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Persistance de l’insécurité alimentaire d’Urgence (Phase 4 de l’IPC) dans les régions de Kidal et de Ménaka

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  • L’insécurité alimentaire d’Urgence (Phase 4 de l'IPC) devrait se poursuivre à Kidal et Ménaka en raison de la persistance des incidents sécuritaires qui continuent de perturber significativement les activités économiques et le fonctionnement des marchés, ainsi que restreindre les mouvements des populations. Des écarts énormes de consommation alimentaire et de recours aux stratégies d’adaptation de vente de tout le bétail, de mendicité et de la réduction du volume et du nombre de repas sont signalés à cause des difficultés d’accès aux aliments. Les résultats devraient s’améliorer à Ménaka à Crise (Phase 3 de l’IPC) à partir d’octobre, grâce à la disponibilité des récoltes, tandis qu’à Kidal, l’Urgence (Phase 4 de l’IPC) devrait persister jusqu’en janvier en raison de l’insécurité prolongée et des fortes perturbations économiques.
  • Dans les zones d’insécurité de Liptako Gourma (dans les régions de Gao, Mopti et Tombouctou), les résultats de Crise (Phase 3 de l'IPC) persisteront jusqu’en septembre 2026 à cause de la forte détérioration des moyens d’existence des ménages et la soudure précoce résultant de l’épuisement anticipé des stocks alimentaires. A partir de septembre, les récoltes vertes amélioreront la disponibilité alimentaire, favorisant une évolution à Stress (Phase 2 de l’IPC). Dans les autres zones d’insécurité et dans les centres urbains, l’insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) se poursuivra en raison des perturbations des activités économiques et des restrictions de mouvement liées à l’insécurité, qui ont réduit les revenus et rehaussé le coût de la vie. Les ménages à faible pouvoir d’achat ont recours aux stratégies d’adaptation de réduction atypique des dépenses non alimentaires, de recours aux aliments les moins chers et d’intensification des emprunts.
  • Les incidents sécuritaires survenus début juillet ont aggravé les perturbations des activités économiques, des marchés et des mouvements de population, particulièrement dans la région de Kidal. Les attaques menées le 4 juillet par la coalition du Front de Libération de l’Azawad (FLA) et du Jama'at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM) dans le pays, ainsi que la poursuite des affrontements et des frappes aériennes depuis mai, continuent de restreindre les déplacements. À Kidal, les marchés fonctionnent au ralenti et les activités économiques demeurent fortement réduites. Selon les informateurs clés, plus de 50 pour cent de la population s’est déplacée vers des zones plus sûres, dans les régions de Gao et de Ménaka, ou vers l’Algérie. Ailleurs dans le pays, les attaques ciblant les forces armées, les populations civiles et les véhicules sur les axes routiers, continuent également de perturber les flux commerciaux et les mouvements des populations.
  • La campagne agricole évolue dans un contexte marqué par une pluviométrie insuffisante et des difficultés d’accès aux intrants agricoles, y compris au carburant. Le cumul de pluies inférieures à la moyenne de juin et en juillet, associé à leur mauvaise répartition, a entraîné des ressemis dans les zones agricoles du centre et du sud du pays. Combinés aux contraintes d’accès aux intrants et à l’insécurité limitant l’accès aux champs, ces facteurs ont réduit les superficies cultivées au 20 juillet de 13,2 pour cent par rapport à celles de l’année dernière à la même période (Direction nationale de l’Agriculture). Cependant, les dernières prévisions saisonnières indiquent des cumuls de pluie proches de la moyenne dans le sud du pays, favorisant une production moyenne dans cette zone. Toutefois, la baisse probable des superficies cultivées, les contraintes d’accès aux intrants et une pluviométrie défavorable réduiront de façon localisée les productions agricoles attendues en octobre 2026. 
  • Malgré la baisse des attaques des groupes armés sur les axes routiers, l’approvisionnement du pays reste perturbé par des incidents isolés sur les corridors principaux de Côte d’Ivoire et de Sénégal. Le corridor Dakar-Bamako —  principale voie d’approvisionnement en carburant, denrées alimentaires et produits manufacturés —  demeure fortement affecté par l’insécurité, la réduction des convois de transporteurs et le mauvais état des routes. Ces facteurs ont entraîné une  réduction du trafic et des délais de route plus longs qui ont augmenté les coûts logistiques et maintenu les flux commerciaux vers le pays en dessous de la normale malgré les convois militaires organisés. Bien qu’une amélioration de la disponibilité du carburant soit observée au cours du mois, son prix reste élevé par rapport au prix officiel sur les marchés parallèles. Ces contraintes d’approvisionnement maintiennent des prix élevés, réduisant l’accès des ménages pauvres aux aliments, particulièrement dans les zones d’insécurité, où les revenus sont fortement réduits. 
  • Dans les régions de Kidal et de Ménaka, l’approvisionnement et l’accès aux aliments restent fortement réduits. Selon les informateurs clés présents à Kidal, une réouverture timide de boutiques dans la ville est observée et permet un approvisionnement très limité des ménages restés sur place. Sur les marchés des capitales régionales, le prix des céréales de base est stable ou en baisse par rapport à la moyenne des cinq dernières années, sauf à Kidal et Ménaka, où il était en hausse respectivement de 52 pour cent et de 32 pour cent en juin. Ces prix jugés élevés réduisent ainsi l’accès aux denrées alimentaires pour des ménages qui connaissent une forte dégradation de leurs moyens d’existence, en lien avec la persistance de l’insécurité, qui a réduit significativement les opportunités de revenus et de nourriture.
  • L’assistance alimentaire se poursuit de façon limitée en raison du faible niveau de financement, estimé à 7,8 pour cent des fonds requis fin juillet, ainsi que des difficultés d’accès aux zones d’insécurité, particulièrement dans la région de Kidal où les opérations sont suspendues. Cette suspension limite une amélioration d’accès des ménages en besoin dans les zones d’insécurité, particulièrement à Ménaka et Kidal. De janvier à mars 2026, environ 119 000 personnes ont bénéficié d’une assistance alimentaire dans les régions de Mopti, Tombouctou et Gao, soit 10 pour cent de la cible sectorielle (1,22 million de personnes), tandis que 1 283 personnes ont bénéficié d’un appui en moyens d’existence selon le Cluster sécurité alimentaire.

Citation recommandée: FEWS NET. Mali Mise à jour des messages clés July 2026 - January 2027: Emergency (IPC Phase 4) food insecurity persists in the Kidal and Ménaka regions, 2026.

Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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