Mise à jour sur la sécurité alimentaire

La consommation alimentaire s’améliore grâce aux récoltes pluviales d’octobre et novembre

Décembre 2017

Décembre 2017 - Janvier 2018

Février - Mai 2018

IPC 2.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

1: Minimale
2: Stress
3: Crise
4: Urgence
5: Famine
Serait probablement pire, au moins une phase, sans l'assistance humanitaire en cours ou programmée
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire.

IPC 2.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

1: Minimale
2: Stress
3: Crise
4: Urgence
5: Famine
Serait probablement pire, au moins une phase, sans l'assistance humanitaire en cours ou programmée
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire.

IPC 2.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

1: Minimale
2: Stress
3+: Crise ou pire
Serait probablement pire, au moins une phase, sans
l'assistance humanitaire en cours ou programmée
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire.
Pour les pays suivis à distance par FEWS NET, un contour coloré est utilisé pour représenter la classification de l’IPC la plus élevée dans les zones de préoccupation.

IPC 2.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

Pays de présence:
1: Minimale
2: Stress
3: Crise
4: Urgence
5: Famine
Pays suivis à distance:
1: Minimale
2: Stress
3+: Crise ou pire
Serait probablement pire, au moins une phase, sans
l'assistance humanitaire en cours ou programmée
Pour les pays suivis à distance par FEWS NET, un contour coloré est utilisé pour représenter la classification de l’IPC la plus élevée dans les zones de préoccupation.

Messages clés

  • Les résultats de la campagne agro-pastorale 2017/2018, ont engendré une hausse de la production céréalière de 3,2 pourcent (source : Ministère de la Production, de l’Irrigation et des Equipements Agricoles/MPIEA) comparée à la moyenne quinquennale. Actuellement, la plupart des ménages pauvres, à l’exception du Lac, sont capables de couvrir leurs besoins alimentaires grâce au bon niveau de leur stock. Par conséquent, ils sont en phase Minimale (Phase 1 de l’IPC).

  • Les faibles récoltes enregistrées au Lac Tchad, couplées à la baisse des revenus de la pêche et de la vente de bétail, ainsi que la pression des personnes déplacées et réfugiées sur les ressources limitées réduiront la consommation alimentaire de certains ménages. Par conséquent, leur situation alimentaire sera sous pression jusqu’en janvier 2018 grâce à l’assistance humanitaire (Phase 2 ! de l’IPC).

  • Malgré les récoltes excédentaires au niveau national, certaines zones ayant enregistré de faibles productions (Batha, Kanem, Bahr-el-Ghazal (BEG), Wadi Fira, Guera, Hadjer Lamis, Mandoul et Moyen Chari) verront leurs stocks céréaliers se réduire à partir de mars et seront sous pression (Phase 2 de l’IPC). Les ménages du Lac Tchad, seront en crise (Phase 3 de l'IPC) à cause des conflits qui affectent les moyens d’existence.

SITUATION ACTUELLE

La situation agricole : Les récoltes du mil, sorgho, maïs et riz se poursuivent. Les ménages commencent à reconstituer leurs stocks. 

Le repiquage de sorgho (berbéré) est terminé dans l’ensemble des zones de production. Les travaux de sarclage et les traitements phytosanitaires sont en cours dans les champs de berbéré.

Le maraîchage de contre saison est à ses débuts avec les nettoyages des parcelles, le creusage des puits et la mise en place des pépinières de tomates, oignons, poivrons et laitues.

La situation pastorale : Le pâturage est abondant et varié et est composé de graminées, résidus de récoltes et ligneux. Cette disponibilité fourragère peut couvrir les besoins des animaux jusqu’en mars 2018, selon les localités. Par contre, l’eau d’abreuvement commence à se raréfier dans le Guera, où les animaux parcourent de 2 à 3 km de plus pour s’en procurer en quantité et en qualité suffisante.

La main d’œuvre agricole : Actuellement, la demande en main d’œuvre pour les activités de récolte et de maraîchage est d’une faible intensité par rapport à l’année passée pour des raisons de pouvoir d’achat. En effet, la main d’œuvre est généralement familiale ou communautaire.

Stocks céréaliers des ménages : Les stocks des ménages sont en reconstitution progressive avec l’intensification des récoltes des produits alimentaires. Toutefois, le niveau des stock est supérieur à la moyenne grâce à la bonne production enregistrée au niveau national. Cependant, dans certaines régions du Sahel comme au Wadi Fira, Batha, BEG, Kanem et Lac, le niveau des stocks demeure en dessous de la normale à cause des déficits céréaliers enregistrés.

Situation du lac Tchad : Le conflit qui persiste continue de perturber les moyens d’existence de plus de 127 000 personnes (Source : OCHA) déplacées et refugiées et limite les échanges entre les différents marchés régionaux et transfrontaliers. Malgré les nouvelles récoltes, le ralentissement des flux avec le Nigéria et la baisse des prix du bétail réduisent l’accès aux aliments en raison de la baisse de revenus.

Marchés et prix : L’offre des produits alimentaires sur les marchés et les échanges commerciaux continuent d’être renforcés par les récoltes excédentaires de la campagne pluviale.  Toutefois, les flux dans la région du Lac restent perturbés à cause des conflits liés à Boko Haram. Dans la plupart des marchés céréaliers, les prix sont en baisse comparés à la moyenne quinquennale grâce à la faible demande des ménages et des bonnes récoltes pluviales. En revanche, à Bol, le prix du maïs en décembre a enregistré une légère hausse de 7 pourcent comparé à la moyenne quinquennale en raison des faibles récoltes céréalières. La fermeture des frontières avec le Nigéria continue d’affecter le prix des animaux et engendre une suroffre sur les marchés locaux. En conséquence, la baisse atypique des prix se poursuit.

La situation alimentaire courante : Actuellement, la plupart des ménages consomment leur propre production et leur consommation alimentaire s’est nettement améliorée.  La demande de main d’œuvre est inférieure à la normale à cause des difficultés économiques que traverse le pays, mais malgré son faible niveau, elle améliore la situation des ménages pauvres. Par conséquent, la plupart des ménages dans toutes les zones de moyens d’existence du Tchad sont en insécurité alimentaire aiguë Minimale (Phase 1 de l’IPC) à l’exception du Lac dont la situation alimentaire est sous pression à cause des effets du conflit sur les moyens d’existence. Par conséquent, elle reste en Stress grâce à l’assistance humanitaire (Phase 2 ! de l’IPC).

SUPPOSITIONS MISE À JOUR

Les hypothèses du scénario FEWS NET le plus probable pour la période d’octobre 2017 à mai 2018 n’ont pas changé.

PERSPECTIVE ESTIMÉE JUSQU'À MAI 2018

La région de Wadi Fira qui a enregistré un faible niveau de production sera en insécurité alimentaire aiguë de Stress (Phase 2 de l’IPC) entre février et mai 2018.

Les ménages du Kanem et BEG, auront des difficultés alimentaires en raison de l’épuisement de stocks, la baisse de revenus des ménages pastoraux et la détérioration des termes de l’échange mouton/céréales suite à la soudure pastorale qui sera précoce et le ralentissement des exportations vers le Nigéria. Par conséquent, leur situation se détériore en phase de Stress (Phase 2 de l’IPC).

Quant aux ménages du lac Tchad, ils auront des déficits de consommation alimentaire à partir de février 2018 à cause de l’épuisement des stocks, des perturbations des marchés, de la baisse des prix du bétail et des pressions des personnes déplacées et refugiées sur les moyens d’existence. Ils seront en insécurité alimentaire aiguë de Crise (Phase 3 de l’IPC).

À Propos de ce Rapport

Cette mise à jour sur la sécurité alimentaire est un rapport mensuel sur les conditions actuelles et des changements sur les perspectives projetées de l'insécurité alimentaire dans ce pays. Il met à jour les Perspectives sur la sécurité alimentaires de FEWS NET. Pour en savoir plus sur notre travail, cliquez ici.

About FEWS NET

Le Réseau des systèmes d’alerte précoce contre la famine est l’un des principaux prestataires d’alertes précoces et d’analyses de l’insécurité alimentaire. Constitué par l’USAID en 1985 pour aider les décideurs à planifier pour les crises humanitaires, FEWS NET fournit des analyses factuelles  concernant quelque 35 pays. Les membres des équipes de mise en œuvre incluent la NASA, la NOAA, le département américain de l ‘Agriculture (USDA) et le gouvernement des États-Unis (USGS), de même que Chemonics International Inc. et Kimetrica. Vous trouverez d’autres informations sur notre travail.

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