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Accès limité aux marchés par endroits à partir de mars à cause des prix élevés des denrées

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Mali
  • Décembre 2017
Accès limité aux marchés par endroits à partir de mars à cause des prix élevés des denrées

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  • Messages clé
  • SITUATION ACTUELLE
  • SUPPOSITIONS MISE À JOUR
  • PERSPECTIVE ESTIMÉE JUSQU'À MAI 2018
  • Messages clé
    • La hausse de la production de céréales de 7 pourcent par rapport à 2016/2017 et de 32 pourcent par rapport à la moyenne quinquennale favorise une disponibilité céréalière moyenne auprès des ménages et un approvisionnement satisfaisant des marchés ; ce qui maintient la grande majorité des ménages dans une situation d’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) en décembre 2017.

    • L’accès des ménages aux denrées est moyen dans les zones agricoles grâce à la disponibilité de la propre production et des prix stables ou en légère hausse par rapport à la moyenne mais inférieurs à la moyenne par endroits dans les zones pastorales à cause des termes de l’échange inférieurs à la moyenne. 

    • La soudure pour le bétail sera précoce par rapport à la moyenne à cause du déficit de pâturage et des éventuelles fortes concentrations de troupeaux dans les zones relativement fournies du sahel occidental et des régions de Gao et Tombouctou et affectera négativement les productions animales et les revenus des ménages pasteurs.

    • L’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) en cours pour la majorité des ménages agropastoraux du pays connaitra une dégradation précoce en mars dans les zones de mauvaise production du sahel occidental, du delta du Niger et dans les zones pastorales de Tombouctou et de Gao à cause de la dégradation des termes de l’échange bétail/céréales. 


    SITUATION ACTUELLE

    Campagne agricole

    Les récoltes jugées globalement moyennes se poursuivent activement pour la campagne agricole à travers le pays ; ce qui améliore les disponibilités et l’accès à la nourriture pour les ménages. La production céréalière nationale est en hausse de 7 pourcent par rapport à celle de l’année dernière et d’environ 32 pourcent par rapport à la moyenne des cinq dernières années (Source : CPS/SDR). Toutefois, des poches de baisse moyenne à importante de production sont observées dans les zones rizicoles du delta central du Niger (Djenné, Tenenkou, Mopti) et dans le sahel Occidental à cause respectivement de la mauvaise crue du fleuve et de l’arrêt précoce des pluies.

    L’installation des cultures de contre saison maraichère est en cours avec des perspectives moyennes à mauvaise à cause de la faible disponibilité en eau au niveau des zones habituelles ; ce qui limite les superficies exploitables.

    Les conditions d’élevage sont globalement moyennes dans le pays avec toutefois des poches de déficit de pâturage qui affecteront négativement les conditions d’alimentation du bétail de mars à juin. Déjà des départs précoces de troupeaux dans le Gourma de Gao et des arrivés précoces de bétail de la Mauritanie dans le Sahel occidental sont observés. L’état d’embonpoint des animaux et le niveau des productions animales sont globalement moyens. Les productions animales sont moyennes et la situation zoo sanitaire est relativement calme dans l’ensemble.

    Marchés et prix

    L’approvisionnement des marchés est suffisant partout et s’améliore de plus en plus avec la hausse saisonnière des offres liées à l’arrivée des nouvelles récoltes. L’accès aux nouvelles récoltes bien que inférieures à la moyenne par endroit réduit les demandes de consommation sur les marchés excepté dans les zones pastorales où les demandes présentent la hausse habituelle à la faveur des termes de l’échange favorables. Les prix des céréales présentent la baisse saisonnière mais moins marquée qu’en année normale à cause de la prudence des paysans au déstockage et surtout de la priorité accordée aux ventes des produits de rente (légumineuses, oléagineux, coton). Les prix des céréales en fin novembre en dépit des mouvements de baisse restent supérieurs à la moyenne des cinq dernières années particulièrement à Ségou (+44 pourcent), Tombouctou (+ 24 pourcent), Mopti (22 pourcent) ; ce qui affecte négativement l’accès des ménages pauvres non producteurs aux marchés.

    Les marchés à bétail sont de plus en plus approvisionnés avec le retour des troupeaux transhumants et des besoins de reconstitution des stocks pour les éleveurs. La reprise des exportations vers le Niger a permis un regain de prix pour le bétail dans les régions de Gao et de Tombouctou ; ce qui est favorable à l’amélioration du revenu des ménages pasteurs. Le prix en fin novembre de la chèvre qui est l’animal le plus vendu par les pauvres est stable ou en hausse par rapport au mois passé. Par rapport à la moyenne quinquennale, il est en hausse de 17 pourcent à Goundam, 5 pourcent à Rharous, 2 pourcent à Gao et en baisse de -12 pour cent à Ménaka. Les termes de l’échange chèvre/mil en dépit de l’amélioration par rapport au mois passé sont inférieurs à la moyenne d’environ 26 pourcent à Bourem, 16 pourcent à Goundam et 10 pourcent à Rharous et Tombouctou et en hausse de 14 pourcent à Gao ; ce qui réduit plus que la moyenne l’accès des ménages pasteurs aux marchés.

    Mouvements des populations et insécurité 

    Les mouvements de populations restent marqués par la poursuite du retour des personnes déplacées et des réfugiés dans leurs localités d’origine. En fin novembre, Selon le rapport de la CMP (Commission Mouvements des Populations), le nombre de déplacés internes est de 40743 personnes contre 50794 personnes en fin septembre 2017.  Ces mouvements sont tributaires de la persistance de l’insécurité résiduelle qui sévit dans les régions de Mopti, Tombouctou et de Gao et qui continue à perturber la libre circulation des personnes et des biens et la relance économique. 


    SUPPOSITIONS MISE À JOUR

    PERSPECTIVE ESTIMÉE JUSQU'À MAI 2018

    La disponibilité des productions agricoles moyennes dans le pays et les prix des denrées proches à légèrement supérieurs à la moyenne permettent un accès moyen de la majorité des ménages à la nourriture. Les opportunités de nourriture et de revenus issues des travaux de récolte et les revenus moyens tirés des activités habituelles de mains d’œuvre agricole et non agricole permettent à la majorité des ménages d’accéder à la nourriture sans trop de difficultés et par conséquent, ils se trouvent dans une situation d’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC), de décembre jusqu’en mai 2018.

    L’épuisement précoce des stocks, la hausse des prix des céréales qui seront supérieurs à la moyenne engendrent le recours à des stratégies d’adaptation atypique de mains d’œuvre, d’emprunt, et de réduction des dépenses non alimentaires par les ménages pauvres des zones de lac de Goundam, par endroits dans le sahel occidental, du delta central du Niger. Par conséquent, ils seront en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) à partir d’avril 2018. Il en sera de même pour les ménages pasteurs du Gourma de Gao et de Tombouctou qui connaitront une détérioration précoce des termes de l’échange bétail/céréale des conditions d’alimentations difficiles liées à la soudure pastorale qui sera précoce par rapport à la normale.

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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