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La dépendance précoce des ménages pauvres aux marchés fragilise leur sécurité alimentaire

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Mali
  • Mars 2014
La dépendance précoce des ménages pauvres aux marchés fragilise leur sécurité alimentaire

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  • Messages clé
  • Situation actuelle
  • Suppositions mise à jour
  • Perspective estimée jusqu'à juin 2014
  • Messages clé
    • Le recours précoce de un à deux mois aux marchés des ménages pauvres de certaines zones agropastorales du sud et des régions du nord en raison de la mauvaise production agricole les amène à intensifier le recours aux stratégies d’adaptation plus que d’habitude.
    • Les mouvements inhabituels de bétail vers les zones fournies observés en raison du déficit de pâturage dans les zones pastorales du nord et du sahel occidental engendrent une baisse drastique des productions animales. Cela peut conduire à une dépréciation plus marquée que d’habitude de la valeur marchande pour les pasteurs et abaisser plus que la normale leur pouvoir d’achat d’ici la fin de la soudure pastorale en juin-juillet.
    • La faiblesse des moyens d’existence pour les ménages pasteurs pauvres en cette période de soudure un mois plus long que d’habitude (mars à juin) et la dépendance précoce des ménages agropastoraux aux marchés dans un climat économique de post crise en dessous de la moyenne limitent leur accessibilité aux marchés. Ces ménages pauvres obligés d’intensifier plus que d’habitude les stratégies d’adaptation pour couvrir leurs besoins seront en Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu'au mois de juin 2014.

    Situation actuelle

    Les régions agricoles du sud

    • La production moyenne à bonne de la campagne agricole (novembre-décembre 2013) dans cette partie du pays assure une disponibilité alimentaire satisfaisante des denrées alimentaires jusqu’aux récoltes prochaines. Les résultats moyens des cultures de contre saisons en cours aussi bien pour le maraichage que pour les céréales renforcent le disponible alimentaire et assurent des opportunités de revenus moyennes à travers les ventes et la main d’œuvre qu’elles offrent aux ménages pauvres.
    • La stabilité des prix par rapport au mois passé et leur évolution proche de la moyenne garantit une accessibilité des ménages aux marchés. Les prix du mil, principale céréale, sont proches de la moyenne à Kayes, Sikasso et en légère hausse de 5 pour cent sur ceux de Ségou, Mopti et Bamako. Pour le riz, il est similaire ou en baisse d’environ 9 pour cent à Ségou et 5 pour cent à Mopti. La poursuite habituelle des activités sources de revenus permettent de disposer des revenus moyens pour les ménages pauvres leur permettant d’accéder aux marchés.

    Les zones agropastorales du sud, y compris le plateau Dogon, Kayes et le cercle de Nara

    • La baisse importante de production des céréales de 2013/14 de plus de 30 pour cent suite à la sécheresse (juillet-aout 2013) et aux deprédateurs engendre un épuisement précoce de stocks dès janvier-février par rapport à mars dans une situation normale.
    • Les ménages pauvres fortement dependant des marchés ont recours à l’intensification des stratégies d’adaptation plus que la normale comme les transferts de migrants à Kayes, les departs massifs à l’exode au sahel occidental et sur le plateau dogon pour chercher le travail, les auto emplois (l’exploitation forestière, la vente de paille, le transport et le courtage), la main d’œuvre locale et les petits metiers. Les revenus moyens issus de ces activités permettront aux ménages de maintenir leurs accès aux denrées alimentaires même si elles ne sont pas actuellement capables de couvrir certaines dépenses non alimentaires normales comme l’investissement dans la production et de l’amélioration du cadre de vie.

    Les zones agropastorales Nord-centrales, y compris la vallée du fleuve Niger

    • Certaines zones agropastorales des régions du nord ont eu une baisse de plus de 40 pour cent des productions agricoles de 2013/14 suite à la mauvaise pluviométrie et à la faiblesse de la crue. En outre, les ménages pauvres et très pauvres qui tirent l’essentiel de leurs revenus de la vente de leur force de travail (main d’œuvre, migration, auto emplois) ont connu des revenues tirés de ces activités en dessous de la moyenne en raison des effets résiduels du conflit sur l'économie locale. Ces deux facteurs, conjugués aux prix des denrées élevés de plus de 15 pourcent de la moyenne à Gao en raison de la demande des ménages anormalement forte, limitent l'accès alimentaire des ménages. Par conséquent, la période de soudure agropastorale de cette année sera précoce dès avril-mai contrairement à juin-juillet en année normale pour les ménages pauvres et très pauvres.
    • Dans les zones pastorales, la soudure précoce en mars par rapport à avril en situation normale résultant du déficit fourrager dans les régions exondées de Gao et de Tombouctou réduit plus qu’habituellement la disponibilité en produits animaliers (lait, beurre, viande) détériorant la qualité de la diète. Il s’en suit une offre inhabituelle de bétail qui explique la baisse d’environ 10 pour cent du prix de la chèvre par rapport au mois passé à Gao mais reste supérieur à la moyenne de plus de 30 pour cent pour les petits ruminants et de 15 pour cent à Rharous.
    • Cependant, les ménages pauvres et très pauvres plus dépendants des revenus issus des activités maraichères, de la pêche, de la main d’œuvre et des envois moyens des migrants et qui connaissent une intensification plus qu’habituelle en plus des appuis humanitaires arrivent de façon limite à satisfaire leurs besoins alimentaires.

    Suppositions mise à jour

    La situation actuelle n’a pas affecté les hypothèses utilisées dans le développement du scénario FEWS NET le plus probable pour la période de janvier à juin 2014.


    Perspective estimée jusqu'à juin 2014
    • Dans le sud du pays en situation d’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC), la disponibilité des revenus moyens issus des activités habituelles et des produits maraichers procureront des revenus supérieurs à la moyenne permettant l’accès à la nourriture sans grandes difficultés pour la majorité des ménages. La faible évolution des prix des denrées qui sont proches de la moyenne n’engendre pas un recours plus que d’habitude aux stratégies d’adaptation pour satisfaire leurs besoins alimentaires de mars à juin.
    • Dans les zones agropastorales du sud qui connaissent une mauvaise production agricole, les ménages pauvres useront des stratégies d’adaptation habituelles pour satisfaire leurs besoins alimentaires. Les revenus issus de ces stratégies, conjuguée aux distributions des vivres du PAM pour 6 mois sur le plateau dogon, contribueront à maintenir leurs accès aux nourritures mais ne permettent pas les investissements dans d’autres domaines autres que l’alimentaire. Ces zones feront face à l’insécurité alimentaire de niveau Stress (Phase 2 de l’IPC) d'ici juin 2014.
    • Dans les zones agropastorales nord-centrale ainsi que dans la vallée du fleuve (LZ3), le recours aux stratégies d’adaptation plus que d’habitude des ménages pauvres crée un déficit de moyens de protection qui augmente leur vulnérabilité à une insécurité alimentaire. Cependant, les appuis humanitaires en cours et financés ne permettent pas une exacerbation de leur niveau d’insécurité alimentaire d’ici juin 2014 et les ménages resteront en Stress (Phase 2 de l’IPC) pendant cette période.
    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Figure 2

    Source:

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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