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La hausse des prix des céréales affecte négativement l’accès des ménages pauvres aux aliments

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Mali
  • Août 2017
La hausse des prix des céréales affecte négativement l’accès des ménages pauvres aux aliments

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  • Messages clé
  • SITUATION ACTUELLE
  • SUPPOSITIONS MISE À JOUR
  • PERSPECTIVE ESTIMÉE JUSQU'À JANVIER 2018
  • Messages clé
    • L’évolution de la campagne agricole est jugée moyenne à bonne à travers le pays. La hausse des réalisations de culture par rapport à la moyenne, les appuis en intrants agricoles et les perspectives de bonne pluviométrie jusqu’en septembre augurent d’une production moyenne à bonne dans le pays.

    • L’approvisionnement des marchés en céréales reste suffisant partout dans le pays. Les prix sont stables ou en baisse par rapport à la moyenne dans les zones agricoles du sud du pays et restent élevés de 15 à plus de 30 pourcent sur les marchés des régions de Gao et de Tombouctou 

    • L’accès limité aux marchés à cause de la hausse des prix des céréales dans les zones rizicoles et le Gourma des régions de Gao et de Tombouctou, par endroits dans le delta intérieur du fleuve Niger et le sahel occidental, amène les ménages à l’intensification atypique de la main d’œuvre, des emprunts et à la réduction des dépenses non alimentaires; ce qui les maintient en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC)  jusqu’en fin septembre 2017.

    • Les ménages pauvres victimes des inondations de juillet estimés à 7355 (Ocha, août 2017) ont des difficultés à faire face à leurs besoins alimentaires et non alimentaires à cause des pertes de leurs moyens d’existence. Par conséquent, ils sont en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu’en octobre.


    SITUATION ACTUELLE

    Progrès saisonnier

    L’évolution de la campagne agricole est globalement jugée moyenne à bonne à travers le pays grâce à une pluviométrie normale à excédentaire. Les superficies de cultures réalisées sont supérieures à la moyenne grâce à un démarrage à temps de la campagne agricole et aux appuis en intrants agricoles de l’Etat et de ses partenaires. Les opérations d’entretien offrent des opportunités moyennes de revenus et de nourritures aux ménages pauvres.

    Les conditions d’élevage sont en amélioration à la faveur de la reconstitution des points d’eau et de la régénération des pâturages. La production de biomasse végétale est dans l’ensemble supérieure à la moyenne (2001-2010) ; ce qui permet un regain d’embonpoint des animaux et la relance de la production de lait jugée globalement moyenne à bonne pour la consommation humaine. La situation zoo sanitaire est calme et la campagne de vaccination contre les principales maladies se poursuit.

    Inondations          

    Les fortes pluies enregistrées en juillet-août ont engendré des dégâts sur les biens d’équipements, des habitats, des greniers de céréales et sur le bétail dans les régions de Ségou, Koulikoro, Tombouctou et Gao. La dégradation des moyens d’existence qui en découle affecte négativement les capacités des ménages estimés à 7355 personnes à satisfaire convenablement leurs besoins alimentaires en cette période de soudure.

    Marchés et prix

    L’approvisionnement des marchés en céréales reste moyen dans l’ensemble malgré la baisse saisonnière de l’offre. L’insécurité persistante perturbe les flux commerciaux au nord et au centre du pays. Les ventes d’interventions du Gouvernement en cours et les récoltes de contre-saison de riz améliorent cette disponibilité. Le prix du mil par rapport à la moyenne quinquennale est stable ou en baisse dans les zones de production du sud du pays tandis qu’il est en hausse de 19 pourcent à Tombouctou et 11 pourcent à Gao et Mopti. La hausse de prix atteint 42 pourcent à Rharous; ce qui limite l’accès des ménages pauvres à la nourriture.

    Les marchés à bétail sont animés grâce à la hausse des offres en cette période de fête de Tabaski. Les prix des animaux sont en amélioration grâce au regain d’embonpoint et aux demandes en hausse par rapport au mois passé. Le prix de la chèvre par rapport à la moyenne quinquennale est stable à Tombouctou, Goundam, en hausse de 10 pourcent à Gao, 17 pourcent à Kidal et en baisse de 12 pourcent à Rharous et de 22 pourcent à Bourem. Les termes de l’échange chèvre/mil sont en amélioration d’environ 5 à 10 pourcent par rapport au mois passé. Par rapport à la moyenne quinquennale, les termes de l’échange chèvre/mil sont similaires à Douentza, Kidal, Goundam et en baisse de plus de 20 pourcent à Tombouctou, Rharous, Ansongo et Bourem; ce qui réduit l’accès des ménages éleveurs aux denrées alimentaires sur les marchés.

    Actions humanitaires 

    L’assistance alimentaire gratuite à environ 900 000 personnes en insécurité alimentaire et les distributions d’intrants agricoles (semences, engrais, aliment de bétail), d’équipements agricoles et de reconstitution de bétail (2500 têtes) pour environ 2 500 000 personnes se poursuivent dans le cadre de la  mise en œuvre du Plan National de Réponse du Commissariat à la Sécurité Alimentaire en collaboration avec le PAM, le CICR et ECHO pour la période  de juin à septembre 2017 principalement dans les régions de Tombouctou, Gao, Ménaka, Taoudenit, Kidal et le nord de celle de Mopti. Les vivres et les intrants agricoles reçus limitent le recours des ménages aux stratégies d’adaptation négatives tout en contribuant à la reconstitution des moyens d’existences fortement dégradés à cause des crises successives.


    SUPPOSITIONS MISE À JOUR

    La situation actuelle n’a pas affecté les hypothèses utilisées dans le développement du scénario de FEWS NET le plus probable pour la période de juin 2017 à janvier 2018. 


    PERSPECTIVE ESTIMÉE JUSQU'À JANVIER 2018

    Les ménages pauvres agropastoraux du sud du pays traversent une soudure normale grâce aux revenus moyens issus des sources habituelles de revenus qui permettent un accès moyen aux denrées alimentaires qui sont à des prix similaires ou en baisse par rapport à la moyenne. Par conséquent, l’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) en cours se poursuivra jusqu’en fin septembre. Toutefois, les victimes d’inondations de juillet à août 2017 et les ménages pauvres qui traversent une soudure précoce dans les régions de Koulikoro et de Mopti à cause de l’épuisement précoce de leurs stocks de 2016 ont de façon atypique recours à la main d’œuvre, à la réduction des dépenses non alimentaires, aux emprunts pour satisfaire leurs besoins alimentaires; ce qui les met en situation d’insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu’en septembre. La disponibilité des récoltes en vert attendue à partir de septembre et les grandes récoltes en octobre permettront un accès moyen à la nourriture pour les ménages qui seront ainsi en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en janvier.

    Dans la bande du fleuve des régions de Gao et de Tombouctou, les ménages pauvres agropasteurs et pasteurs du Gourma ont recours à l’intensification atypique de la main d’œuvre, de la vente inhabituelle de bétail, de réduction de dépenses non alimentaires, d’emprunts pour améliorer leur accès aux marchés. Par conséquent, ils sont en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) qui se poursuivra jusqu’en septembre 2017. La disponibilité moyenne des récoltes en vert, des produits de cueillette, en lait et les appuis humanitaires en cours limiteront le recours aux stratégies d’adaptation négatives. En octobre, la disponibilité de la propre production et des produits issus de la rémunération en nature de même que l’amélioration des termes de l’échange bétail/céréales permettront aux ménages de retrouver une situation d’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en janvier.

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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