de 10% à 20% sont observées au niveau des zones de production suite au déstockage même timide au niveau des paysans et commerçants.  Les baisses extrêmes sont observées pour le mil à Bankass (16%) et le maïs à Sikasso (12%) tandis que les prix les plus élevés sont enregistrés à Kayes et les marchés de Gao et de Tombouctou.

    Les conditions d’élevage sont jugées bonnes dans l’ensemble du pays. La biomasse végétale est nettement meilleure à celle de 2011 et à une année moyenne dans la plupart des zones de moyen d’existence. Les troupeaux, après un léger retard suite à l’insécurité ont regagné leurs zones habituelles de pâturages d’hivernage comme en année normale. L’embonpoint des animaux ainsi que la production laitière sont bons comme d’habitude en année normale, et le prix du lait est similaire à une année normale avec un niveau de prix entre 200 à 300 CFA à Mopti et de 400 à 500 CFA ailleurs. Les prix des animaux sont en amélioration par rapport aux mois antérieurs et surtout pour les petits ruminants avec la mouvance de la fête de Tabaski. Une amélioration des termes de l’échange chèvre/mil de 14% à Tombouctou et de 20% à Nara est observée par rapport au mois passé.


    Mise à jour de la perspective à décembre 2012

    Nord du Mali (Régions de Tombouctou, Gao et Kidal)

    La situation alimentaire et nutritionnelle est en amélioration dans les régions du nord en raison de l’intensification des appuis humanitaires, de l’approvisionnement régulier des marchés en denrées, la reprise des circuits de vente du bétail avec l’arrivées des grossistes, de la bonne disponibilité laitière pour la zone pastorale et surtout des flux des transferts monétaires et alimentaires des ressortissants vers les ménages restés sur place même si une hausse du coût des transfert plus que la normale est constatée. La prise en charge nutritionnelle se poursuit au niveau des différents centres de récupération installés par les agences humanitaires. Les distributions alimentaires programmées jusqu’en décembre de vivres sur place en plus des envois des parents amis à travers les réseaux de transport permettent aux ménages de s'approvisionner de façon relativement correcte en denrées. Les revenus reçus ou générés par les petits métiers sur place sont destinés d'abord à la satisfaction alimentaire avant tout autres dépenses, ce qui reflète une certaine redynamisation des systèmes économiques au nord. Une certaine conversion dans le régime alimentaire est constatée vers les pâtes alimentaires qui coutent moins chers.

    Les productions rizicoles attendues en décembre amélioreront substantiellement la situation alimentaire des ménages des zones 2 (pastoralism nomade a transhumant) et zone 3 (riz fluvial et élevage transhumant), actuellement en IPC Phase 2. Il en est de même pour la zone 1 (Nomadisme et commerce transsaharien) qui bénéficie d’une bonne production laitière et de l’amélioration des revenus tirés du bétail qui restent inférieurs à la moyenne de 6 % à Gao et de 16% à Kidal. La reprise des marchés constitue une opportunité d’emploi pour les pauvres à travers le courtage et la conduite des animaux aux marchés. Les populations de ces zones du nord en situation de crise en septembre seront dans une situation de stress compte tenu des énormes efforts qu’elles ont fournis pour assurer leur quotidien.

    Le déstockage de céréales constatées au niveau de certains paysans et des commerçants de San, fournisseurs des régions du nord pressés de se debarrasser de leur stock avant l’effondrement des prix et contribueront à améliorer d’avantage l’approvisionnement des marchés à des prix stables ou en baisse par rapport au mois antérieurs. Une baisse de 15% sur le mil est constatée sur le marché de Gourma Rharous (Tombouctou).

    Sud du Pays

    Les perspectives de bonne production confirment le scenario de juillet qui prévoit une sécurité alimentaire minimale (IPC Phase 1 : Minime) pour la majorité des populations du sud à partir de septembre. Cette hypothèse se renforce avec la disponibilité des premières récoltes de maïs, du mil, des légumineuses et la baisse de plus en plus observée des prix des denrées de base. La poursuite des travaux saisonniers d’entretien, de désherbage, de repiquage et d’épandage d’engrais pour le riz et le coton continue de procurer des revenus et de la nourriture pour les ménages pauvres. Les contraintes semencières signalées dans la perspective de juillet ont été levées avec les importantes donations en semences de cultures sèches et de riz de l’Etat et des partenaires. Cependant, les dégâts des inondations sur les cultures particulièrement dans les cercles de Tominian, Djenné, San, Kayes vont baisser les productions céréalières de façon localisée. Les appuis humanitaires en vivres bien appréciés par les populations se poursuivent timidement pour les ménages pauvres du delta du Niger (LZ6) et de la bande du sahel occidental de Koulikoro et de Kayes et devrait se poursuivre jusqu’en décembre. 

    Figures Calendrier saisonnier

    Figure 1

    Calendrier saisonnier

    Source: FEWS NET

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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