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Insécurité alimentaire de Stress au Nord à partir d’avril liée à la baisse de production et de revenus

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Mali
  • Février 2015
Insécurité alimentaire de Stress au Nord à partir d’avril liée à la baisse de production et de revenus

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  • Messages clé
  • Situation actuelle
  • Suppositions mise a jour
  • Perspective estimée jusqu'a juin 2015
  • Messages clé
    • L’excédent de production de céréales de 1 775 696 Tonnes favorise un approvisionnement moyen des marchés du pays durant l’année alimentaire 2015. La baisse des prix des céréales par rapport à la moyenne et la disponibilité des récoltes maintiennent la majorité des ménages du pays en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) de février à juin. 

    • La soudure précoce née de l’épuisement des stocks et du niveau de revenu inférieur à la moyenne, amène les ménages pauvres de certaines zones agricoles des régions de Tombouctou et de Gao en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) à partir d’avril. Les perturbations d’accès à certains marchés à cause de l’insécurité limiteront leur accès aux ménages pauvres suite à la hausse des prix qu’elles peuvent engendrer.

    • La faible disponibilité de pâturage dans les zones pastorales des régions du nord abaissera les productions animales dans ces zones avec un risque plus élevé que d’habitude de mortalité du bétail d’avril à juin ; ce qui affectera négativement les moyens d’existence des éleveurs et rehausse leur vulnérabilité à l’insécurité alimentaire. Ces zones de Tombouctou et de Gao feront face à Stress (Phase 2 de l’IPC) à partir d’avril.


    Situation actuelle
    • Les productions maraichères en cours procurent des revenus moyens à supérieurs aux exploitants dans les zones agricoles améliorant du coup leur pouvoir d’achat et leur consommation alimentaire. Les travaux de cultures de contre saison de riz en cours dans les périmètres irrigués le long du fleuve constituent des opportunités de mains d’œuvre pour les ménages pauvres dans ces zones. Les appuis en intrants agricoles de l’Etat et des agences humanitaires particulièrement dans les zones de déficit de production contribuent à la hausse de la production par rapport à une année moyenne.
    • Le bilan alimentaire du Mali dégage un excédent de 1 775 696 Tonnes de céréales ; ce qui favorise un approvisionnement moyen des marchés du pays durant l’année alimentaire 2015. Cependant, les perturbations de l’accès à certaines zones notamment dans les régions de Tombouctou, Gao et Kidal à cause de l’insécurité risquent de limiter les flux à l’intérieur de ces régions qui ont connu par endroits une baisse importante de récoltes de plus de 30% de la moyenne.
    • L’approvisionnement suffisant de tous les marchés en denrées alimentaires suite aux récoltes d’octobre engendre une stabilité voire une baisse des prix des céréales par rapport au mois passé aussi bien sur les marchés agricoles du Sud du pays que dans les zones agropastorales des régions de Tombouctou et de Gao. Pour la région de Kidal principalement approvisionnée à partir de l’Algérie, les prix des denrées (semoules et pâtes alimentaires) restent dans une fourchette moyenne avec toutefois de légères hausses (5 pour cent) liées aux flux des camions et aux fluctuations de prix à la source. Le prix du mil qui est la céréale la plus consommée est, par rapport à la moyenne quinquennale en baisse de 3 pour cent à Sikasso, Kayes, 13 pour cent à Koulikoro et de 12 pour cent à Ségou. Pour les marchés des régions du nord pour lesquels, l’approvisionnement à partir des zones agricoles du sud se poursuit, les prix sont en baisse de 15 pour cent pour le mil à Gao, de 14 pour cent à Bourem.
    • La faible disponibilité de pâturage qui est inférieure à la moyenne notamment dans les régions de Tombouctou et dans le nord de Gao a engendré une descente précoce des animaux dans les zones habituelles de concentration de saison sèche. Les fortes concentrations qui en découlent risquent d’engendrer un surpâturage qui affectera les productions animales et élever le taux de mortalité plus que la moyenne entre avril et juin. Une offre de bétail plus importante que d’habitude dans les zones de déficit fourrager est observée sur les marchés; ce qui serait une stratégie pour les éleveurs de profiter des bons prix avant la dégradation en mars-avril de l’embonpoint des animaux qui pour l’instant reste moyen dans l’ensemble. Les prix du bétail en dépit de l’abondance des offres restent supérieurs à la moyenne quinquennale en raison de la demande moyenne sur les différents marchés. Pour la chèvre, qui est la plus vendue par les ménages pauvres, les prix sont en hausse de 30 pour cent à Gao, 18 pour cent à Tombouctou et de 9 pour cent à Kidal. Les termes de l’échange chèvre/mil grâce aux bons prix du bétail sont en hausse de plus de 20 pour cent de la moyenne ; ce qui permet un accès moyen aux marchés des ménages éleveurs qui disposent d’un capital animalier.
    • La situation sécuritaire au Nord du pays reste instable avec des perturbations récentes liées aux affrontements entre les groupes rebelles et les milices progouvernementales. Cette situation a engendré une forte réduction des flux de véhicule en provenance de Gao ce qui peut réduire voire stopper les mouvements de personnes et de biens. Le ralentissement du climat économique crée une baisse des opportunités d’emplois de main d’œuvre particulièrement dans la ville de Kidal ; ce qui réduit les revenus des ménages pauvres qui en dépendent.

    Suppositions mise a jour

    La situation actuelle n’a pas affecté les hypothèses utilisées dans le développement du scénario de FEWS NET le plus probable pour la période de janvier à juin 2015.


    Perspective estimée jusqu'a juin 2015

    L’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) se maintiendra pour les ménages des zones agricoles du sud du pays pour lesquelles, la bonne disponibilité des récoltes, la baisse des prix par rapport à la moyenne permettent un accès moyen aux marchés. Les activités habituelles d’exode, de main d’œuvre locale, de petits métiers procureront des revenus moyens aux ménages pauvres ; ce qui maintient leur pouvoir d’achat sur les marchés. Les récoltes moyennes de contre saison des cultures maraichères de février à mars et celles du riz en juin permettront aux ménages de disposer de la nourriture et des revenus pour leurs besoins.

    L’épuisement précoce des stocks à cause de la baisse importante des productions de céréales pour les ménages pauvres et très pauvres de la bande du fleuve de Gao et de Bourem, le Haoussa de Niafunké, la zone des Lacs de Goundam et le nord des cercles de Kayes prolongera plus que d’habitude leur dépendance aux marchés pour leurs besoins alimentaires. L’intensification des activités de main d’œuvre, le recours précoce à la réduction des dépenses non alimentaires, l’intensification des emprunts seront adoptés par les ménages pour satisfaire leurs besoins alimentaires. Par conséquent, ils seront en situation d’insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 IPC 2.0) à partir de mars jusqu’aux nouvelles récoltes d’octobre 2015. Cependant, des ménages très pauvres en déficit important de moyens d’existence pourraient se retrouver en situation de crise entre juillet et septembre.

    La soudure pastorale précoce dans les régions du nord abaissera les revenus tirés de la vente du bétail à cause du mauvais embonpoint résultant de la dégradation inhabituelle des pâturages. Les ménages pastoraux pauvres aux effectifs limités par les années successives de crise et qui n’ont pas les moyens d’entretenir les rares têtes se verront obligé de décapitaliser ; ce qui crée un déficit important de moyens d’existence. Les revenus animaliers qui seront alors inférieurs à la moyenne à partir d’avril ce qui coïncide avec la hausse saisonnière des prix des céréales, limiteront l’accès des ménages pasteurs pauvres aux marchés. Les ménages pasteurs pauvres en insécurité alimentaire minimale en février se retrouveront à partir d’avril en situation de Stress (IPC Phase 2) pendant cette période de soudure plus dure que d’habitude dans les zones pastorales de Gao et de Tombouctou.

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Figure 2

    Source:

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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