Mise à jour du suivi à distance

La période de soudure commence précoce des le mois de mars

Février 2019

Février - Mai 2019

Juin - Septembre 2019

IPC v3.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

1: Minimale
2: Stress
3+: Crise ou pire
Serait probablement pire, au moins une phase, sans
l'assistance humanitaire en cours ou programmée
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire.
Pour les pays suivis à distance par FEWS NET, un contour coloré est utilisé pour représenter la classification de l’IPC la plus élevée dans les zones de préoccupation.

IPC v3.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

1: Minimale
2: Stress
3: Crise
4: Urgence
5: Famine
Serait probablement pire, au moins une phase, sans l'assistance humanitaire en cours ou programmée
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire.

IPC v3.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

1: Minimale
2: Stress
3+: Crise ou pire
Serait probablement pire, au moins une phase, sans
l'assistance humanitaire en cours ou programmée
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire.
Pour les pays suivis à distance par FEWS NET, un contour coloré est utilisé pour représenter la classification de l’IPC la plus élevée dans les zones de préoccupation.

IPC v3.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

Pays de présence:
1: Minimale
2: Stress
3: Crise
4: Urgence
5: Famine
Pays suivis à distance:
1: Minimale
2: Stress
3+: Crise ou pire
Serait probablement pire, au moins une phase, sans
l'assistance humanitaire en cours ou programmée
Pour les pays suivis à distance par FEWS NET, un contour coloré est utilisé pour représenter la classification de l’IPC la plus élevée dans les zones de préoccupation.

Messages clés

  • Les ménages touchés par le conflit devraient enregistrer des déficits alimentaires jusqu'en septembre, notamment du fait de la hausse des prix du marché pendant la période de soudure. La distribution de l'aide alimentaire en janvier et en février a probablement empêché des déficits alimentaires considérables pour certains ménages à Ouham, Mbomou et Nana-Gribizi. Toutefois, l'assistance reste sous-financée et la plupart des ménages déplacés, des familles d'accueil et des rapatriés devraient rester en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC) ou pire.

  • Dans les régions relativement stables du pays, les stocks alimentaires des ménages devraient être épuisés d’ici mars. La plupart dépendront probablement des achats d’aliments, d’aliments sauvages et de stratégies de consommation stressées jusqu’à ce que les récoltes vertes soient disponibles en juin. La plupart des ménages seront en Stress (Phase 2 de l'IPC). Cependant, les tensions persistantes entre agriculteurs et transhumants pourraient perturber temporairement les moyens de subsistance.

  • La proportion de ménages pratiquent l'agriculture a augmenté pour atteindre 84 pour cent en 2018. Compte tenu du redéploiement des forces de sécurité, de l'augmentation du nombre des retournés internes en 2018 et des interventions planifiées des acteurs humanitaires sur les moyens de subsistance, il est probablement que plus ménages pourront pratiquant l'agriculture au cours de la saison de production 2019.

ZONE ANOMALIES ACTUELLES ANOMALIES PROJETEES
Nationale
  • Malgré une augmentation de la proportion de ménages ayant pratiqués l’agriculture la saison écoulée (84 pour cent contre 63 à 70 pour cent les trois dernières années), la production agricoles (manioc, maïs, arachide) reste environ 30 pour cent en-dessous de la moyenne d’avant la crise.
     
  • La situation sécuritaire reste toujours précaire, marquée par un regain d’agression et de braquage de civils par des groupes ou individus armés. Le conflit continue á causer de nouveaux déplacements et de limiter les mouvements des personnes. L’accès humanitaires reste limité et des actes de violence entraine parfois la suspension des interventions humanitaires. Selon OIM, le pays compte 580 692 personnes déplacées internes (PDIs), 375 684 retournés internes et 118 607 retournés de l’étranger.
  • Les stocks des ménages devraient être épuisés tôt, ce qui entraine une période de soudure précoce dès le mois de mars dans les régions du Nord et du Nord-Ouest et à partir mai dans les autres régions. Une hausse saisonnière des prix à des niveaux normaux ou au-dessus de la moyenne est attendue entre mars et aout.
     
  • L’insécurité résultant des activités des groupes armés et du conflit intercommunautaire devrait persister dans le centre et l’est du pays, entraînant des déplacements de population. Cependant, le redéploiement progressif en cours des forces de sécurité et le processus de paix renouvelé devrait permettre une amélioration la sécurité et favorisera les retours de déplacés et de refugie dans les pays voisins dans d’autres régions de la RCA.
Les régions du Sud et de l’Ouest
  • En ce début de la saison de la transhumance, les tensions entre éleveurs et agriculteurs sur l’exploitation des ressources ont entraîné des actes de violence et des mouvements d’environ 9000 personnes dans la sous-préfecture de Batangafo et environnant.
  • L’intensification des départs en transhumance de février à mai pourrait accroître les conflits communautaires sur les ressources surtout dans les régions du Sud et de l'Ouest qui constituent habituellement des zones d’accueil de transhumants internes et transfrontaliers.

 

PERSPECTIVE PROJETÉE À SEPTEMBRE 2019

Dans la plupart des régions relativement stables, les ménages devraient pouvoir vivre principalement de leur propre production jusqu’en mars. Dans l’ensemble, les récoltes des de céréales et du manioc ont été supérieures à celle de l’année précédente, mais demeurent environ 30 pour cent en-dessous de la moyenne avant la crise. Par contre, la production des cultures de rente ont enregistré une baisse car certains ménages ont raté la période idéale de semi ou ont manqué de semence (environ 24 pour cent ) et d’outils agricoles (environ 15 pour cent) selon les résultats préliminaires de l’ENSA/PAM 2018. Dans ces régions, les ventes de récoltes constituent la principale source de revenu et les ménages devrait acheter suffisamment de nourriture pour couvrir leurs besoins caloriques minimaux pendant la période de soudure. Toutefois, le début précoce de la période de soudure, la faible diversification de l’alimentation et la prévalence du racket et du pillage continueront de générer l’insécurité alimentaire aigue Stress (phase 2 de l’IPC).

Dans les zones à forte insécurité et des tensions vives entre groupes armés (préfectures de Mbomou, Basse-Kotto, Haute-Kotto, Ouaka, Ouham et Nana-Gribizi), en moyenne 64 pour cent des ménages ont pu pratiquer l’agriculture la saison écoulée selon de l’ENSA/PAM 2018. La proportion des ménages qui a pu pratiquer l’agriculture est la plus faible les préfectures de Haute Kotto (41 pour cent) et Basse Kotto (33 pour cent). L’insécurité empêche souvent l’accès aux champs et aux activités de plantation ou de récolte. Ainsi, les ménages de ces zones dépendent plus des marchés et de l’assistance humanitaire. Certains ménages déplacés et ménages de familles d’accueil peuvent gagner des revenus du petit commerce (27 à 30 pour cent), du travail agricole et non agricole journalièrement rétribué (32 pour cent) ou de la vente de produits agricoles (13 à 15 pour cent). En décembre passé, des rations alimentaires de 20 jours avaient bénéficié à environ 75 pour cent des déplacés internes et des retournés. Selon les rapports disponibles de l'OCHA, l’assistance alimentaire qui s’est poursuivie en janvier et février sous forme de ration ou de cash permet à certains ménages à Ouham, Mbomou, et Nana-Gribizi d’être en insécurité alimentaire aigue Stress ! (Phase 2 ! de l’IPC). Cependant, l’assistance reste irrégulière est la plupart des PDIs, les familles d’accueil, et les retournés internes reste en Crise (IPC Phase 3).

Avec l’épuisement précoce des stocks, la dépendance des ménages des marchés sera de plus en plus grande dès le mois de mars dans le nord et le nord-ouest et à partir de mai dans le reste du pays. Cette période correspond aussi à la hausse saisonnière du niveau des prix des denrées. Déjà en décembre passé, des hausses significatives de prix avaient été observé à Bangassou, zone qui concentre la moitié des 118 600 retournés de l’étranger. La hausse des prix des denrées de base aura un impact sur les PDIs, les familles d’accueil, et les retournés internes dans les zones les plus vulnérables, compte tenu de leur dépendance généralement beaucoup des achats de produits alimentaires sur le marché.

La période de mars à mai constitue aussi le pic de la transhumance des zones du Nord vers le sud et l’Ouest. Il arrive que les éleveurs ou les agriculteurs fassent appel aux groupes armés pour assurer leur protection en cas de conflits avec les transhumants. Depuis le début de la transhumance en janvier, les affrontements entre communautés ont déjà entrainé plus de 9000 déplacés le long des couloirs de passage Batangafo-Lady et Batangafo-Kambakota. Outre ces conflits, les agressions et braquages de civils par des individus armés vont continuer à limiter les mouvements de populations et l’accès des producteurs à leur champs, en particulier dans les zones de conflit. Toutefois, la stabilité relative dans certaines régions du pays favorise la mobilisation des acteurs humanitaires vers la mise en place des actions d résilience au profit des ménages. Selon le Cluster Sécurité Alimentaire, les appuis en semence et outils agricoles devraient s’augmenter comparativement à la campagne agricole écoulée au regard de la mobilisation en cours des acteurs humanitaires. Par ailleurs, la saison des pluies devrait s’installer à temps entre march et mai avec des précipitations attendues au-dessus de la moyenne entre juin et aout selon les prévisions de NOAA/CPC. Cela devrait favoriser l’accès à temps aux premières récoltes de maïs, d’arachide et de légumes feuilles dès le mois de juillet. Ainsi, dans les zones relativement stables, l’accès alimentaire des ménages va probablement se dégrader jusqu’en juin, mais les produits de cueillette puis les premières récoltes de juillet devraient les maintenir en insécurité alimentaire aigue Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu’en septembre.

Le déploiement en ce début d’année des forces de sécurité à Alindao (Basse-Kotto) et Bangassou (Mbomou), pourrait contribuer à réduire les exactions de groupes armés à l’encontre des populations. Par ailleurs, le processus de dialogue, démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR) en cours dans le pays pourrait continuer à encourager plus les cas de retours de PDIs et de réfugiés que les nouveaux cas de déplacement, semblable l’évolution des mouvements de population observée en 2018 (Figure 1). Compte tenu que l'aide alimentaire humanitaire est sous-financée et que l'accès à celle-ci est limité par la multiplication des incidents de sécurité, il est probable que les rations pour les PDIs, familles d’accueil, et retournés sera irrégulières. En conséquence, la plupart cette ménages devraient être en Crise (Phase 3 de l'IPC) ou pire jusqu'en septembre.

This report will be translated to English.

À Propos du Suivi à Distance

Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

About FEWS NET

Le Réseau des systèmes d’alerte précoce contre la famine est l’un des principaux prestataires d’alertes précoces et d’analyses de l’insécurité alimentaire. Constitué par l’USAID en 1985 pour aider les décideurs à planifier pour les crises humanitaires, FEWS NET fournit des analyses factuelles  concernant quelque 35 pays. Les membres des équipes de mise en œuvre incluent la NASA, la NOAA, le département américain de l ‘Agriculture (USDA) et le gouvernement des États-Unis (USGS), de même que Chemonics International Inc. et Kimetrica. Vous trouverez d’autres informations sur notre travail.

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