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La bonne disponibilité alimentaire favorise l’accès des ménages aux denrées

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Mali
  • Décembre 2016
La bonne disponibilité alimentaire favorise l’accès des ménages aux denrées

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  • Messages clé
  • SITUATION ACTUELLE
  • SUPPOSITIONS MISE À JOUR
  • PERSPECTIVE ESTIMÉE JUSQU'À MAI 2017
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    • La hausse de la production agricole de 11 pourcent par rapport à 2015/2016 et de 35 pourcent par rapport à la moyenne quinquennale favorise une disponibilité céréalière auprès des ménages et un approvisionnement satisfaisant des marchés avec des prix stables ou en baisse par rapport à la moyenne. La majorité des ménages du pays se trouve actuellement dans une situation d’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en mai 2017.

    • Les ménages pauvres victimes des inondations liées aux pluies et ou à la crue des fleuves dans les cercles de Djenné, Gourma Rharous, Bourem, Gao, San, Bla, Sikasso, et Ségou ne pourront satisfaire leurs besoins alimentaires et non alimentaires qu’en ayant recours à des stratégies d’adaptation atypiques de migration, de main d’œuvre, et d’emprunt par exemple. Par conséquent, ils seront en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) à partir de mars 2017.

    • La baisse de la demande du bétail par les Algériens à cause de la maladie de la vallée du Rift qui sévit au Niger et aussi du côté du Nigeria à cause de la dépréciation du Naïra affecte négativement les revenus pastoraux dans les régions de Kidal et de Ménaka. La baisse de revenus pastoraux limitera l’accès des ménages aux marchés à cause de la baisse du pouvoir d’achat.


    SITUATION ACTUELLE

    Campagne agricole :

    Les activités principales de la campagne agricole restent marquées par les récoltes et le battage des céréales. Les travaux de maraichage ont aussi démarré et les perspectives sont bonnes à travers le pays.

    La production céréalière nationale 2016/2017 est supérieure de 11 pourcent par rapport à celle de l’année dernière et d’environ 35 pourcent par rapport à la moyenne des cinq dernières années (Source : CPS/SDR). Cependant, des poches de déficits localisées (Djenné, Bourem, Rharous, San, Bla, Mopti et le Sahel Occidental) sont observées par endroits à cause de l’arrêt précoce des pluies, des inondations et des déprédateurs. Des dégâts causés par des inondations ont touché environ 18000 personnes selon la DGPC, notamment dans les cercles situés le long du fleuve Niger de Djenné, Bourem, Rharous, San, Bla et Mopti ainsi que Sikasso et Ségou où les ménages connaissent une baisse de leur production agricole par rapport à la normale. La hausse de la production céréalière nationale permet une disponibilité céréalière auprès des ménages et sur les marchés.

    La situation pastorale est caractérisée par des conditions d’élevage favorables grâce à un bon état des pâturages et des points d’eau pérennes fournis. L’état d’embonpoint des animaux et le niveau des productions animales sont globalement moyens. Les mouvements des animaux sont normaux et la situation zoo sanitaire est relativement calme dans l’ensemble.

    Marchés et prix :

    Les marchés céréaliers renouent avec leur dynamisme grâce à l’augmentation du niveau d’offre de céréales due à l’arrivée de nouvelles récoltes ; ce qui favorise un état d’approvisionnement satisfaisant des marchés. La demande est en baisse saisonnière en cette période avec la disponibilité de la propre production qui réduit la dépendance aux marchés surtout dans les zones de production. L’évolution des prix des céréales suit la tendance saisonnière à la baisse. Les prix des céréales en fin novembre sur la plupart des marchés suivis est en baisse ou stable par rapport au mois passé grâce à l’augmentation des offres de céréales et à la baisse de la demande de consommation des ménages sur les marchés. Par rapport à la moyenne quinquennale, la tendance générale est à la baisse notamment pour le mil à Koulikoro (-9 pourcent), Ségou (-8 pourcent), Mopti (-5 pourcent) et Niafunké (-19 pourcent) mais en hausse de 6 pourcent à Gao et 21 pourcent à Bourem. La hausse du prix du mil à Bourem et à Gao affecte négativement l’accès des ménages pauvres à cette denrée.

    Les marchés à bétail sont bien approvisionnés. Cependant, la demande est en baisse dans le Nord du pays à cause de la baisse des exportations vers l’Algérie liée à la maladie de la vallée du Rift et de la dépréciation de la Naira nigériane, ce qui affecte négativement les revenus pastoraux. Le prix en décembre de la chèvre est pratiquement stable par rapport au mois passé. Par rapport à la moyenne quinquennale, il est en baisse de 26 pourcent à Gao, 29 pourcent à Bourem et 21 pourcent à Ménaka. Par conséquent, les termes de l’échange chèvre/mil sont en baisse d’environ 30 pourcent sur la plupart des marchés. La baisse des prix du bétail et des termes de l’échange affecte négativement l’accès des ménages pasteurs aux marchés.

    Mouvements des populations et insécurité :

    Les mouvements de populations restent marqués par la poursuite du retour des personnes déplacées et des réfugiés dans leurs localités d’origine. Selon le rapport de la CMP (Commission Mouvements des Populations), le nombre de déplacés internes est de 36 690 personnes contre 39 182 en fin juillet 2016 grâce à la relative amélioration de la situation sécuritaire bien que des attaques isolées perturbent parfois la libre circulation des personnes et des biens. Ces personnes déplacées et retournées se trouvent dans des besoins d’assistance alimentaire et de renforcement des moyens d’existence. 


    SUPPOSITIONS MISE À JOUR

    PERSPECTIVE ESTIMÉE JUSQU'À MAI 2017

    La production agricole moyenne à bonne à travers le pays assure la disponibilité des denrées auprès des ménages et sur les marchés. La baisse de prix qui en résulte favorise l’accès des ménages aux denrées à travers les revenus tirés des activités habituelles de mains d’œuvre agricole et non agricole. Par conséquent, la majorité des ménages du pays se trouve dans une situation d’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC), de décembre jusqu’en mai 2017.

    Les ménages de la bande du fleuve des régions de Gao et de Tombouctou et ceux du Delta du Niger de la région de Mopti qui ont été victimes des inondations de fortes pluies et de la crue précoce connaitront un épuisement précoce de leurs stocks en février/mars contre mars/avril en année normale. Ils connaitront une dépendance prolongée aux marchés. Ils ne pourront satisfaire leurs besoins alimentaires qu’avec le recours aux stratégies d’adaptation atypiques telles que les emprunts en nature et en espèce, l’intensification des activités de main d’œuvre, la réduction des dépenses non alimentaires et la préférence des aliments les moins chers. Par conséquent, ils seront dans une situation d’insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) à partir de mars 2017.

    La baisse de la demande du bétail par les Algériens à cause de la maladie de la vallée du Rift qui sévit au Niger ainsi que la baisse des exportations de bétail à partir de la frontière Nigérienne à cause de la dépréciation du Naïra affecte négativement les revenus pastoraux dans les régions de Kidal et de Ménaka. La baisse de revenus pastoraux limitera l’accès des ménages aux marchés à cause de la baisse du pouvoir d’achat.

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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