Skip to main content

Le déficit fourrager abaisse les productions animales dans le nord du pays

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Mali
  • Février 2014
Le déficit fourrager abaisse les productions animales dans le nord du pays

Télécharger le rapport

  • Messages clé
  • Situation actuelle
  • Suppositions mise à jour
  • Perspective estimée jusqu'à juin 2014
  • Messages clé
    • Les termes de l’échange chèvres/mil supérieurs à la moyenne en février à travers le pays permet un accès de la majorité des ménages pastoraux aux marchés. Cependant, une dégradation des termes de l’échange est attendue pendant les prochains mois dans les zones pastorales en raison de la dégradation plus poussée que la normale des conditions d’élevage liées aux déficits pluviométriques pendant la dernière saison de pluies (mai à septembre 2013).
    • En raison des effets résiduels du conflit sur les revenus des ménages dans les régions du nord, la dégradation des termes d’exchange dans les zones pastorales, et les récoltes de 2013/14 au-dessous de la moyenne dans des régions localisées de la zone agropastorale, les ménages pauvres réduisent leurs dépenses non alimentaires et intensifient leurs stratégies d'adaptation atypiques. Ces zones seront en l’insécurité alimentaire à niveau de Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu'au moins juin 2014.

    Situation actuelle

    Dans le sud du pays

    • Le bilan céréalier de cette année donne un excédent de plus de 650 000 T, ce qui résulte d’une baisse de production d’envron 9 pour cent par rapport à la moyenne quinquenale. Cependant, l’approvisionnement normal des marchés en céréales se poursuit sur tous les marchés. Les stocks importants de la campagne dernière au niveau des commerçants et des paysans et l’introduction de plus de 80 000 tonnes dans le cadre des appuis humanitaires ont permis de mitiger les effets de la baisse de production sur les prix.
    • Les prix présentement suivent une tendance à la stabilité marquée par des baisses du prix du mil à Sikasso (-9 pour cent) et Ségou (-3 pour cent) par rapport au mois passé. Ces prix similaires ou inférieurs à ceux de l’année dernière à la même période sont, comparativement à la moyenne quinquennale pour le mil/sorgho pratiquement similaires à Kayes et Sikasso et supérieurs d’environ 6 pour cent à Ségou, 8 pour cent à Mopti et 20 pour cent à Koulikoro. Cette évolution des prix permet en plus de la disponibilité de leur propre production permet un accès moyen des ménages pauvres aux marchés.
    • Les récoltes pour les cultures maraichères (la pomme de terre, l’échalote, la tomate et l’oignon) sont en cours. La hausse des prix d’environ 15 pour cent par rapport à 2013 à Niono et de plus de 50 pour cent à Bandiagara pour l’échalote procurent des revenus supérieurs à la moyenne pour améliorer l’accès des ménages aux marchés. L’installation des contre saison de riz au niveau des périmètres irrigués de l’Office du Niger et des autres régions constitue des opportunités moyennes de mains d’œuvre pour les ménages pauvres dans ces zones.
    • Dans le sahel occidental et le plateau dogon, la production de céréales pluviales de 2013/14 était en baisse de 30 à 50 pour cent par rapport à la moyenne en raison des insuffisances de pluies pendant la campagne agricole. Actuellement, les ménages pauvres dans ces zones compte tenu de leur dépendance précoce aux marchés depuis janvier contre mars normalement intensifient plus qu’une année normale leurs stratégies d’adaptation habituelles (auto emplois, cueillette, exode..) pour satisfaire leurs besoins alimentaires.

    Dans le nord du pays

    • La reprise économique amorcée se poursuit malgré les épisodes d’insécurité observées par endroits. Cela a contribué à l'amélioration des revenus des ménages de leurs sources typiques (main d’œuvre, petit commerce, vente de paille et de bois) par rapport aux niveaux de 2013, bien que les revenus totaux restent encore faibles que la moyenne en raison de la situation de poste crise. Dans la vallée du fleuve de Tombouctou, Gao et à Kidal, les appuis en intrants effectués dans ces zones et les prix favorables procurent des revenus supérieurs à la moyenne pour les ventes des produits maraichers cette année.
    • Le déficit fourrager observé dans la zone exondée de Gao et de Tombouctou engendre des mouvements inhabituels de bétail à la recherche de zones mieux fournies et des descentes précoces dans les bourgoutières ce qui abaisse plus que la normale les productions animales (lait, beurre, viande). Le prix du bétail supérieur à la moyenne de plus de 25 pour cent en février avec une forte demande des grossistes du sud et des pays voisins (Niger, Algérie, Mauritanie) permet le maintien des bons termes de l’échange à la faveur des éleveurs. Cette forte demande mitige les effets de la hausse inhabituelle des offres qui résulte du déficit fourrager dans les zones pastorales du Tilemsi à Gao et du Haoussa de Tombouctou et gardent les prix au-dessus de la moyenne pour l’instant.
    • Les flux commerciaux avec les marchés habituels du sud du pays se normalisent et s’améliorent d’avantage avec les pays voisins (Mauritanie, Algérie, Niger). Les prix des denrées en ce mois de février présentent une stabilité par rapport à mois passé pour le mil et une hausse de 5 pour cent à Tombouctou et 7 pour cent à Gao pour le riz. Le prix du mil et de riz est similaire ou légèrement au-dessus (de moins de 5 pour cent) à la moyenne à Tombouctou et à Gao.
    • Les appuis humanitaires d’urgence et de résilience limiteront le recours aux stratégies d’adaptation négatives dans le nord du pays. Cependant, ces activités continueront à souffrir de la situation sécuritaire volatile qui limitera la portée des actions particulièrement dans le grand nord. En fin janvier, les distributions de vivres pour plus de 600,000 personnes dans les régions de Tombouctou, Gao et Kidal se poursuivaient.

    Suppositions mise à jour

    La situation actuelle n’a pas affecté les hypothèses utilisées dans le développement du scénario FEWS NET le plus probable pour la période de janvier à juin 2014.


    Perspective estimée jusqu'à juin 2014
    • La sécurité alimentaire des ménages au sud se maintiendra au niveau Minimal (Phase 1 de l’IPC) en raison de la disponibilité des stocks proches de la moyenne, la poursuite normale des activités de revenus et des prix des denrées proches de la moyenne ce qui favorise un accès satisfaisant aux marchés de février à juin. Les récoltes des contre-saisons de maraichage en cours et des céréales vers mai-juin procureront de la nourriture et des revenus à travers la vente des produits et de la main d’œuvre.
    • La baisse importante des productions de céréales conduira les ménages agropastorales pauvres de certaines communes de la bande du fleuve de Rharous, Tombouctou, Niafunké (Tombouctou), de Bourem, de Gao, Ansongo (Gao), du plateau dogon de Bandiagara et du Sahel occidental à recourir précocement sur les achats de marchés et intensifier les stratégies habituelles d’adaptation comme la réduction des autres dépenses au profit de l’alimentaire, les emprunts de février à avril, la migration, etc. pour couvrir leurs besoins. Bien que l'aide humanitaire en cours et ceux programmés permettront aux ménages de limiter la dégradation des résultats de la sécurité alimentaire dans certaines zones, les ménages vont être toujours en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) d’ici juin 2014.
    • Au nord, la précocité de la soudure pastorale en février contre mars en année normale abaissera la production de lait et le revenu tiré de la vente des animaux en raison de la dégradation de l’embonpoint dès mars ce qui amène les ménages pauvres à intensifier plus que d’habitude les stratégies d’adaptation comme la réduction de la consommation de lait pour ne pas affaiblir d’avantage les animaux, la migration, et la hausse des emprunts pour satisfaire leurs besoins. De plus, les revenus inférieurs à la moyenne provenant d'autres sources en raison des effets résiduels du conflit et une hausse des prix d’environ 20 pour cent de la moyenne entre avril et mai abaisseront le pouvoir d’achat des ménages et limiteront en plus leur accès à la nourriture. Les ménages pasteurs pauvres en insécurité alimentaire minimale en février se retrouveront en Stress (IPC Phase 2) pendant cette période de soudure plus dure que d’habitude dans le Haoussa de Gao et de Tombouctou.
    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Figure 2

    Source:

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

    Get the latest food security updates in your inbox Sign up for emails

    The information provided on this Website is not official U.S. Government information and does not represent the views or positions of the U.S. Agency for International Development or the U.S. Government.

    Jump back to top