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Le fonctionnement des marchés se normalise au nord, baisse de la demande au sud

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Mali
  • Juin 2013
Le fonctionnement des marchés se normalise au nord, baisse de la demande au sud

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  • Messages clé
  • Contexte et evolution des marches
  • Situation actuelle
  • Perspectives
  • Messages clé
    • L’installation des cultures souffrent d’un léger retard suite à la faiblesse des pluies en ce mois de juin particulièrement dans le sud de Kayes et l’ouest de Koulikoro. Le cumul de pluie du 1 er mai au 20 juin est normal à excédentaire dans l’ensemble. 

    • Même si les flux de l’Algérie restent faibles, le renforcement des flux commerciaux avec les zones habituelles d’approvisionnement du sud et l’intensification des actions humanitaires ont considérablement amélioré la disponibilité en denrées sur les différents marchés du nord à l’exception de certains marchés des zones pastorales nomades comme Ber (Tombouctou), Anefif(Kidal). Dans ces zones pastorales, l’insécurité résiduelle continue de retarder la reprise effective des marchés. Les populations pastorales du nord continuent à faire face à l’insécurité alimentaire au niveau d’IPC Phase 3 : Crise.

    • La faiblesse de la demande au niveau des marchés de production du sud se poursuit, ce qui induit des baisses atypiques de prix entre mai et juin en cette période de pré soudure agropastorale. Ce phénomène est également observé au niveau des producteurs de riz de la région de Tombouctou en raison de l’absence des acteurs habituels et des distributions de vivres en cours.

    • Les perspectives alimentaires sont moyennes à bonnes au sud du pays et commencent à s’améliorer dans les régions du nord avec les différents programmes humanitaires, la reprise des activités économiques et l’amélioration saisonnière des conditions pastorales. Le niveau d’insécurité alimentaire d’IPC Phase 3 : Crise se maintiendra avant l’amélioration des conditions d’élevages et des assistances humanitaires en août. 


    Contexte et evolution des marches

    Depuis le début des offensives à grande échelle en mars 2012, le fonctionnement des marchés au nord et entre le nord et le sud s’est accommodé à la réalité du terrain. La perturbation des circuits habituels d’approvisionnement des populations en denrées de première nécessité, les difficultés d’accès au nord, et les pillages des stocks alimentaires ont contribué à des augmentations des prix, surtout dans le pic des ruptures commerciales en mars 2012. La reprise des approvisionnements des marchés en juin 2012 à travers l’axe du Niger et des produits Algériens non-taxés ont permis d’approvisionner en vivres les populations qui ont souffert de l’arrêt des activités économiques. En plus, pendant cette période, l’intensification du trafic par la voie fluviale de manière saisonnière a permis de suppléer l’insuffisance d’approvisionnement après la fermeture des axes routiers entre le nord et le sud et de la fermeture de la frontière Algérienne en janvier 2013. Suite au début des opérations militaires en janvier 2013, les difficultés de fonctionnement des marchés à bétail dans les régions du nord ont diminué le revenu des éleveurs notamment dans les zones pastorales nomades de Tombouctou et Gao et dans la région de Kidal à cause de la mévente et le faible niveau de prix. 

    Réponse des marchés depuis Février 2013

    Le déminage et l’ouverture graduelle des axes routiers vers le nord en février 2013 ont permis le renforcement des flux commerciaux normaux entre le nord et le sud du pays et la reprise des principaux marchés, particulièrement dans la bande du fleuve de Tombouctou et de Gao. L’intensification du trafic routier et fluvial en mars 2013 et la relance des appuis humanitaires ont contribué à des baisses importantes de prix des céréales en provenance du sud de 15 à 30 pour cent par rapport à janvier. A partir de mi-juin 2013, la signature de l’accord préliminaire entre l’Etat et le MNLA permet une reprise de la mobilité dans la zone. Les flux commerciaux qui s’étaient fortement abaissés aussi bien avec l’Algerie qu’avec Gao ont repris au cours du mois et permettent d’approvisionner de façon suffisante les marchés de la zone. 

    Les ouvertures commerciales et l’intensification des flux des céréales ont engendré la baisse des prix des céréales à partir de février 2013 par rapport aux mois de décembre/janvier, de même que l’amélioration du prix des animaux suite à la relance de la demande même timide, ont permis d’améliorer les termes de l’échange chèvre mil de 5 à 15 pour cent par rapport à mai et de la moyenne quinquennale à Tombouctou et Gao. Pourtant, les marchés à bétail notamment dans les zones pastorales nomades comme Djeboock, Tin Aouker (Gao) et Ber, Bambara Maoudé (Tombouctou) restent encore en juin peu fonctionnels au profit de ceux des centres urbains et de la bande du fleuve plus sécurisés. Dans la zone de Kidal, l’insécurité résiduelle entre groupes armés continue d’affecter le retour à la normale des marchés comme à In Halil. Les difficultés de vente de bétail pour les zones pastorales ont amené certains pasteurs sur les marchés frontaliers du Niger afin de se procurer des vivres. Le recours des ménages pastoraux aux envois en nature et en espèce des parents installés ailleurs et une priorisation des dépenses tournées exclusivement vers l’alimentaire les ont permis de se maintenir. 


    Situation actuelle

    Avec la fin attendue de la soudure pastorale et le début pour la zone agropastorale en juin/juillet, la sécurité alimentaire se caractérise par une bonne disponibilité céréalière à des prix stables dans le sud et une intensification des appuis humanitaires en vivres et une normalisation de la situation socio-économique dans le nord. 

    Progrès Saisonnier

    Selon les prévisions des institutions météorologiques (ACMAD et NOAA), la pluviométrie sera normale à supérieure pour le Mali. L’installation à temps des pluies au sud du pays a permis le démarrage de la nouvelle campagne agricole. Au sud du pays, les préparations pour l’installation de la saison agricole sont en cours, et la mise en œuvre du programme de subvention des intrants agricoles de l’état reste une bonne opportunité d’accès aux intrants par la majorité des paysans du pays. Le sarclage, les transports de fumier, et les semis sont en cours. Un léger retard, pas préoccupant si tôt dans la saison, dans l’installation des cultures dans le sud de Kayes, Mopti et Ségou est noté suite à la faiblesse des pluies enregistrées au cours du mois. Ces différentes opérations sont des opportunités habituelles de revenus et de nourriture pour les ménages pauvres pendant cette période à travers le pays. Les migrants de retour présentement contribuent à l’amélioration du pouvoir d’achat par le revenu rapporté et à la disponibilité en main d’œuvre afin de méner correctement les travaux agricoles. Dans le nord, les activités agricoles sont au début avec les entretiens des cultures de contre-saison de riz, des digues de périmètres rizicoles et les semis des cultures de décrue dans les mares et lacs. De faibles pluies sont enregistrées par endroits dans les régions du nord ce qui permet de relancer la régénération des pâturages capitale pour la production de lait au plus bas niveau en cette période. 

    Situation au sud du pays

    Globalement au sud du pays, les disponibilités céréalières en cette période de pré soudure agropastorale, sont moyennes à importantes au niveau des différents marchés d’approvisionnement du sud, renforcées comme d’habitude par les récoltes des contre-saisons en cours et le déstockage par les paysans pour les besoins financiers de la nouvelle campagne agricole. Des stocks plus importants que d’habitude sont répertoriés au niveau des commerçants qui suite à la baisse de la demande ajustent leur offre. Les marchés du sud sont affectés présentement par une faiblesse de la demande, une évolution à la baisse atypique des prix des céréales par rapport à la tendance saisonnière classique sur certains marchés. Le bon niveau de production de la campagne passée, les appuis alimentaires des humanitaires et l’insécurité sont les principales causes de cette situation. Les appuis humanitaires en vivres et non vivres dans les zones du sud contribuent à améliorer le quotidien des déplacées estimées à 353 455 personnes et de ménages hôtes. Une partie des vivres et surtout de légumineuses se retrouvent sur le marché pour les besoins financiers pour d’autres types de dépense. Si la sécurité alimentaire et le fonctionnement des marchés continuent normalement au sud, quelques anomalies et évolutions se présentent au niveau du système du marché régional et transfrontalier:

    • Un regain des flux de céréales est observé depuis mars 2013 à la faveur de l’amélioration de la sécurité et du retour des déplacées. Les disponibilités sont moyennes sur ces marchés. L’approvisionnement des marchés du nord est assuré habituellement par les fournisseurs de San, Macina et Niono. Un regain des flux de céréales est observé depuis mars 2013 à la faveur de l’amélioration de la sécurité et du retour des déplacées. Les prix du mil restent stables par rapport au mois passé. Ils sont pratiquement semblables à la moyenne à Mopti et légèrement inférieurs à Ségou et San. Les exportations vers la Mauritanie à partir des marchés de Léré et de Goundam sont également perturbées. La hausse des exportations vers le Niger contribuent à inciter les fournisseurs à intensifier les flux sans impact significative sur les marchés locaux.
    • Tendance à la baisse des prix des denrées de base, malgré l’approche de la soudure agropastorale: La tendance atypique de stabilité voire de baisse de prix du mil, sorgho, maïs et riz en cette période dans certains marchés de production réduit le revenu des commerçants par rapport à une année normale, mais assure actuellement les prix abordables pour les pauvres et très pauvres. La situation risque de se maintenir longtemps en raison de la présence de stocks communautaires plus importants que la moyenne et des opérations de distribution de vivres dans les zones structurellement déficitaires qui réduit la dépendance des ménages pour les produits venant des marchés d’approvisionnement. En plus, les récoltes de riz de contre-saison et les ventes supplémentaires en mai-juin par les paysans pour faire face aux dépenses de la campagne contribueront à rehausser les disponibilités et maintenir ainsi la tendance sur les marchés. Les revenus des commerçants et des paysans seront négativement affectés au profit des consommateurs en cette période de pré soudure. L’accès des consommateurs se trouve maintenu ce qui lui permet de garder sa quiétude et s’adonner correctement à ses activités.
    • Volume des flux céréaliers vers le Niger plus élevé que d’habitude: Les sorties de mil vers le Niger bien qu’habituelles sont plus importantes cette année et soulagent les céréaliers à la recherche de débouchés. Au moins 3-4 camions de 40 MT en provenance de San contre 1 à 2 en temps normal sont dirigés vers le Niger toutes les semaines. La hausse de la demande s’explique par le niveau de prix incitatif du côté malien par rapport aux marchés nigériens. Ces marchés nigeriens sont victimes de la faible production de 2013 et de la faiblesse des offres du côté du Nigéria. 
    Situation au nord du pays

    Au nord du pays dans les zones du conflit, l’amélioration de la situation sécuritaire et la réduction des entraves à la mobilité soutiennent le dynamisme de reprise des marchés des centres urbains et de l’intérieur entamé depuis mars 2013 et qui s’est intensifiée en mai. Par contre, dans les zones nomades de Kidal et des régions de Tombouctou et Gao loin des centres urbains plus sécurisés, les éleveurs continuent d’être affectés par l’insécurité résiduelle qui rend difficile la reprise des marchés et les opérations humanitaires dans ces localités. Globalement, les disponibilités en céréales sont moyennes à importantes sur les principaux marchés de Tombouctou, Gao et faible à Kidal. Les prix du mil et du riz sont stables ou en baisse par rapport à mai contraire à leur tendance normale. Pourtant, par rapport à la moyenne quinquennale, le prix du mil est en hausse de 27 pourcent à Tombouctou et de cinq pourcent à Gao, ou la présence d’assistance alimentaire permet les exportations au Niger par les commerçants sans impact significatif sur le marché local.

    L’accalmie apparente dans l’extrême nord (Kidal, zones nomades) depuis avril a permis la reprise plus rapide des activités économiques constituées principalement de commerce, de transport et de mains d’œuvre. La forte concentration des militaires dans la zone a contribué à animer d’avantage l’économie notamment par la valorisation du prix du bétail au niveau des centres urbains qui affichent des prix supérieur d’environ 15 à 25 pour cent par rapport à la moyenne. Cependant, les marchés de Tarkint, de Menaka (Gao) de Lerneb, Ber (Tombouctou), Aguel Hock, Anefif (Kidal), très importants pour l’activité commerciale des zones pastorales, fonctionnent faiblement depuis mars 2012. Une baisse sensible de l’arrivée des grossistes Algériens est observée sur les marchés de Kidal où seuls les petits ruminants sont présents. En plus, la perturbation des marchés au nord continue à avoir un impact notable sur le fonctionnement des systèmes commerciaux.

    • Les prix des denrées qui observaient une tendance à la baisse se sont stabilisés voire en hausse par rapport au mois passé. Ils sont supérieurs de 10 à 20 pour cent par rapport à la moyenne pour le riz, la semoule de blé. Les termes de l’échange chèvre/mil sont fluctuants et supérieurs de 5 à 10 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale. Cependant, l’accès limité des pasteurs nomades aux marchés continue de limiter les opérations de vente et d’approvisionnement en vivres.
    • La baisse de la fréquentation sur les marchés à bétail qui peinent à démarrer dans les zones pastorales affecte le revenu des pasteurs nomades. Cette situation résulte de la méfiance des commerçants de la bande du fleuve et de l’Algérie de s’aventurer dans les zones pastorales considérées comme centres du conflit/instabilité. En retour, les pasteurs descendent vers les marchés de la vallée par peur de représailles. Pour limiter l’impact négatif de cette situation, des éleveurs se rendent sur les marchés frontaliers du Niger et du Burkina pour les pasteurs de Gao et de Tombouctou et de façon timide en Algérie pour les pasteurs de Kidal. Ces longs mouvements affectent la valeur marchande des animaux en cette période de dégradation poussée des conditions d’élevage. 
    • Les opérations de distribution de vivres et de non vivres se poursuivent au niveau des camps de refugiés à la frontière Algérienne et au niveau des sites de Kidal par le CICR et le PAM. Ces opérations permettent aux populations bénéficiaires de satisfaire leur besoins alimentaires sans recourir aux stratégies négatives. Un élargissement des appuis humanitaires à toute la zone vient de débuter avec l’implication des militaires dans la distribution des vivres. On observe une certaine volatilité des prix, surtout de mil et de riz, dans les zones de forte distribution d’assistance alimentaire à cause du fait que la demande baisse et l’offre des denrées abordables s’augmente sur s marchés.
    • Dans la bande du fleuve au nord du pays pastorale et agropastorale (Tombouctou, Gao, Ansongo, Bourem), à la faveur du retour progressif de la stabilité, des populations et de l’administration, les principaux marchés se tiennent de manière générale à leurs jours de foires habituels. Cependant, ils continuent de souffrir de la baisse de fréquentation des grossistes de bétail par rapport à une année normale sur les différents marchés.
    • La hausse du prix des animaux de 5 à 20 pour cent par rapport à la moyenne en cette période de soudure contribue à améliorer le revenu des éleveurs de la vallée. La hausse des prix du bétail s’explique par la baisse de l’offre consécutive à la timidité de la fréquentation des marchés par les pasteurs nomades. Ainsi, les animaux de la vallée plus ou moins entretenus avec le bourgou et les résidus de récoltes deviennent relativement chers. On observe de plus en plus l’arrivée des grossistes du Niger sur les grands marchés de bétail d’Ansongo, de Wabaria et de Gossi. 
    • La mévente du riz suite à la baisse des demandes et à la présence en quantité importante de riz importé issu des distributions humanitaires continue d’affecter les revenus des paysans dans la bande du fleuve de Tombouctou. Les prix qui présentent une baisse de 15 pour cent à Diré et de 10 pour cent à Tombouctou par rapport à la moyenne affecte négativement le revenu des producteurs en besoin de liquidité pour faire face aux dépenses de la nouvelle campagne agricole. Plus de 23 000 MT de paddy restant invendus au niveau des coopératives de gestion des périmètres rizicoles sont signalées à Tombouctou selon les conclusions de la réunion de concertation sur les difficultés de vente du riz dans la boucle du Niger et de l’office du Niger organisée par la chambre d’agriculture au cours du mois. 

    Perspectives
    • La pluviométrie devrait s’améliorer selon les prévisions météo ce qui permettra la relance active des installations des cultures dans les zones à déficit de pluie et redonner de la quiétude aux producteurs. Les cultures évolueront normalement dans les zones du sud du pays avec les premiers entretiens. La sécurité alimentaire des ménages au sud du pays devrait se maintenir au niveau minimal (IPC Phase 1) à la faveur des bonnes disponibilités céréalières qui seront renforcées par les récoltes des contre-saisons du riz attendues en juin dans la zone office du Niger et au niveau de certains périmètres irrigués (Pleine de San-Ouest, OPIB, ODRS).
    • Les marchés au sud du pays continueront à être correctement approvisionnés jusqu’aux récoltes prochaines. Les prix des céréales se stabiliseront à cause de la réduction des offres paysannes consécutive à la faiblesse des pluies en ce début de campagne. La mobilisation des stocks importants au niveau des paysans et des commerçants en août avec la bonne physionomie de la campagne attendue pourraient contribuer à baisser précocement les prix sur les différents marchés.
    • Dans la zone nomade pastorale, les flux des denrées particulièrement avec Gao devraient s’améliorer dans les mois à venir. La signature de l’accord préliminaire et l’arrivée en juillet de la Mission Nations Unies pour la Sécurisation au Mali permettront un renforcement des flux commerciaux avec Gao. La sécurité alimentaire s’améliorera à partir de juillet avec la régénération des pâturages qui permettra la reprise de la production de lait. Le renforcement de la sécurité devrait contribuer à l’intensification des opérations humanitaires et l’ouverture des marchés à bétail aux grossistes. Toutefois, les populations pastorales du nord continuent à faire face à l’insécurité alimentaire au niveau d’IPC Phase 3 : Crise jusqu’en aout.
    • Dans la région de bande du fleuve, le dynamisme dans le rétablissement des marchés entamé en mars se poursuivra dans le temps surtout qu’une reprise des opérations financières par les banques avec le renforcement de la sécurité et le retour effectif de l’administration dans le nord sont envisagés dans les prochains jours. L’offre de céréales se renforcera d’avantage à partir de juillet avec la reprise de la voie fluviale. Les activités commerciales et les activités connexes reprendront de plus belle avec la dynamique de normalisation des conditions socio-économiques ce qui permettra aux ménages d’avoir des revenus pour satisfaire leurs besoins alimentaires.
    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Figure 1 Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, juin 2013

    Figure 2

    Figure 1 Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, juin 2013

    Source: FEWS NET

    Figure 3: Evolution des flux par rapport a la norme

    Figure 3

    Figure 3: Evolution des flux par rapport a la norme

    Source: FEWS NET

    Figure 4 : Termes d’exchange mil/chèvre dans les marches urbains

    Figure 4

    Figure 4 : Termes d’exchange mil/chèvre dans les marches urbains

    Source: SAP, FEWS NET

    Figure 5: Tendance de prix de riz depuis avril 2013

    Figure 5

    Figure 5: Tendance de prix de riz depuis avril 2013

    Source: SAP, FEWS NET

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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