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Baisse des prix des denrées de base dans L’Extrême-Nord, mais des niveaux élevés sur les marchés urbains en zone anglophone

  • Mise à jour des messages clés
  • Cameroun
  • Janvier 2019
Baisse des prix des denrées de base dans L’Extrême-Nord, mais des niveaux élevés sur les marchés urbains en zone anglophone

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    • Dans l’Extrême-Nord, en raison du conflit et des revenus inférieurs à la moyenne, les ménages pauvres (hôtes et déplacés internes) resteront à l’insécurité alimentaire aigüe Stress (Phase 2 de l’IPC). La situation sécuritaire connait une accalmie, mais reste néanmoins marquée par quelques incursions isolées de Boko Haram, notamment dans la zone frontalière avec le Nigeria (Mayo Sava, Mayo Tsanaga et Logone et Chari).  Par ailleurs, les récentes exactions de Boko Haram dans la ville de Rann au Nigéria, ont entrainé la fuite d’environ 9 000 personnes qui ont trouvé refuge dans la région (OCHA).

    • Dans cette région, les ménages pauvres n’ont pas en ce moment recours au marché car vivent principalement de leurs récoltes. Sur les principaux marchés, les prix des denrées de base enregistrent des baisses par rapport à l’année passée et la moyenne quinquennale. La reprise des exportations de produits agricoles de rente, de bétail et de poisson vers le Nigeria demeure timide. Par conséquent, les prix de ventes de ces produits restent inférieurs à la moyenne.

    • Dans les régions anglophones (Nord-Ouest et du Sud-Ouest) et environnant, les ménages hôtes pauvres et les PDIs sont exposés à l’insécurité alimentaire aiguë Stress (Phase 2 de l’IPC). La situation sécuritaire reste précaire et caractérisée par des actes de kidnapping par des groupes sécessionnistes. Aussi le déplacement a également affecté les moyens de subsistance et de nombreux ménages ont épuisé leurs stocks de denrées de base dans les zones rurales.  Dans la région du Sud-Ouest, le PAM et ses partenaires ont commencé la distribution de vivres en décembre pour environ un tiers de personnes déplacées.

    • Outre les déplacements, les incidents continuent d’empêcher l’accès des producteurs à leurs plantations et perturbent le fonctionnement normal des entreprises et industries de l’agroalimentaire (banane plantain, cacao, huile de palme). Sur les marchés urbains, les disponibilités sont faibles en maïs, haricot, tubercule et autres dérivés du manioc. Les prix des produits de la ferme sont bas auprès des producteurs (par faute d’acheteurs), mais sont élevés sur les marchés urbains. A Ndop (Sud-Ouest) par exemple, le seau de maïs qui coute habituellement au consommateur 2 500 F CFA, atteint 3 000 à 3 500 F CFA.

    Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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