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Les distributions humanitaires de vivres améliorent l’accès des ménages aux aliments

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Mali
  • Août 2014
Les distributions humanitaires de vivres améliorent l’accès des ménages aux aliments

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  • Messages clé
  • Situation actuelle
  • Suppositions mise à jour
  • Perspective estimée jusqu'à décembre 2014
  • Messages clé
    • En général, la campagne agricole évolue moyennement dans le pays malgré la mauvaise répartition des pluies dans le temps et dans l’espace en début de saison occasionnant le recours des ménages aux variétés hâtives. Toutefois, le cumul de pluies est déficitaire dans le nord des régions de Kayes et Koulikoro, et dans celles de Mopti, Kidal, Gao et de Tombouctou où une baisse de production pourrait être observée.

    • Le retard dans le développement des cultures et des pâturages dans le nord de Kayes, Koulikoro et dans les régions du nord n’a pas permis une bonne disponibilité de lait et des produits de soudure (maïs vert, niébé, voandzou) qui atténuent les difficultés alimentaires en cette période. Toutefois, les termes de l’échange favorables aux pasteurs et la stabilité des prix des céréales améliorent l’accès des ménages aux marchés.

    • L’insécurité alimentaire de niveau Stress aigue (Phase 2! de l’IPC) se maintient à cause des impacts de l’insécurité civile et de la faible production agricole en 2013-14 dans les zones agropastorales des régions du Nord, le nord de Kayes et de Koulikoro et sur le plateau Dogon de Bandiagara. Dans ces zones, les distributions humanitaires de vivres et de ventes subventionnées de céréales évitent une détérioration plus profonde de l’insécurité alimentaire.


    Situation actuelle

    Progrès saisonnier

    La pluviométrie s’est nettement améliorée à travers le pays à partir de la première semaine du mois d’août après un début de saison marqué par la mauvaise répartition des pluies dans le temps et dans l’espace. Le cumul du 1er mai au 20 août est normal à excédentaire dans les régions de Sikasso, Koulikoro, Kayes, Gao. Cependant, il reste déficitaire dans la région de Mopti, les cercles de Nioro, Yelimané et Diéma (Kayes), de Goundam, Niafounké, Diré, Gourma Rharous (Tombouctou) et le cercle de Bourem (Gao).

    En général, l’évolution de la campagne agricole est jugée moyenne à bonne dans les zones de production de Sikasso, le Sud de Kayes et de celle de Ségou et moyenne ailleurs dans le pays. Les réalisations dans l’ensemble sont supérieures à celles de 2013-14 grâce à la reprise des pluies et aux semis à sec excepté dans les zones de fort déficit de pluie où elles sont inférieures et où les semis se poursuivent. En raison du mauvais début de saison des pluies, le développement des plants accuse un retard léger à important selon les zones et les cultures à travers le pays. En outre, un recours plus accru que d’habitude aux variétés hâtives dans les zones en retard de semis est observé. La disponibilité bien que faible par rapport à la normale des récoltes pour le maïs vert et l‘arachide précoce dans les zones agricoles du Sud et du riz des zones de contre-saison dans les régions de Tombouctou et de Gao atténue les difficultés d’alimentation des ménages en cette période de soudure.

    Les conditions d’élevage sont en amélioration à travers tout le pays. La biomasse végétale est dans l’ensemble moyenne excepté dans le nord des régions de Koulikoro et de Kayes et par endroits à Tombouctou et Gao où elle est déficitaire à très déficitaire perturbant le mouvement habituel des troupeaux. L’état d’embonpoint des animaux est moyen à bon dans l’ensemble. La production de lait est globalement moyenne mais faible dans les zones de déficit de pâturage; ce qui réduit les revenus des ménages éleveurs.

    Marchés et évolution des prix

    Les marchés restent suffisamment approvisionnés et les flux habituels d’approvisionnement de céréales se maintiennent mais souffrent par endroits de l’abondance des pluies qui rendent inaccessibles certains marchés comme à Nara et Nioro. Grâce aux déstockages, le prix du mil/sorgho, principales céréales consommées, est stable ou en baisse par rapport au mois passé ce qui est atypique à la stabilité ou la hausse habituellement observée en cette période. Par rapport à la moyenne, il est en hausse de 6 pourcent à Mopti, similaire à Ségou, Tombouctou, et Gao et en baisse d’environ -5 pourcent à Kayes et -7 pourcent à Koulikoro. Cette évolution du prix des céréales maintient l’accès des ménages aux denrées surtout que des ventes subventionnées de céréales par l’Etat sont en cours dans les régions de Tombouctou, Gao et de Kayes.

    Le marché à bétail est moins animé en cette période de remontée des troupeaux dans les zones de pâturage ce qui réduit les offres. La baisse de l’offre à cause du départ des troupeaux et le regain de l’embonpoint du bétail ont contribué à la hausse des prix par rapport au mois passé. Les termes de l’échange chèvre/céréales par rapport à la moyenne sont supérieurs de 15 pour cent à Nara, 25 pour cent à Nioro et de plus de 30 pour cent à Tombouctou, Gao et Kidal.

    Situation alimentaire courante dans les zones de préoccupation

    La situation alimentaire au Sud du pays est celle d’une soudure normale exceptée dans le sahel occidental et le plateau Dogon de Bandiagara où les populations à cause de la baisse importante des productions et revenus agricoles en 2013/14 ont recours plus que d’habitude aux emprunts, à la consommation de feuille voire de réduction du volume des repas pour satisfaire leurs besoins alimentaires. Cependant, la disponibilité bien que faible par rapport à une année normale des produits de soudure (niébé, maïs vert, voandzou), les revenus issus des travaux agricoles et les distributions de vivres à plus de 60 pour cent de la population du cercle permettent d’atténuer la rigueur de la soudure et de maintenir le niveau de Stress (Phase 2 ! de l’IPC).

    Dans les zones agropastorales de Tombouctou et de Gao, les revenus issus des activités habituelles restent faibles par rapport à la moyenne en raison des séquelles de la crise sécuritaire. Les ménages pauvres ne peuvent satisfaire leurs besoins alimentaires qu’en recourant aux emprunts plus élevés que d’habitude, à la réduction du volume des repas et à l’intensification des travaux agricoles rémunérés. La situation de Stress aiguë (Phase 2 ! de l’IPC) dans laquelle les ménages pauvres se trouvent se maintiendra grâce aux distributions humanitaires mensuelles de vivres en cours à plus de 50 pour cent de la population. Selon une analyse d’Outcomes (HEA) de juin 2014, ces ménages seraient en déficit léger de survie en l'absence de cette aide humanitaire. Il en est de même pour les ménages pauvres limités en capital animalier des zones pastorales et qui, en raison d’une soudure pastorale prolongée et d’une usure des moyens d’existence, se maintiendront en insécurité alimentaire de niveau Stress (Phase 2 de l’IPC).


    Suppositions mise à jour

    La situation actuelle n’a pas significativement affecté les hypothèses formulées en juillet dans le développement du scénario FEWS NET le plus probable pour la période de juillet à décembre 2014.


    Perspective estimée jusqu'à décembre 2014

    Les conditions climatiques favorables selon les prévisions météo entre août et octobre devront permettre une évolution moyenne à bonne de la campagne agricole et des conditions d’élevage à travers le pays. Cependant, les réductions des superficies à cause du retard important de la saison induisent une baisse des productions qui engendrerait un épuisement précoce des stocks de vivres et une réduction de revenus issus des ventes de production dans les cercles de Nioro, Diéma et Yélimané et par endroits dans les régions de Tombouctou et de Gao. Dans ces zones, l'épuisement précoce des stocks et de réduction des revenus agricoles peut causer des difficultés d’accès en 2015, mais ne limitera pas l'accès aux aliments au cours de la période de projection (août à décembre 2014).

    La situation alimentaire dans les zones agricoles du sud du pays devrait s’améliorer grâce à la disponibilité grandissante des récoltes en vert en septembre et des revenus moyens issus des activités habituelles de mains-d’œuvre agricoles et non agricoles. Les récoltes en octobre, les revenus issus de la vente des produits de rente et des produits maraichers et la baisse attendue des prix des céréales devraient améliorer la consommation alimentaire des ménages qui n’ont plus besoin de recourir aux stratégies d’adaptation atypiques. Ils seront donc en situation d’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC IPC) entre octobre et décembre.

    Dans les zones agropastorales et pastorales du nord du pays, la poursuite des distributions de vivres à plus de 50 pour cent de la population et la disponibilité des produits de cueillette et des récoltes des cultures de décrues amélioreront la disponibilité alimentaire au niveau des ménages pauvres de septembre à décembre. En outre, la disponibilité de lait en septembre et les revenus proches de la moyenne issus de la main d’œuvre d’octobre à décembre permettront aux ménages pauvres d’avoir un accès moyen aux marchés et d’être en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) d’octobre à décembre.

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Figure 1. Cumulative rainfall anomalies for the April 1-August 20 period

    Figure 2

    Figure 1. Cumulative rainfall anomalies for the April 1-August 20 period

    Source: USGS/FEWS NET

    Figure 4

    Source:

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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