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Dégradation des moyens d’existence des ménages par les inondations à travers le pays

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Mali
  • Août 2016
Dégradation des moyens d’existence des ménages par les inondations à travers le pays

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  • Messages clé
  • SITUATION ACTUELLE
  • SUPPOSITIONS MISE À JOUR
  • PERSPECTIVE ESTIMÉE JUSQU'À JANVIER 2017
  • Messages clé
    • Les pertes importantes de biens suite aux inondations dans pratiquement toutes les régions et qui pourraient se poursuivre fragilisent les moyens d’existence des ménages touchés. Les ménages pauvres victimes localisés qui n’atteignent pas 20 pourcent de la population dans une zone donnée auront des difficultés à satisfaire convenablement leurs besoins alimentaire et non alimentaire et sont par conséquent en situation de Stress (Phase 2 IPC) jusqu’en octobre 2016.

    • L’évolution de la campagne agricole est jugée moyenne à bonne à travers le pays. Les appuis en intrants agricoles de l’Etat et des partenaires et la bonne allure des pluies permettent d’espérer sur une  production agricole  moyenne à supérieure à la moyenne dans le pays ; ce qui favorisera une bonne disponibilité alimentaire.

    • L’approvisionnement des marchés en denrées alimentaires est suffisant dans l’ensemble excepté par endroits dans les zones de conflit au nord du pays où des perturbations sont parfois observées. Le niveau des prix des céréales proches de la moyenne favorise un accès moyen des ménages aux marchés et contribue au maintien de l’insécurité alimentaire minimale (Phase 1 IPC) pour la majorité des ménages. 

    • Les ménages pauvres du Lac Faguibine et ceux de la zone pastorale du Gourma de Gao et de Tombouctou qui connaissent une soudure plus longue que d’habitude à cause de la baisse de revenus agricole et pastorale ont recours à des stratégies d’adaptation atypiques pour satisfaire leurs besoins alimentaires et non alimentaires. Ils sont par conséquent en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu’aux nouvelles récoltes d’octobre 2016.


    SITUATION ACTUELLE

    Progrès saisonnier 

    La campagne agricole évolue normalement à travers le pays malgré un démarrage perturbé par endroits à travers le pays à cause de la mauvaise répartition spatio-temporelle des pluies. Le cumul pluviométrique du 1er avril au 20 août est dans l’ensemble normal à excédentaire à travers le pays. Les travaux agricoles qui se poursuivent constituent des opportunités moyennes de revenus et de nourriture pour les ménages pauvres.

    L’amélioration des conditions d’élevage grâce à la reconstitution des points d’eau et à la régénération des pâturages rehausse le niveau des productions animales et des revenus par le regain d’embonpoint des animaux. L’état des pâturages est moyen à bon dans l’ensemble. La situation zoo sanitaire est relativement calme.

    Inondations

    Les fortes précipitations qui se sont abattues sur certaines localités du pays dont les plus touchées sont dans les régions de Sikasso, Gao, Mopti et Ségou ont engendré d’importants dégâts matériels

    (les habitations, les cultures, le bétail…) et des pertes en vies humaines. Au 31 juillet 2016, selon la Direction Générale de la Protection Civile, on dénombre 9055 personnes touchées et 13 morts. Les ménages pauvres victimes de ces inondations en cette période de soudure ont des difficultés à faire face à la fois à leurs besoins alimentaires et de reconstitution des moyens d’existence perdus.

    Marchés et prix

    L’approvisionnement des marchés en céréales est dans l’ensemble satisfaisant en dépit des incidents sporadiques qui affectent négativement les mouvements des personnes et des biens par endroits dans les régions de Tombouctou, Gao, Kidal et Mopti et Ségou. Les ventes subventionnées de l’Etat et les récoltes de contre-saison de riz des différents périmètres irrigués améliorent les disponibilités en céréales. Les prix des principales céréales sont pratiquement stables par rapport au mois passé sur l’ensemble des marchés suivis ; ce qui est favorable à l’accès des ménages aux marchés. Par rapport à la moyenne quinquennale, les prix du mil sont globalement en baisse de -6pourcent à Mopti à -11 pourcent à Sikasso. Dans les zones de préoccupation, les prix du mil sont stables à Rharous, Niafounké, en baisse de -11 pourcent à Bourem, Ansongo et en hausse de +10 pourcent à Gao et de +17 pourcent à Goundam à cause respectivement de la hausse de la demande et de la mauvaise production de 2016.

    Les prix des animaux sont globalement en amélioration grâce au regain d’embonpoint consécutif à la reconstitution des conditions d’élevage et à la baisse des offres à cause de la transhumance. Le prix de la chèvre qui est l’animal le plus vendu par les ménages pauvres est en hausse par rapport à la moyenne quinquennale de 5 pourcent à Gao, 19 pourcent à Goundam, 30 pourcent à Niafounké. Les termes de l’échange à la faveur de l’amélioration des prix du bétail qui se poursuivra avec la forte demande de la Tabaski dans les prochaines semaines sont similaires ou en hausse par rapport à la moyenne quinquennale ; ce qui est favorable à un accès moyen des ménages pasteurs aux marchés. La hausse atteint 10 pourcent à Gao et 18 pourcent à Goundam.

    Mouvements de populations

    De nouveaux mouvements de personnes dans la région de Kidal à cause des affrontements entre les groupes armés ont été signalés. Environ 1025 personnes sont concernées par ces déplacements qui portent à 39182 personnes le nombre total de déplacé recensé au Mali en fin juillet selon la Direction Nationale du Développement Social (DNDS), soit une hausse  d’environ 3 pourcent. Des difficultés d’accès aux vivres et aux abris sont signalées par un rapport conjoint d’évaluation des ONG réalisé à Gao.

    Actions humanitaires

    Les distributions alimentaires gratuites par le Gouvernement et ses partenaires sont en cours pour environ 800 000 personnes en insécurité alimentaire dans le cadre du Plan National de Réponse. La distribution de la demi ration pour trois mois et les actions de renforcement des moyens d’existence à travers la distribution d’intrants agricoles, de petits ruminants et de cash transfert pour 1 300 000 personnes limiteront le recours aux stratégies négatives surtout en cette période de soudure agricole. Cependant, la recrudescence des épisodes de conflit affecte négativement la mise en place des appuis humanitaires particulièrement dans la région de Kidal.

     

     


    SUPPOSITIONS MISE À JOUR

    La situation actuelle n’a pas significativement affecté les hypothèses utilisées dans le développement du scénario de FEWS NET le plus probable pour la période de juin à janvier 2017. Toutefois, les pertes de moyens d’existence liées aux inondations ont affecté certains ménages pauvres à travers le pays

     


    PERSPECTIVE ESTIMÉE JUSQU'À JANVIER 2017

    L’insécurité alimentaire minimale (Phase 1 de l’IPC) devrait se maintenir pour la majorité des ménages agricoles du pays grâce à l’évolution des prix des céréales proches de la moyenne et favorables à un accès moyen des ménages aux marchés à partir des revenus moyens tirés des activités habituelles. La disponibilité de plus en plus importante des produits de soudures (légumineuses, produits de cueillette, maïs…) amélioreront davantage la situation alimentaire d’ici les grandes récoltes en octobre. Les récoltes d’octobres et la baisse des prix qui s’en suit contribueront à maintenir la situation alimentaire en insécurité alimentaire minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en janvier 2017.

    Les ménages pauvres de la zone des Lacs de Goundam qui ont connu une soudure plus longue que d’habitude à cause de la mauvaise production de 2015 et de la baisse de revenus connaitront une amélioration de leur situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) à partir d’octobre grâce aux appuis humanitaires en cours qui se poursuivront jusqu’en octobre, à la disponibilité des nouvelles récoltes et à la baisse des prix des denrées alimentaires. Par conséquent ils seront en insécurité alimentaire minimale d’octobre à janvier 2017. 

    Dans les zones pastorales de Tombouctou et de Gao, l’insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) à cause de la réduction du niveau d’accès des ménages pauvres aux marchés consécutive à la baisse de revenus pastoraux se maintiendra jusqu’en fin septembre. A partir d’octobre, la baisse des prix des céréales, la disponibilité du lait et des produits de cueillette permettront aux ménages pauvres d’accéder à la nourriture sans grandes difficultés. Par conséquent, ils seront en insécurité alimentaire minimale d’octobre à janvier 2017.

    Aussi, les grandes pluies ont engendré des inondations qui ont affecté négativement les moyens d’existence des ménages dans toutes les régions du Mali excepté à Kidal. La situation de Stress pour les ménages pauvres victimes de ces dégâts et qui n’atteignent pas  20 pourcent de la population d’une zone spécifique et ceux en déplacement de la région de Kidal à cause du conflit se maintiendra à cause des difficultés à satisfaire convenablement leurs besoins alimentaire et non alimentaire sans assistance.

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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