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Après le déficit de production, l’Extrême Nord fait face à la hausse des prix des denrées de base

  • Mise à jour du suivi à distance
  • Cameroun
  • Décembre 2017
Après le déficit de production, l’Extrême Nord fait face à la hausse des prix des denrées de base

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  • Messages clé
  • PERSPECTIVE PROJETÉE À MAI 2018
  • Messages clé
    • Suite aux pluies irrégulière (en dessous de 20 pour cent par rapport à l’année passée), aux attaques de cultures par les chenilles légionnaires (9623 ha) et aux dégâts de pachydermes (846 ha), l’Extrême Nord du pays fait face à des déficits de production céréalières et de légumineuses de l’ordre de 20 à 30 pour cent (rapport, Délégation régionale de l’agriculture, novembre 2017). Par ailleurs, la production de saison sèche sera en-dessous de la moyenne en raison de l’arrêt précoce des pluies.

    • Depuis la fin de la saison en octobre, les prix des denrées de base ont augmenté en moyenne de 19 et 23 pour cent respectivement pour le sorgho et le maïs. Outre le déficit de production, le disfonctionnement des marchés, caractérisé par la fermeture de certains corridors de transaction en raison de l’insécurité et les spéculations bord champs des commerçants, contribue à accroitre le niveau des prix.

    • Dans cette région où vivent 335 016 populations déplacées (environ 11 pour cent de la population hôte) dont 72 pour cent de déplacés internes (IDP), la malnutrition aigüe globale (SMART, aout-septembre 2017), sans être alarmante, touche 4,5 pour cent des enfants de moins de cinq ans et demeures-en-dessous des seuils observés au cours des quatre dernières années.

    • Outre les réfugiés Nigérian vivant dans les camps (59 479), l’assistance alimentaire et non alimentaire en cours et planifiée pour 2018 couvre environ 350 000 personnes. Toutefois, avec l’épuisement précoce des stocks, entre 25 et 33 pour cent des plus pauvres (population hôte, IDP et réfugiés hors camps sans assistance) seront dépendant des marchés dès mars. L’accès difficile à ces marchés avec des niveaux de prix autour de 22 pour cent supérieur à la moyenne quinquennale, exposera ces pauvres à l’insécurité alimentaire aigue Stress (Phase 2 de l’IPC) ou pire d’avril à mai.

    ZONE

    ANOMALIES ACTUELLES

    ANOMALIES PROJETÉES

    National

    ·    Environ 652 967 personnes déplacées et réfugiées dont 247 777 réfugiés centrafricains et 90 728 réfugiés nigérians vivent dans le pays, principalement dans les régions de l’Extrême Nord, du Nord, de l’Adamaoua et de l’Est.

    • Ces effectifs vont se maintenir, car l’instabilité actuelle ne favorise pas les retours volontaires ;
    • Hausse des prix des denrées de base dans les régions concernées en raison du déficit attendu de production dans le bassin du Lac Tchad et aussi du fonctionnement limité des marché du fait de l’insécurité.

    Extreme Nord

    ·    Hausse des prix des céréales de base ;

    • Insuffisance d’eau pour l’irrigation et dégâts de pachydermes sur les cultures maraichères le long du fleuve Logone et sur les rives Est et Ouest du lac de Guere;
    • Persistance de la menace terroriste avec de fréquents incident de sécurité, notamment des attentats suicides et incursions armés meurtrières.

    ·    Poursuite de la hausse des prix au-dessus de la moyenne quinquennale ;

    • Baisse de l’offre locale de denrées alimentaires en raison du déficit de production ;
    • Hausse de la demande des ménages sur les marchés en raison de l’épuisement précoce des stocks ;
    • Persistance de la menace terroriste pouvant limiter le fonctionnement normal des marchés.

    PERSPECTIVE PROJETÉE À MAI 2018

    Habituellement la soudure commence entre mai et juin dans la région. Avec les déficits de production enregistrés, la majorité des ménages pauvres (33 pour cent selon l’enquête EFSA de septembre 2016) y compris les déplacés internes et les réfugiés hors camp, verront leur stock s’épuiser dès le mois de mars et doivent désormais dépendre des marchés. FEWS NET estime, qu’entre mars et mai, les prix sur le marché de Maroua, pourront demeurer environ 22 pour cent au-dessus de leur moyenne quinquennale.

    Outre la production agricole, ces ménages tirent leur revenu principalement du maraichage, du travail journalier, du petit commerce et de l’élevage. l’insuffisance de l’eau pourrait reduire les capaicités de production. De meme, le bétail sera confronté très top à des difficultés d’abreuvement et les menaces de vol d’animaux ou de repression de la part de groupuscules terroristes pourraient limiter les mouvements de transhumance.

    Malgré l’affaiblissement des groupes armées, on note une augmentation de plus de 20 pour cent du nombre de déplacés par rapport à l’année passée, du fait de la fréquence des incidents de sécurité, se traduisant par des attentats suicides (dans les mosquées et marchés) et des incursions armées meurtrières en de petits groupes. Ces groupes pillent le bétail et les boutiques et s’empreignent parfois à leurs anciens fournisseurs. Ce qui amène de fois à la fermeture temporaire de certains corridors. Les arrondissements frontaliers en paient le prix le plus important.

    Pour 2018, l’office céréalier basée à Garoua et donc le rôle premier est de réguler les prix et les stocks des céréales dans les régions septentrionales, prévoit 18 000 tonnes pour la reconstitution des stocks dans les magasins de la région. Par ailleurs, les interventions humanitaires planifiées (essentiellement la prise en charge des malnutris, du cash base transfert et l’approvisionnement de 40 greniers de sécurité alimentaire) devraient toucher environ 350 000 personnes y compris les 59 479 réfugiés dans le camp de Minawao.

    Néanmoins, l’assistance ne suffira pas à combler la totalité des besoins des réfugiés et déplacés et ceux-ci devront faire face, avec les ménages pauvres des communautés hôtes à des niveaux de prix plus élevés que la moyenne. À cela s’ajoute le manque d’opportunité économique du fait de l’insécurité, car environ 46 pourcent vivent des petits métiers (commerce, travail journalier, transport, vente du bois, vente de bétail). Ainsi, 25 à 33 pour cent des ménages pauvres, y compris les déplacés vont connaitre une insécurité alimentaire aigue Stress (Phase 2 ! de l’IPC) ou pire d’avril à mai 2018.

    Figures Figure 1:  Projected sorghum prices in Maroua

    Figure 1

    Figure 1: Projected sorghum prices in Maroua

    Source: FEWS NET

    SEASONAL CALENDAR FOR A TYPICAL YEAR

    Figure 2

    SEASONAL CALENDAR FOR A TYPICAL YEAR

    Source: FEWS NET

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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