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Insécurité alimentaire de Stress au Nord à partir d’avril liée à la baisse de production et de revenus

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Mali
  • Mars 2015
Insécurité alimentaire de Stress au Nord à partir d’avril liée à la baisse de production et de revenus

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  • Messages clé
  • Situation actuelle
  • Suppositions mise a jour
  • Perspective estimée jusqu'a juin 2015
  • Messages clé
    • Les marchés sont bien approvisionnés en céréales en raison du bon niveau de production agricole globale 2014 dans le pays. Les prix du mil sont stables ou en baisse entre 6 et 24 pourcent par rapport à la moyenne dans l’ensemble ce qui maintient un accès moyen des ménages aux denrées en cette période.

    • La soudure pastorale précoce en cours avec risque de mortalité d’animaux plus élevée que d’habitude entre avril et mai, engendre des mouvements inhabituels qui réduisent les productions de lait et le prix des animaux. La baisse de revenus qui en résulte limitera l’accès des ménages agropastoraux pauvres aux marchés et qui seront par conséquent en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) à partir d’avril.

    • La dépendance plus prolongée que d’habitude des ménages pauvres des zones agropastorales de Gao et de Tombouctou aux marchés les amène à intensifier les activités de mains d’œuvre, à recourir plus aux emprunts et à réduire les dépenses non alimentaires pour satisfaire leurs besoins alimentaires. Par conséquent ils seront en situation d’insécurité alimentaire de Stress (phase 2 IPC) à partir d’avril avec toutefois une probabilité de Crise (Phase 3 de l’IPC) dès  juillet.


    Situation actuelle
    • Les récoles de contre saison maraichère en cours sont jugées moyennes à bonnes dans le pays grâce aux importants appuis de l’Etat et des partenaires au développement. La consommation des produits qui en résulte et les revenus qu’ils procurent améliorent l’alimentation et le revenu des ménages dans ces zones. Il en est de même pour les installations des pépinières voire le repiquage pour le riz de contre saison qui offre des opportunités d’emplois aux ménages pauvres dans les zones concernées. Cependant, la faible disponibilité en eau au niveau des retenus d’eau dans certaines zones de Tombouctou et de Gao n’ont pas permis d’avoir les résultats escomptés.
    • Les récoltes de céréales 2014 supérieures à la moyenne de 11 pour cent dans le pays permettent une bonne disponibilité des céréales sur les différents marchés. Les flux des denrées des zones de production des régions de Ségou, Koulikoro, Mopti vers les zones de consommation des régions du nord et du sahel occidental se poursuivent normalement. Toutefois, à cause des incidences sécuritaires, des perturbations sont de temps en temps signalées dans le flux à l’intérieur des régions de Tombouctou, Gao et de Kidal. Il en est de même pour les flux en provenance de l’Algérie principalement pour la région de Kidal.

    Le prix du mil qui est la céréale la plus consommée est en baisse sur tous les marchés des capitales régionales excepté à Mopti où une hausse légère de deux pour cent par rapport à la moyenne quinquennale est observée. Les baisses les plus marquées sont signalées au niveau de Koulikoro (-26%), Ségou (-15%), Gao (-8%) et Bamako (-9%). Par rapport au mois passé et à l’année dernière, les prix sont stables ou en baisse dans l’ensemble.

    • Les mouvements inhabituels des troupeaux vers les zones de pâturage relativement fournies se poursuivent dans les régions de Gao, Tombouctou et dans le sahel occidental de Kayes engendrant ainsi une pression sur les ressources disponibles dans ces localités. La baisse du disponible fourrager inférieur à la moyenne et jugé insuffisant par plus de 90% des ménages de ces localités selon l’enquête nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle de février 2015 présage une soudure pastorale précoce. La soudure précoce qui sera plus difficile que celle d’une année moyenne affectera les productions animales et élèvera le taux de mortalité d’animaux plus que la moyenne entre avril et juin selon les zones. Déjà des cas de mauvais embonpoint sont signalés dans les zones de concentration des cercles de Gourma Rharous, Goundam (Tombouctou), Bourem, Ansongo (Gao). Dans les zones de mauvais pâturage, on observe une hausse des offres de bétail aussi bien de la zone que de la Mauritanie du côté de Nara. En plus de la hausse saisonnière des offres pour les besoins d’approvisionnement en céréales, on peut ajouter le déstockage qui consisterait à vendre les plus faibles afin de profiter de meilleurs prix avant la période critique d’avril-mai.
    •  Les prix du bétail en dépit de l’abondance des offres restent globalement supérieurs à la moyenne quinquennale en raison de la demande moyenne sur les différents marchés et de la qualité des sujets présentés. Le prix de la chèvre, qui est la plus vendue par les ménages pauvres, est par rapport à la moyenne en hausse de 20 pour cent à Tombouctou, de 13 pour cent à Gao, 14 pour cent à Kidal. Les termes de l’échange chèvre/mil grâce aux prix encore moyens du bétail sont en hausse d’environ 15,7% à Tombouctou et de 6 pour cent à Gao par rapport à la moyenne ; ce qui permet un accès moyen aux marchés des ménages éleveurs qui disposent d’un capital animalier.
    • La situation sécuritaire incertaine dans les régions du nord avec des remous localisés continue d’affecter négativement la relance des activités économiques ; ce qui réduit les opportunités d’emplois et de revenus pour les ménages pauvres.

    Suppositions mise a jour

    La situation actuelle n’a pas affecté les hypothèses utilisées dans le développement du scénario de FEWS NET le plus probable pour la période de janvier à juin 2015.


    Perspective estimée jusqu'a juin 2015

    Les ménages agropastoraux des régions sud du pays en raison de la production céréalière moyenne et de l’évolution moyenne des sources habituelles de revenus continueront à avoir un accès moyen aux denrées alimentaires de mars jusqu’aux prochaines récoltes. La reprise habituelle des préparatifs de la nouvelle campagne agricole en avril offrira des opportunités de mains d’œuvre donc de revenus pour les ménages pauvres afin d’améliorer leur accès aux marchés. Les récoltes moyennes de contre saison des cultures maraichères de février à mars et celles du riz en juin permettront aux ménages de disposer de la nourriture et des revenus pour leurs besoins. Les ménages en raison du maintien de leur accès aux denrées seront en insécurité alimentaire aiguë Minimale (Phase 1 de l’IPC) durant toute cette période.

    Dans les zones de mauvaise production agricole, de la bande du fleuve de Gao et de Bourem, le Haoussa de Niafunké, la zone des Lacs de Goundam, de Youwarou, de Douentza et le nord des cercles de Kayes et Nara, l’épuisement précoce des stocks amène les ménages à recourir plutôt que d’habitude aux marchés pour satisfaire leurs besoins alimentaires. Les ménages pauvres de ces zones développeront des stratégies de réduction des dépenses au profit de l’alimentaire, intensifieront les activités de mains d’œuvre et feront recours aux emprunts plus que d’habitude pour accéder à la nourriture. Ils seront par conséquent en situation d’insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) à partir d’avril jusqu’aux nouvelles récoltes d’octobre 2015. Cependant, des ménages très pauvres en déficit important de moyens d’existence particulièrement dans les régions de Tombouctou et de Gao pourraient se retrouver probablement en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC) entre juillet et septembre.

    La soudure pastorale précoce dans les régions du nord qui affecte l’embonpoint des animaux contribue à la dégradation des termes de l’échange à cause de la baisse des prix qu’elle engendre. Les ménages pastoraux pauvres en raison de leurs effectifs limités en bétail et de la baisse des prix connaitront une baisse de revenu qui affectera négativement leur accès aux marchés en avril. Les ménages pasteurs pauvres en insécurité alimentaire minimale en février se retrouveront à partir d’avril en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) pendant cette période de soudure plus dure que d’habitude dans les zones pastorales de Gao et de Tombouctou.

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Figure 2

    Source:

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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