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Démarrage effectif de la campagne agricole 2016/2017 dans tout le pays

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Guinée
  • Juin 2016 - Janvier 2017
Démarrage effectif de la campagne agricole 2016/2017 dans tout le pays

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  • Contexte national
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    • Dans l’ensemble des préfectures du pays, la saison des pluies 2016 s’est bien installée avec un cumul à la deuxième décade de juin largement excédentaire à modéré. Les périodes de début des semences proches de la normale sur toute l’étendue du territoire national sont attendues avec une pluviométrie moyenne à inférieure à la moyenne ; ce qui augure des productions agricoles moyennes et des revenus moyens tirés des activités agricoles pour la campagne 2016/2017.

    • Malgré l’approche de la période de soudure (juin à septembre) et des hausses de prix pendant le mois de Ramadan (juin), les marchés resteront bien approvisionnés et les prix relativement stables, ce qui témoigne de l’existence des disponibilités alimentaire et l’accessibilité des produits agricoles par la majorité des ménages. La bonne reconstitution des moyens d’existence après la crise d’Ebola limitera ses effets résiduels.

    • La résurgence de la Maladie à Virus Ebola est maintenant maitrisée et permettra une reprise normale des activités de production et d’échanges des produits agricoles aussi bien sur le marché intérieur que sur les marchés frontaliers, ce qui permettra aux ménages de produire normalement, d’approvisionner les marchés et de générer des revenus. Par conséquence, toutes les zones dans le pays seront en insécurité alimentaire aiguë Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’au moins janvier 2017.


    Contexte national
    Situation actuelle

    Niveau des précipitations : La saison des pluies 2016 s’est bien installée depuis avril en zone forestière et les cumuls des pluies sont plus importants que celles d’une année moyenne, avec une bonne répartition dans le temps et dans l’espace. L’analyse de la pluviométrie estimée par satellite (RFE) décadaire du 1er avril au 10 juin montre la couverture des pluies moyennes à supérieures à la moyenne saisonnière sur dix ans dans presque tout le pays  (Figure 1). A ce jour, les semis ont commencé dans la plupart des régions de la Guinée et particulièrement en Guinée Forestière où la tombée des pluies se normalise de plus en plus depuis le début de la campagne. 

    Situation agricole : La production agricole de 2015/2016 était supérieure à la moyenne quinquennale et les cultures maraichères se poursuivent actuellement, ce qui offre la possibilité aux ménages de disposer encore des réserves et des revenus pour satisfaire leurs besoins alimentaires.

    La campagne agricole 2016/2017 a débuté pratiquement dans toutes les préfectures actuellement. Les premières activités ont commencé par  les cultures sur coteau pour le maïs, le riz, le fonio et l’arachide. Pour les bas-fonds, les semences ou le repiquage se feront dans les prochains mois en fonction de la nature du sol et du niveau des crues. 

    Pour une bonne réussite de la campagne 2016/2017, l’Etat a mis en place à Dubreka (vers Conakry), une usine de fabrication d’engrais pour satisfaire la demande de producteurs guinéens. Il a également sélectionné un opérateur économique (Tidiane Agriculture) pour la distribution à temps, des herbicides totaux dans toutes les préfectures du pays contrairement aux années précédentes. A ce jour, des quantités importantes d’herbicides et d’engrais sont disponibles sur toute l’étendue du territoire national pour les besoins des producteurs.

    La main d’œuvre: En ce qui concerne la main d’œuvre agricole, le coût journalier se maintient toujours à un niveau élevé (30,000 FG) suite à une forte urbanisation depuis quelques années, exacerbé par la crise d’Ebola en 2014 et 2015. Les revenus du travail agricole restent moyens et stables et les bras valides sont toujours tirés par l’exploitation artisanale des mines. En plus, les jeunes pour la plupart se tournent vers les taxis motos qui rapportent (en moyenne 40,000 FG de recettes par jour) plus que les activités agricoles.

    La migration : Les revenus issus de la migration sont de plusieurs sources  (intérieur et extérieur du pays). Chaque année, pendant la saison sèche (décembre-avril), un bon nombre des bras valides se déplacent de leur localité à la recherche du bien être dans les zones aurifères ou diamantifères. En fait, la plupart des migrants qui gagnent des revenus dans les mines se détournent souvent de l’agriculture et s’adonnent à d’autres activités comme les taxis moto, le petit commerce, l’exploitation d’un bar, etc. On note jusque-là, un retour timide habituel des migrants des zones minières.

    Les conditions pastorales : Globalement, la situation de l’élevage reste bonne. Les cheptels présentent un bon embonpoint et l’abreuvement est satisfaisant. Aucune épizootie d’envergure n’a été signalée.

    Les conditions halieutiques : La façade maritime guinéenne de 300 km sur l’océan Atlantique et la présence de plusieurs fleuves et grands cours d’eau dans le pays représentent des sources importantes de capture de poissons aussi bien pour la nourriture que pour la vente. La pêche se pratique sur la mer pendant toute l’année et sur les cours d’eau avec un ralentissement entre juillet-août qui représentent la période des grandes pluies. On note également un essor des étangs piscicoles surtout en Guinée Forestière permettant aux exploitations de promouvoir la pêche artisane. En moyenne, ces étangs produisent chaque 6 mois, près de 500 kilogrammes de poissons, soit une tonne de poissons par an. Ces poissons sont essentiellement destinés à la vente et procurent des revenus importants aux pisciculteurs.

    L’approvisionnement des marchés et les prix: Les marchés restent bien approvisionnés en produits de première nécessité notamment le riz local étuvé, le riz importé blanchi, les tubercules, et l’huile de palme grâce aux bons résultats de la campagne agricole 2015/2016 enregistrés par plusieurs ménages.

    Les prix restent stables sur la plupart des marchés et proches à ceux d’une année normale (avant Ebola). L’éradication définitive de la Maladie à Virus Ebola permet de consolider l’offre de produits agricoles sur les marchés et de maintenir les prix à un niveau stable. Le kilogramme de riz local a été  vendu en mai entre 4500 et 6500 FG selon la qualité et la localité; ce qui est similaire à la moyenne de trois années (Figure 2). Le prix du kilo de riz importé blanchi a connu une légère hausse en mai, passant de 4000 à 4500 FG/Kg en moyenne. Les vendeurs expliquent cette hausse par l’augmentation de la TVA sur le riz ces derniers mois.  L’huile de palme coûte entre 6500 à 7000 FG /litre selon la qualité.

    Pendant le mois de Ramadan qui a commencé en juin, la demande de consommation des produits alimentaires est élevée. Il s’agit notamment du maïs, du manioc, du fonio, des fruits et légumes. Le mois de juin 2016 coïncide cette année avec le début du mois de soudure, période ciblée par certains commerçants pour pousser les prix des denrées alimentaires à la hausse. Par conséquent, certains produits alimentaires ont déjà connu des hausses sur leurs prix par rapport à la moyenne.

    Les flux internes et transfrontaliers : On note une normalisation des flux de produits vivriers entre les zones de production et les centres de consommation, perturbée par la Maladie à Virus Ebola sur les deux dernières années. Les mesures prises par le Gouvernement en début d’année pour éradiquer les tracasseries routières ont contribué à la reprise normale des activités de transport, même si on note encore par endroit, la présence des corps habillés qui continuent de rançonner les transporteurs.

    Les flux transfrontaliers de produits se sont bien normalisés entre la Guinée et les pays voisins. Comparés à la même période en 2015, ces flux sont bien supérieurs en termes de quantités de produits agricoles échangés entre la Guinée et les pays frontaliers. Des quantités importantes d’huile de palme sont transportées en Guinée en provenance de la Sierra Leone et du Liberia. La reprise normale des activités de commerce transfrontalier permet aux éleveurs de vendre leur cheptel dans les pays voisins. A titre d’exemple, la décision de fermeture de la frontière par le Liberia lors de la résurgence de la Maladie a Virus Ebola en mars dernier dans la préfecture de N’Zérékoré n’a pas été suivie par les opérateurs et les échanges n’ont pas été affectés.

    Les impacts résiduels de la MVE : L’avènement de la Maladie à Virus Ebola déclenché en 2014 avait créé des perturbations socioéconomiques qui, avec l’arrêt des activités socioéconomiques, a mis beaucoup de personnes notamment en Guinée Forestière et en Basse Guinée dans une insécurité alimentaire aiguë. En dépit de la fin de la MVE, les impacts résiduels persistent en terme de ménages victimes qui ont perdus des actifs et qui ont de la peine à se remettre et aussi au niveau des ménages qui hébergent les orphelins et les sortis guéris par l’augmentation de leurs charges. Certains opérateurs qui avaient acheté à crédit des produits périssables (poissons, pomme de terre et autres) pendant la Crise d’Ebola n‘ont pas pu payer leurs dettes, pour cause de mévente et de détérioration de la qualité des produits, et restent redevables vis-à-vis de leurs fournisseurs. Il en est de même pour les chefs de ménages qui ont pris des engrais à crédit et dont les actifs sont morts ou qui ont fui pendant Ebola.

    La situation nutritionnelle : La prévalence moyenne de la malnutrition aigüe globale nationale selon le SMART de juin 2015 a été de 6,8 pour cent; ce qui est en dessous du seuil critique de l’OMS mais reste une préoccupation. Des disparités locales existent dans le pays avec des taux de 14,5 pour cent à Siguiri au-dessus du seuil critique. Ces niveaux sont similaires à la même période de 2012. Avec de bonnes récoltes et les marchés bien approvisionnés, la disponibilité alimentaire et la diversité alimentaire indiquent des tendances saisonnières normales et similaires à celles de 2015.

    Situation de la sécurité alimentaire : La campagne agricole 2015/2016 a connu une forte relance des activités de productions agricoles (végétale, animale et halieutique) des ménages qui s’est traduite par un accroissement des volumes de productions en 2015/2016 par rapport à la moyenne quinquennale. Cette disponibilité physique de produits agricoles a permis un bon approvisionnement des marchés et de maintenir les prix à un niveau relativement stable depuis le début de l’année. En outre, le démarrage normal de la campagne agricole 2016/2017 engendre des opportunités moyennes de travail agricole et des revenus tirés de ces activités. Cette disponibilité et l’accessibilité des produits par les ménages constituent des facteurs importants pour garantir la sécurité alimentaire dans le pays. De ce qui précède, il ressort que toutes les zones sont en insécurité alimentaires aiguë Minimale (Phase 1 de l’IPC).

    Suppositions

    Le scénario le plus probable de juin 2016 à janvier 2017 est basé sur les hypothèses suivantes au niveau national:

    • Pluviométrie : Selon les prévisions saisonnières du PRESAO de mai 2016, l’installation des pluies sera normale globalement en Guinée. La fin des saisons sera tardive pour se terminer en novembre contre octobre habituellement. Le cumul pluviométrique de mai à novembre en dépit des séquences sèches qui seront observées sera moyen à inférieur à la moyenne dans le pays selon l’analyse des modèles de projections saisonnières NOAA, ECMWS, IRI, et UK MET (Figure 3). Une bonne répartition géographique dans le temps des pluies pourrait atténuer l’impact de ces déficits et le niveau de pluviométrie serait suffisant pour le développement normal des cultures.
    • Productions agricoles : L’installation en cours pour les différentes cultures se poursuivra comme d’habitude selon les différents écosystèmes du pays. Les réalisations dans l’ensemble devraient être au moins moyennes grâce à la poursuite des aménagements hydroagricoles particulièrement pour le riz et les appuis en intrants agricoles (semences, engrais) de la part du Gouvernement et des partenaires. Les récoltes attendues à partir d’aout pour les semis précoces et qui se poursuivront jusqu’en janvier selon les zones seront au moins moyennes dans l’ensemble.

    Sources de revenus et de nourriture

    • Migration : Le retour habituel des bras valides pour les travaux champêtres se poursuivra jusqu’en juillet. A partir d’octobre-novembre qui marque la fin de la campagne agricole dans plusieurs localités du pays, on observera aux départs habituels de la main d’œuvre vers les centres urbains du pays et des pays voisins où ils s’adonneront au commerce et d’autres activités. Les revenus moyens issus de ces activités seront utilisés pour subvenir aux besoins des ménages. Il en sera de même pour ceux qui iront dans les sites d’orpaillage de novembre à juin.
    • L’orpaillage : Les revenus tirés de cette activité d’orpaillage seront proches de la moyenne à cause de l’afflux important des ressortissants des pays de la région et de l’extension des sites d’exploitation des sociétés minières. Les sites de l’orpaillage pour l’exploitation artisanale seront fermés comme d’habitude pendant la période de campagne agricole (approximativement entre mai et novembre).
    • Cultures de rente : L’insuffisance d’entretien des plantations des cultures de rente par le départ des bras valides vers les zones d’orpaillage, un phénomène exacerbé par la fuite des bras valides lors de la crise d’Ebola, ainsi que le faible revenu pour payer les frais d’entretien réduiront le rendement pour les différentes cultures et par conséquent, le niveau de revenu des ménages. Cette situation sera surtout remarquable chez les sortis guéris et les orphelins d’Ebola.
    • Pêche : La baisse habituelle des captures à cause des fortes pluies sera observée pendant les mois de juillet et d’aout. L’engouement de plus en plus grand des paysans pour l’installation des étangs piscicoles et la promotion de la rizi-piscicultures (association de la culture du riz avec l’élevage du poisson) contribueront à rehausser le niveau de production du poisson d’eau douce. Globalement la production piscicole sera moyenne à supérieure à la moyenne de juin à janvier 2017.
    • Elevage : La vente des porcs et des chèvres sera moyenne pendant toute la période de scenario. Les éleveurs vendront leur cheptel dans les pays voisins et accéder à des revenus moyens voire supérieurs à la moyenne car en septembre, de fortes demandes de bétail seront enregistrées et qui contribueront à une hausse sensible des prix  des bovins et des ovins pour la fête de tabaski.
    • Sources de revenus : Les sources de revenus de subsistance comme le commerce des produits vivriers, du bétail, et autres se dérouleront comme d’habitude. La poursuite du dynamisme de reprise normale des activités de commerce transfrontalier permettra des revenus globaux moyens dans l’ensemble de juin à janvier 2017.
    • Main d’œuvre agricole : La réduction du nombre d’actifs liée au processus d’urbanisation depuis quelques années dans les travaux agricoles maintiendra le prix de la main d’œuvre toujours élevé. Par conséquent, le revenu de la main d’œuvre sera supérieur à la moyenne.

    Les marchés

    • Approvisionnements des marchés : Une bonne production agricole et le regain de dynamisme des flux commerciaux avec les pays voisins permettront un approvisionnement moyen des marchés durant toute la période du scenario de juin à janvier. Les récoltes de contre saison en cours par endroits et les récoltes attendues à partir d’août contribueront également à renforcer le niveau des stocks sur les marchés.
    • Prix des denrées alimentaires : L’approvisionnement moyen des marchés contribuera à une relative stabilité du prix du riz local et importé. Par contre, les prix des autres produits alimentaires importés resteront à la hausse à cause de la rentrée en vigueur de la TVA.  La stabilité actuelle des prix des produits locaux et la présence des stocks aussi bien au niveau des paysans, des commerçants ne permettent pas une hausse significative des prix qui resteront à des niveaux moyens. Les prix de certaines denrées comme le maïs, le fonio, le manioc, les fruits et légumes connaitront une hausse habituelle par rapport aux prix actuels à cause du Ramadan. Les récoltes de céréales à partir d’août pour le maïs et de septembre à janvier pour les autres céréales (mil, sorgho, riz, fonio, tubercules) contribueront à réduire les demandes de consommation sur les marchés des ménages. La baisse des demandes et l’amélioration de la disponibilité sur les marchés avec l’arrivée des récoltes à partir de septembre engendreront la baisse saisonnière des prix qui seront à des niveaux moyens. Par contre, en septembre, des prix des bétails hausseront pour la fête de Tabaski.
    • Prix des produits de rente : Les productions des cultures de rente, constituée essentiellement de cola, café, hévéa, huile de palme, et cacao dans la zone forestière et la pomme de terre, l’anacarde, l’igname, la banane, le piment, l’arachide dans le reste du pays, resteront moyennes dans l’ensemble pendant la période de scenario. La concurrence habituelle des producteurs ivoiriens et libériens sur le marché de ces produits de rente ne permettra pas un grand changement des prix. Les fluctuations saisonnières pour les différentes spéculations seront observées aux périodes habituelles.
    • Les flux commerciaux transfrontaliers : Les flux transfrontaliers de produits presque normalisés entre la Guinée et les pays voisins et la maitrise du foyer de la Maladie à Virus Ebola réapparue en mars 2016 permettront aux acteurs de poursuivre normalement les transactions commerciales pour un approvisionnement régulier des marchés en denrées alimentaires. Malgré la fermeture de la frontière libérienne après la réapparition d’Ebola dans la préfecture de N’Zérékoré, les échanges informels continueront comme d’habitude.

    Autres facteurs importants :

    • Impacts de la MVE : Les impacts résiduels d’Ebola continueront à affecter certains ménages. Cependant, la prise en charge de tous les frais liés aux consultations médicales par la commission nationale de riposte contre Ebola et la distribution de cash aux ménages directement affecté contribueront à réduire les charges des ménages touchés. Néanmoins, les ménages indirectement touchées par l’Ebola dont les moyens d’existence étaient perturbés pendant la crise, pourraient continuer à être affectés. La bonne reconstitution des moyens d’existence des ménages affectes  limitera ses impacts.
    • Nutrition : Compte tenu de l’absence d’autres facteurs aggravants, le taux de malnutrition évoluera dans les fourchettes habituelles et connaitra sa dégradation habituelle pendant la soudure, juin/juillet à début septembre, avec la recrudescence des maladies diarrhéiques et du paludisme. L’augmentation habituelle du taux d’admission pendant cette période dans les centres de récupération nutritionnelle confirmera cette dégradation. La situation nutritionnelle va s’améliorer avec les récoltes prochaines de septembre à janvier et la baisse de la prévalence du paludisme et des diarrhées.
    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    La consommation alimentaire de juin à septembre connaitra une légère dégradation habituelle à cause de la soudure qui limite la diversification alimentaire et la hausse des prix de certaines denrées au mois de ramadan. Toutefois, les marchés resteront bien approvisionnés, la campagne agricole se poursuivra normalement, et les ménages tireront des  revenus normaux de leurs moyens d’existences. En outre, leurs besoins énergétiques seront couverts grâce aux stratégies que les ménages mettront en œuvre pendant cette période à travers le recours plus intense au manioc, au taro et autres produits de brousse en plus des recours à l’emprunt, à la cueillette ou se constituer en main d’œuvre salariée. Une stratégie fréquente commence depuis le début de la campagne agricole par la réalisation des cultures de coteaux à cycle court en avril et mai dans l’espoir de commencer la récolte en juillet et aout. En conséquence, toutes les zones de pays resteront en situation Minimale de l’insécurité alimentaire aigüe (Phase 1 de l‘IPC).

    En revanche, les mois d’octobre à janvier 2017 constituent la période de commercialisation des produits locaux. Grâce à une pluviométrie moyenne attendue, les appuis du gouvernement et de ses partenaires, cette période marquera l’abondance des produits agricoles sur le marché et au niveau des ménages. Les récoltes qui interviendront pendant cette période et les produits de pêche qui seront aussi disponibles, amélioreront la disponibilité, l’accessibilité et la diversité alimentaire, ce qui est favorable à une consommation alimentaire normale. Pendant cette période, la population sera en l’insécurité alimentaire aigüe Minimale (Phase 1 de l‘IPC). 

     

    Pour plus d'informations sur les perspectives des zones de préoccupation, veuillez, s'il vous plaît, cliquer en haut de la page pour télécharger le rapport complet.

    Figures Guinea Calendar

    Figure 1

    Source:

    Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, juin 2016

    Figure 2

    Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, juin 2016

    Source: FEWS NET

    Figure 1 : Anomalie RFE (1ère décade Avril – 2eme décade de juin) comparé à la moyenne 2006-2015

    Figure 3

    Figure 1 : Anomalie RFE (1ère décade Avril – 2eme décade de juin) comparé à la moyenne 2006-2015

    Source: USGS/FEWS NET

    Figure 2: Prix du riz local en mai 2016 compare à l’année passée et à la moyenne de trois années (2013-2015) (en FG/Kg)

    Figure 4

    Figure 2: Prix du riz local en mai 2016 compare à l’année passée et à la moyenne de trois années (2013-2015) (en FG/Kg)

    Source: SIPAG/SIM AGUISSA

    Figure 3: Projection pluviométrique de NMME pour juillet-septembre 2016

    Figure 5

    Figure 3: Projection pluviométrique de NMME pour juillet-septembre 2016

    Source: NOAA/NMME

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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