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Les récoltes vivrières en cours améliorent la situation alimentaire dans le pays

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Mali
  • Novembre 2013
Les récoltes vivrières en cours améliorent la situation alimentaire dans le pays

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  • Messages clé
  • Situation actuelle
  • Suppositions mis à jour
  • Perspective estimée jusqu'à mars 2014
  • Messages clé
    • Les productions agricoles moyennes déjà en cours améliorent la disponibilité céréalière à travers le pays. En plus de cette disponibilité, l’accessibilité des ménages se renforce suite à la baisse entamée par les prix des céréales et les rémunérations en nature reçues par les ménages pauvres. Au sud, cela assurera aux ménages une consommation alimentaire acceptable et les maintiendra au niveau d’insécurité alimentaires minimal (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en mars 2014.

    • Au nord, les conditions de sécurité s'améliorent et permettent aux ménages de reconstruire leurs moyens de subsistance. Bien qu’ils ne soient encore revenus à la normalité, les ménages bénéficient des améliorations de revenus en cours, de la disponibilité des produits de cueillette, des premières récoltes et des appuis humanitaires qui leurs permettent de satisfaire leurs besoins. Par conséquent, ils seront en phase minimale de l’insécurité alimentaire (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en mars 2014.


    Situation actuelle
    • Les récoltes pour les cultures en cours sont jugées moyennes dans l’ensemble et procurent aux ménages agropasteurs de la nourriture et des revenus. Les ménages pauvres en plus de leur propre production disposent des rémunérations moyennes en nature dans les champs des nantis. Toutefois, des poches de mauvaise production (pertes de plus de 30 percent par rapport à la moyenne) suite à l’insuffisance de pluie, des dégâts de déprédateurs et des inondations sont enregistrées à travers le pays, notamment pour les zones de cultures pluviales de Tombouctou, du cercle de Gao, du nord de Nara,  de Banamba et les communes du plateau dogon à Bandiagara. L’installation des cultures maraichères depuis septembre présage des perspectives moyennes à bonnes entre octobre à mars 2014.
    Situation au sud du pays
    • Les pâturages et les points d’abreuvement sont jugés moyennes à bonnes dans l’ensemble et permettent de maintenir des niveaux moyens pour la production animalière. Cependant, un risque de surpâturage est à craindre avec la descente précoce des troupeaux mauritaniens en octobre dans le sahel occidental en raison d’un déficit fourragers relevé dans leur terroir.
    • L’offre de céréales est en légère hausse sur les marchés suite à l’arrivée des récoltes de la nouvelle campagne et aux opérations de déstockage menées par les paysans et commerçants en vue d’un renouvellement des stocks. Les demandes restent faibles dans l’ensemble comme d’habitude à la période des récoltes, mais demeurent fortes sur les marchés de consommation notamment au nord et sur certaines capitales régionales (Bamako, Koulikoro, Kayes).
    • Les prix des céréales, y compris le riz, sont stables depuis octobre dans l’ensemble excepté à Koulikoro ou une baisse d’environ 5 pour cent est observée pour le mil/sorgho. Cependant, des hausses inhabituelles pour le mil par rapport à octobre ont été observées sur certains marchés de production comme à Monimpé (+7 pour cent) et San (+10 pour cent) ayant connu une production inferieure à la moyenne.
    Situation au nord du pays
    • Les conditions d’élevages sont moyennes avec toutefois des poches de net déficit par rapport à la moyenne dans les régions de Tombouctou et de Gao. L’effet du déficit ne devrait pas trop impacter le bétail si le mouvement de transhumance qui a commencé vers les pâturages de saison sèche reste normal. Le maintien du prix du bétail à plus de 25 pour cent supérieur à la moyenne et l’appréciation des termes de l’échange reste favorable aux ménages pasteurs qui ont considérablement amélioré leur accessibilité au marché pour l’achat des denrées alimentaires.
    • Les flux de produits algériens et des produits du sud du Mali sont en amélioration avec le retour progressif des principaux importateurs. Les prix restent stables par rapport au mois passé sur les marchés pour les céréales et les produits importés. Par rapport à la moyenne, ils restent supérieurs d’environ 15 pour cent à Tombouctou et 11 pour cent à Gao pour le mil. Pour le riz, il est inferieur de 7 pour cent à Tombouctou et supérieur de 3 pour cent à Gao. En général, les prix des céréales sont à des niveaux qui maintiennent l'accessibilité alimentaire des ménages pauvres.
    • La poursuite des opérations humanitaires à plus de 580,000 personnes de janvier à octobre 2013 permet l’accès des ménages aux denrées et la reconstitution des moyens d’existence. La reprise des activités économiques suite aux retours des déplacées et des refugiés et de l’administration permet de disposer des revenus en baisse par rapport à la normale mais en amélioration par rapport aux mois antérieurs.

    Suppositions mis à jour

    Les événements récents n’ont pas affecté les hypothèses utilisées dans le développement du scénario FEWS NET le plus probable pour la période d’octobre à mars 2014. Un examen complet du scénario est disponible dans le rapport sur les perspectives d’octobre à mars 2014.


    Perspective estimée jusqu'à mars 2014

    Au sud du pays, la sécurité alimentaire des ménages se maintiendra durant toute la période du scenario au niveau minimal (Phase 1 de l’IPC) à la faveur des productions agricoles moyennes et de l’absence d’entraves majeures au déroulement des activités économiques habituelles. La baisse de la dépendance aux marchés pour la majorité des ménages et les revenus de la vente des produits de rente et de contre saison de maraichage à des prix moyens permettront aux ménages d’accéder facilement à la nourriture et autres produits et services de bases (santé, éducation, vêtements, etc.). Toutefois, la hausse saisonnière des prix à partir d’avril conjuguée à la baisse des stocks alimentaires qui interviendra à partir de juin limitera l’accessibilité alimentaire des ménages ayant connu des déficits de production céréalière au plateau Dogon (Badiangara) et au Sahel occidental (Nara, Diéma, Yélimané), ils seront en phase de stress (Phase 2 de l’IPC) entre juillet et septembre voire phase 3 pour Bandiagara.

    Dans le nord du pays, la situation alimentaire des ménages devrait se maintenir en phase minimale de l’insécurité alimentaire (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en mars. Les récoltes du riz en fin novembre, les productions animales moyennes, la poursuite des appuis humanitaires en vivres et de renforcement des moyens d’existence, permettent aux ménages agropasteurs et pasteurs pauvres d’améliorer leur alimentation. Cependant, la dégradation des conditions d’élevage à partir de mars surtout au niveau des zones à déficits fourragers sévères affectera la consommation alimentaire suite à une baisse plus que d’habitude de la production laitière et des revenus. A partir d’avril, ces facteurs mettent les ménages en situation de stress (Phase 2 de l’IPC) qui peut se hisser en phase 3 dans les zones de déficit si les pluies ne s’installaient pas en juin. La situation s’améliorera à partir de juillet/aout suite à la régénération des pâturages et des points d’eau et la relance de la production animale.

    Dans la zone agropastorale, les zones victimes de la mauvaise production (communes affectées au niveau des cercles de Niafounké, Tombouctou, Bourem et Gao) qui sont en phase 1 (Minimale) grâce aux appuis humanitaires seraient en stress (Phase 2 de l’IPC) ou crise (Phase 3 de l’IPC) à partir d’avril jusqu'à la fin de soudure agricole en septembre si l’assistance humanitaires venait à s’interrompre. De ce fait, un recours précoce des ménages aux marchés sera observé, à partir de février/mars contre avril en temps normal.

    Figures

    Figure 1

    Source:

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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