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- A partir d’octobre, l’insécurité alimentaire connaitra son amélioration saisonnière grâce à la disponibilité des récoltes bien que faibles par endroits, des produits de cueillette et à la baisse des prix des denrées alimentaires. A Menaka, les résultats Urgence (Phase 4 de l’IPC) amélioreront jusqu’en Crise (Phase 3 de l’IPC) tant que la Crise (Phase 3 de l’IPC) en cours dans la zone du Liptako Gourma connaitra son amélioration en Stress (Phase 2 de l’IPC). Ailleurs dans le pays, les ménages seront en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) à partir d’octobre. Quant aux victimes des inondations, estimées à près de 130 000 personnes, elles seront en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) à pire.
- La persistance de l’insécurité dans les régions du nord et du centre, voire une extension vers l’ouest du pays et dans les régions de Ségou et San, continue d’engendrer des déplacements de populations à la recherche de zones plus sécures. La forte dégradation des moyens d’existence à la suite des perturbations énormes des activités économiques particulièrement dans la région de Ménaka où des zones inaccessibles sont observées, continue de limiter la capacité des ménages à satisfaire leurs besoins alimentaire et non -alimentaire.
- L’évolution de la campagne agropastorale en cours est perturbée par des inondations liées aux fortes pluies et à la forte crue sur les cours d’eau qui ont engendré des pertes importantes de superficies de cultures pratiquement dans toutes les régions y compris dans des bassins de production. Au 15 septembre 2024, 544 172 ha de cultures ont été inondées selon le système de suivi des inondations de la FAO. La réduction des superficies liée à l’insécurité combinée aux pertes de superficies par inondation et dégâts des déprédateurs en plus des difficultés d’accès aux intrants agricoles (engrais, pesticides), engendreront une baisse des productions agricoles en dessous de la moyenne dans le pays. La disponibilité moyenne des récoltes en vert de maïs, de légumineuses (niébé, arachide, voandzou) voire des variétés précoces de mil, du lait et produits laitiers, en plus des assistances humanitaires en cours atténuent la soudure agropastorale à travers le pays.
- L’accès des ménages aux denrées connait son amélioration saisonnière dans les zones agricoles du pays grâce à la disponibilité des récoltes en vert de légumineuses (niébé, arachide) et de maïs et des produits animaliers. Dans les zones pastorales du nord du pays qui font face à l’insécurité et malgré la disponibilité des produits animaliers, la hausse du prix des denrées de base de plus de 30 pour cent par rapport à la moyenne particulièrement dans les régions de Ménaka de 107%, de Gao de 76%, de Tombouctou 34% et de Kidal de 30%, réduit significativement l’accès des ménages pauvres aux marchés.
- La faible mobilisation des finances estimée à 28,7% au 5 septembre selon OCHA a exacerbé l’impact négatif des contraintes d’accès humanitaire sur les assistances alimentaires aux ménages en besoin dans les zones d’insécurité du centre et du nord du pays. La réduction des volumes des assistances voire du nombre de bénéficiaires en cette période où les inondations et les déplacements de populations dans les régions de Ségou et de San ont grevé le nombre de personnes en besoin, n’est pas favorable à une couverture adéquate des besoins des bénéficiaires.
Citation recommandée: FEWS NET. Mali Mise à jour des messages clés Septembre 2024: L’insécurité persistante et les dégâts importants des inondations réduit l’accès des ménages aux aliments dans les régions du centre et du nord du pays, 2024.
Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.