Mise à jour sur la sécurité alimentaire

L’insécurité rehausse la vulnérabilité à l’insécurité alimentaire des ménages au centre du pays

Août 2019

Août - Septembre 2019

Carte des Résultats de la sécurité alimentaire estimés plus probables de la sécurité alimentaire, août à septembre 2019: Minimale (Phase 1 de l'IPC) dans le plupart du pays, sauf que dans l'est du Gao, le sud de Tombouctou, et dans Mopti ou il y a Stressed (Phase 2 de l'IPC) et Stressed ! (Phase 2!) de l'IPC.

Octobre 2019 - Janvier 2020

Carte des Résultats de la sécurité alimentaire estimés plus probables de la sécurité alimentaire, octobre 2019 à janvier 2020: Minimale (Phase 1 de l'IPC) dans le plupart du pays, sauf que dans l'est du Gao, et dans l'est de Mopti ou il y a Stressed ! (Phase 2!) de l'IPC.

IPC v3.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

1: Minimale
2: Stress
3: Crise
4: Urgence
5: Famine
Serait probablement pire, au moins une phase, sans l'assistance humanitaire en cours ou programmée
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire.

IPC v3.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

1: Minimale
2: Stress
3: Crise
4: Urgence
5: Famine
Serait probablement pire, au moins une phase, sans l'assistance humanitaire en cours ou programmée
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire.

IPC v3.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

1: Minimale
2: Stress
3+: Crise ou pire
Serait probablement pire, au moins une phase, sans
l'assistance humanitaire en cours ou programmée
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire.
Pour les pays suivis à distance par FEWS NET, un contour coloré est utilisé pour représenter la classification de l’IPC la plus élevée dans les zones de préoccupation.

IPC v3.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

Pays de présence:
1: Minimale
2: Stress
3: Crise
4: Urgence
5: Famine
Pays suivis à distance:
1: Minimale
2: Stress
3+: Crise ou pire
Serait probablement pire, au moins une phase, sans
l'assistance humanitaire en cours ou programmée
Pour les pays suivis à distance par FEWS NET, un contour coloré est utilisé pour représenter la classification de l’IPC la plus élevée dans les zones de préoccupation.

Messages clés

  • L’insuffisance des pluies en début de saison et l’insécurité ont réduit les réalisations en culture dans certaines zones du pays par rapport à 2018. Les appuis en intrants agricoles et les perspectives de pluviométrie normale à excédentaire attendue jusqu’en octobre augurent d’une production globalement moyenne dans le pays en octobre 2019.

  • L’alimentation du bétail s’est significativement amélioré grâce à la reconstitution des pâturages et des points d’eau à travers le pays en dépit des zones de faible pâturage dans le Sahel occidental de Kayes et Koulikoro. Des difficultés d’accès des troupeaux à certains pâturages à cause de l’insécurité et des conflits communautaires continuent d’être signalées dans les cercles de Koro, Bankass et de Ménaka.

  • L’approvisionnement des marchés en céréales est suffisant partout dans le pays. Les prix sont similaires ou en baisse par rapport à la moyenne dans l’ensemble et nettement inférieurs à ceux de 2018 ; ce qui est favorable à un accès moyen des ménages aux denrées.

  • L’épuisement précoce des stocks et la baisse des revenus pour les ménages pauvres dans la vallée du fleuve de Gao et de Tombouctou, et par endroits dans le delta intérieur du fleuve Niger limitent leur accès à la nourriture ; ce qui les rend dépendant de la migration des stratégies atypiques et des aides particulièrement pour les déplacés. Par conséquent, ils se retrouvent en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 ! IPC) avec nécessité d’appui extérieur pour éviter le phasage en pire.

Situation Actuelle

Progrès saisonnier

L’évolution de la campagne agricole est globalement jugée moyenne pour les cultures sèches et moyenne à bonne pour le riz à travers le pays. Les réalisations se sont poursuivies jusqu’à la moitié du mois grâce à l’installation salutaire des pluies à partir de la deuxième moitié de juillet. Les superficies de cultures réalisées en fin juillet sont globalement supérieures à celles de 2018 excepté pour le maïs pour lequel elles sont en baisse (Direction Nationale de l’Agriculture) à cause du perturbations pluviométriques en début de saison. Dans les cercles de Koro, de Bankass et Bandiagara, les déplacements de population, des abadons de champs liés à l’insécurité ont réduit les superficies cultivées par rapport à une année moyenne. Les opérations agricoles (désherbage, épandage d’engrais) en cours offrent des opportunités moyennes de revenus et de nourritures aux ménages pauvres.

La reconstitution des points d’eau et la régénération des pâturages se poursuivent activement à travers le pays ; ce qui a permis une amélioration significative de l’accès à l’alimentation des animaux. La production de biomasse végétale au 10 août est normale à excédentaire dans les régions du Nord et déficitaire à normale ailleurs dans le pays. La reprise de la production de lait jugée moyenne à bonne améliore la consommation des ménages pasteurs et leurs revenus à partir de la vente du lait et des produits laitiers (beurre, fromage). La situation zoo sanitaire est calme et la campagne de vaccination contre les principales maladies se poursuit.

Inondations

Les fortes pluies enregistrées en juillet-août ont engendré des dégâts sur les cultures, les biens d’équipements, des habitats, des greniers de céréales et sur le bétail dans les régions de Ségou, Koulikoro, Bamako, Tombouctou, Mopti et Kidal. La dégradation des moyens d’existence qui en découle affecte négativement les capacités des ménages estimés à 7355 personnes (Ocha Juillet), à satisfaire convenablement leurs besoins alimentaires en cette période de soudure.

Marchés et prix

L’approvisionnement des marchés en céréales reste suffisant dans l’ensemble malgré la baisse saisonnière de l’offre moins marquée qu’en année moyenne et les perturbations de flux liées à l’insécurité persistante au nord et au centre du pays. Les ventes d’interventions du Gouvernement et les récoltes de contre-saison de riz en cours améliorent la disponibilité en céréales. Le prix du mil par rapport à la moyenne quinquennale est stable ou en baisse sur les marchés des capitales régionales excepté à Kayes où il est en hausse de 16 pourcent. Ces niveaux de prix sont favorables à un accès moyen des ménages à la nourriture.

Les marchés à bétail restent animés après la Tabaski et grâce aux ventes des éleveurs pour la remontée vers les pâturages d’hivernage. Les prix des animaux sont en amélioration grâce au regain d’embonpoint liée aux conditions d’élevage. Le prix de la chèvre par rapport à la moyenne quinquennale est en baisse de 15 pour cent à Ansongo, 11 pour cent à Rharous, de 6 pour cent à Kidal et en hausse de 36 pour cent à Tombouctou, 39 pour cent à Niafunké, 26 pour cent à Goundam, 12 pourcent à Gao, 18 pour cent à Bourem. Les termes de l’échange chèvre/mil sont en amélioration d’environ 5 à 15 pourcents par rapport au mois passé. Comparés à la moyenne quinquennale, les termes de l’échange chèvre/mil sont en baisse de 13 pourcent à Kidal, 10 pour cent à Rharous et Ansongo, similaires à Goundam et en hausse à Tombouctou (39 pourcent), Douentza (32 pourcent), Mopti (31 pourcent), Bourem (31 pourcent); ce qui est favorable à un accès moyen des ménages éleveurs aux denrées alimentaires excepté sur ceux d’Ansongo, Kidal et de Rharous où leur accès est réduit légèrement.

Actions humanitaires

L’assistance alimentaire gratuite principalement sous forme de « Voucher » et de « cash » de façon mensuelle par le Gouvernement et les partenaires humanitaires se poursuit pour environ 550 000 personnes en besoins selon le Plan National de Réponse de juin à septembre 2019 principalement dans les régions de Mopti, Tombouctou, Gao, Ménaka, Taoudenit et Kidal. Au même moment des distributions directes de vivres du Gouvernement de 8000 T pour 296 296 personnes sont en cours dans les régions de Mopti et de Ségou. Les appuis humanitaires en cours permettent de limiter la dégradation de la situation alimentaire et des moyens d’existence particulièrement pour les ménages déplacés. L’appuis aux ménages déplacés estimés à 168 515 personnes en fin juillet (Commission Mouvement de Populations, août 2019) se poursuit activement aussi bien au niveau des camps que pour ceux au niveau des familles hôtes.

Suppositions Mise a Jour

La situation actuelle n’a pas affecté les hypothèses utilisées dans le développement du scénario de FEWS NET le plus probable pour la période de juin 2019 à janvier 2020.

Perspective Estimeé Jusqu' à Janvier 2020

Les ménages agropastoraux pauvres du sud du pays traversent une soudure normale grâce aux revenus moyens issus des sources habituelles de revenus qui permettent un accès moyen aux denrées alimentaires et qui sont à des prix similaires ou en baisse par rapport à la moyenne quinquennale. Par conséquent, l’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) en cours se poursuivra jusqu’en fin septembre 2019.

Dans la bande du fleuve des régions de Gao et de Tombouctou, le delta du Niger, les ménages pauvres agropasteurs et pasteurs du Gourma et particulièrement les déplacés ont recours de façon atypique à la main d’œuvre, la vente inhabituelle de bétail, de réduction de dépenses non alimentaires, d’emprunts pour améliorer leur accès à la nourriture. Par conséquent, ils sont en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) qui se poursuivra jusqu’en septembre 2019. En revanche, les ménages pauvres et les déplacés dans les zones de conflit de Bankass, Koro et de Ménaka pour raison de conflit et qui connaissent une forte dégradation des moyens d’existence sont en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 ! IPC) avec nécessité d’assistance humanitaire pour éviter de passer en phase Crise (Phase 3 IPC).

La disponibilité moyenne des récoltes en vert, des produits de cueillette, de lait et les appuis humanitaires en cours limiteront le recours aux stratégies d’adaptation négatives. En octobre, l’accès à la propre production et des produits issus de la rémunération en nature de même que l’amélioration des termes de l’échange bétail/céréales permettront aux ménages de retrouver une situation d’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en janvier 2020 exception faite des zones de conflit communaitre du Liptako Gourma (Koro, Bankass, Ménaka) en Stress (phase 2 de l’ IPC) et les déplacés et des victimes des inondations qui seront en Stress (Phase 2 ! IPC).

À Propos de ce Rapport

Cette mise à jour sur la sécurité alimentaire est un rapport mensuel sur les conditions actuelles et des changements sur les perspectives projetées de l'insécurité alimentaire dans ce pays. Il met à jour les Perspectives sur la sécurité alimentaires de FEWS NET. Pour en savoir plus sur notre travail, cliquez ici.

About FEWS NET

Le Réseau des systèmes d’alerte précoce contre la famine est l’un des principaux prestataires d’alertes précoces et d’analyses de l’insécurité alimentaire. Constitué par l’USAID en 1985 pour aider les décideurs à planifier pour les crises humanitaires, FEWS NET fournit des analyses factuelles  concernant quelque 35 pays. Les membres des équipes de mise en œuvre incluent la NASA, la NOAA, le département américain de l ‘Agriculture (USDA) et le gouvernement des États-Unis (USGS), de même que Chemonics International Inc. et Kimetrica. Vous trouverez d’autres informations sur notre travail.

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