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Insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) par endroits à cause d’un accès limité aux marchés

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Mali
  • Avril 2018
Insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) par endroits à cause d’un accès limité aux marchés

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  • Messages clé
  • SITUATION ACTUELLE
  • SUPPOSITION MIS À JOUR
  • PERSPECTIVE ESTIMÉE JUSQ’À SEPTEMBRE 2018
  • Messages clé
    • En dépit d’un approvisionnement suffisant des marchés à travers le pays, les prix des céréales sont en hausse voire en forte hausse par rapport à la moyenne quinquennale ; ce qui affecte négativement l’accès des ménages aux marchés pour satisfaire leur alimentation.

    • La soudure pastorale a été précoce à cause du déficit de pâturage et du tarissement des points d’eau dans le Gourma des régions de Gao et de Tombouctou et dans la bande du sahel Occidental dans les régions de Kayes et de Koulikoro. La baisse des productions et la perte d’embonpoint du bétail réduisent le revenu pastoral des ménages des dites zones.

    • Les ménages pauvres de la zone des Lacs de Goundam, du delta intérieur du Niger de Tenenkou, victimes d’une mauvaise production agricole et ceux des zones pastorales du Gourma de Gao et de Tombouctou en baisse de revenu pastoral auront des difficultés à satisfaire convenablement leurs besoins alimentaires sans recourir à des stratégies d’adaptation inhabituelles. Par conséquent, ils seront en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) d’avril à septembre 2018.


    SITUATION ACTUELLE

    Disponibilité

    Les disponibilités en céréales sont moyennes sur la plupart des marchés à travers le pays même si des difficultés de transport liées à la forte décrue affectent le niveau des flux sur certains marchés le long du fleuve Niger de Tombouctou à Gao. La hausse de la production nationale 2017/18 de céréales de 31,2 pourcent par rapport à la moyenne quinquennale en dépit des poches de déficit permet une disponibilité alimentaire moyenne dans le pays. Les récoltes moyennes à inférieures à la moyenne des cultures maraichères procurent de la nourriture et des revenus aux ménages exploitants. L’installation des contre-saisons de riz dans la bande du fleuve Niger de Koulikoro à Gao se poursuit au niveau des périmètres irrigués et constitue des opportunités de revenus et de nourriture pour les ménages pauvres en termes de main d’œuvre. Les perspectives de production de riz attendue en juin/juillet sont moyennes à inférieures à la moyenne à cause de la faible disponibilité en eau au niveau du fleuve. Il en est de même pour la zone des Lacs de Goundam où le faible niveau de la crue réduira significativement les réalisations.

    Conditions pastorales

    La soudure pastorale précoce en cours dans les zones pastorales des régions du nord et dans la bande nord des régions de Kayes et de Koulikoro se poursuit à cause de la baisse des disponibilités en pâturage et en eau au niveau des aires habituelles de concentration du bétail particulièrement dans le Gourma de Tombouctou et de Gao. Le déficit de pâturage, le tarissement précoce de certains points d’eau et les concentrations inhabituelles de bétail ont accéléré plus qu’en année moyenne la dégradation des pâturages; ce qui a engendré des déplacements inhabituels de troupeaux vers les zones relativement fournies. La perte d’embonpoint et la baisse des productions animales affectent négativement les revenus pastoraux et par conséquent l’accès des ménages pasteurs aux aliments. Les appuis en aliments de bétails subventionnés et en don gratuit en plus des soins vétérinaires sont en cours dans ces zones pour atténuer les difficultés d’alimentation. Ailleurs dans le pays, les conditions d’élevage sont moyennes.

    Fonctionnement des marchés et prix des céréales 

    L’approvisionnement des marchés en céréales restent suffisant partout dans le pays en dépit de la baisse saisonnière des offres observée mais plus marquée sur les marchés de la vallée du fleuve de Mopti, Tombouctou et de Gao à cause de la baisse de la production locale et de la forte décrue qui réduit les flux par le fleuve.

    La hausse saisonnière des prix des céréales qui a été précoce depuis février au lieu de mars habituellement se poursuit aussi bien sur les marchés de production que sur ceux de consommation. Les prix des principales céréales sont dans l’ensemble stables ou en hausse par rapport au mois passé sur tous les marchés suivis. Par rapport à la moyenne quinquennale, les prix du mil/sorgho sont dans l’ensemble en hausse pour le mil à Koulikoro (+18 pour cent), à Ségou (+34 pour cent), à Tombouctou (+32 pour cent), Gao (+29 pour cent), Mopti (+25 pour cent), le sorgho à Kayes (+19 pour cent) et le maïs à Sikasso (+14 pour cent). La hausse du prix des céréales par rapport à la moyenne n’est pas favorable à un accès moyen des ménages pauvres aux denrées. Dans les zones de préoccupation, la hausse du prix des céréales de base (mil/sorgho) est de 22 pourcent à Gourma Rharous, 45 pourcent à Goundam et de 35 pourcent à Tenenkou; ce qui affecte négativement l’accès aux denrées pour les ménages pauvres qui connaissent une dépendance précoce au marché dès janvier contre mars en année normale à cause de la mauvaise production agricole.

    Marchés à bétail

    Les marchés à bétail restent suffisamment approvisionnés en cette période de soudure pastorale où des stratégies de déstockage sont en cours pour limiter l’impact négatif du déficit de pâturage sur le bétail. Les prix des animaux suivent la baisse saisonnière et sont pratiquement stables ou en baisse par rapport au mois dernier. Par rapport à la moyenne quinquennale, ils sont en baisse de 20 pour cent à Ansongo, 10 pour cent à Gao, 9 pourcent à Bourem et pratiquement similaire à Rharous et Goundam. Les termes de l’échange chèvre/mil à cause de la hausse du prix des céréales et de la baisse de celui du bétail connaissent une dégradation par rapport à la moyenne de -17% à Rharous, -30% à Goundam et Bourem, -37% à Ansongo ; ce qui incite à plus de vente de bétail et de recours aux stratégies d’adaptation pour accéder à la nourriture.

    Situation sécuritaire

    La situation sécuritaire reste marquée par des incidents sécuritaires dans les régions de Tombouctou, Gao, Kidal et le nord de celles de Mopti et de Ségou ; ce qui affecte négativement la libre circulation des personnes et des biens et la relance économique dans ces zones. Les conflits communautaires, continuent d’engendrer des déplacements de ménages à l’intérieur des régions de Mopti, Gao et de Ménaka. En fin mars, environ 50311 personnes déplacées soit une hausse de 540 par rapport à février 2018, se sont déplacés vers d’autres zones plus sécures.


    SUPPOSITION MIS À JOUR

    PERSPECTIVE ESTIMÉE JUSQ’À SEPTEMBRE 2018

    En dépit d’une disponibilité globalement moyenne des céréales dans le pays, les prix des denrées supérieurs à nettement supérieurs à la moyenne affectent négativement l’accès des ménages pauvres à la nourriture sur les marchés. Les revenus moyens tirés des activités habituelles de mains d’œuvre agricole et non agricole, de la migration permettront à la majorité des ménages d’accéder à la nourriture. Par conséquent, la majorité des ménages du pays sera en situation d’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC), d’avril à septembre 2018.

    Toutefois, les ménages agropastoraux pauvres à cause de l’épuisement précoce des stocks et des prix des céréales nettement supérieurs à la moyenne ont recours aux stratégies atypiques d’emprunt, de réduction des dépenses alimentaire et non alimentaire. La consommation alimentaire pauvre de 14,1 pour cent dans la zone des lacs et de 16 pourcent dans le delta du Niger connaitra la dégradation habituelle plus marquée que la moyenne à cause de la soudure précoce et aussi à cause de la faible disponibilité voire l’absence des récoltes des cultures de décrue et de contre saison en juin-juillet. Par conséquent, l’insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) des ménages pauvres dans ces deux zones se maintiendra jusqu’à la disponibilité des premières récoltes en septembre 2018.

    Les ménages pasteurs pauvres du Gourma de Gao et de Tombouctou et de la bande du sahel qui connaissent une dégradation des termes de l’échange bétail/céréales à cause de la situation pastorale difficile auront un accès limité aux marchés. Ils auront recours de façon atypique à la vente de bétail, à la migration, , aux emprunts et à la main d’œuvre pour couvrir leurs besoins alimentaire et non alimentaire. Par conséquent, leur situation d’insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) en cours se poursuivra jusqu’en septembre 2018. Les distributions gratuites et de vente subventionnée de vivres en plus des appuis au renforcement des moyens d’existence par le Gouvernement et les partenaires atténueront les difficultés dans les zones en difficulté. Toutefois, dans les zones à anomalie citées plus hauts, des ménages ne valant pas les 20 pourcent du total requis pour phaser toute la zone auront recours à des stratégies inhabituelles de réduction des dépenses alimentaire et non alimentaire et ne pourront satisfaire leurs besoins sans aide extérieure. Par conséquent, ils seront en insécurité alimentaire de Crise (Phase 3 de l’IPC) à partir de mai jusqu’en septembre à partir duquel, la disponibilité des premières récoltes et des produits animaliers amélioreront la consommation alimentaire et réduiront le recours aux stratégies d’adaptation négatives.

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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