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Les pluies se normalisent après le démarrage tardif de la saison et les opérations agricole

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Burkina Faso
  • Juillet - Décembre 2015
Les pluies se normalisent après le démarrage tardif de la saison et les opérations agricole

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  • Contexte national
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    • La campagne agricole s’installe difficilement dans le pays avec un retard prononcé dans la mise en place des opérations de semi, en particulier pour les cultures à cycle long comme le coton et les variétés traditionnelles de mil et de sorgho. Elle est caractérisée par des pluies faibles à modérées, mal reparties dans l’espace et dans le temps.

    • Dans l’extrême nord du pays (communes de Tin-Akoff, Nassoumbou et Koutougou), la crise alimentaire (Phase 3 de l’IPC) se poursuivrait sauf pour les effets de l’assistance dans la zone. Les éleveurs continuent d’enregistrer des pertes importantes de leurs cheptels à cause du manque de fourrage. En outre la détérioration des sources de revenus liée principalement à la dégradation des termes de l’échange bétail/céréale limite l’accès des ménages pauvres à une alimentation adéquate.

    • Sur les marchés, les prix des céréales de base et du bétail suivent la tendance saisonnière moyenne, mais pourraient connaitre de fortes variations si l’allure de la campagne agricole faisait douter de son issu. Les disponibilités céréalières restent néanmoins globalement satisfaisantes avec des stocks commerçants au-dessus de la moyenne.


    Contexte national

    Situation actuelle

    Les opérations de semis enregistrent un retard de 20 à 30 jours  comparativement à la normale du faite de l’insuffisance et de la mauvaise répartition spatio-temporelle des pluies. A la date du 10 juillet, les cumuls saisonniers variaient entre 0 mm à Oursi, Déou et Tin-Akoff (dans la province de l’Oudalan, à l’extrême nord) et 325 mm à Bieha (dans la province de la Sissili, au sud). Dans les principales zones de productions de coton et de céréales, les semis qui en année normale se situent entre 50 et 75% de parcelles à cultiver dans ces cultures, sont réalisés à moins de 50% dès le 20 juillet.

    Dans, l’extrême nord du pays, les pâturages tardent à régénérer, ce qui prolonge la soudure pastorale et entraine des mortalités d’animaux plus importantes que d’habitude.

    La situation alimentaire des ménages pauvres est globalement normale, exception faite de la région du Sahel et environnant où sévit une insécurité alimentaire classée Stress ou en Crise, en particulier dans les communes de Tin-Akoff, de Nassoumbou et de Koutougou. Les ménages pauvres de ces communes dont les revenus sont au plus bas sont entièrement dépendants des marchés.

    L’approvisionnement des marchés en produits agricoles est globalement satisfaisant. Les stocks des commerçants grossistes et des unions de producteurs sont au-dessus de la moyenne, au moins 44 000 tonnes. Dans les chefs-lieux de province, le gouvernement continue l’approvisionnement régulier des boutiques témoins pour la vente de maïs et de riz à prix subventionnés.

    Les prix des céréales ont connu de légères hausses par rapport au mois passé et aussi comparé à l’année passée à la même période. Ils restent globalement stables par rapport à la moyenne quinquennale. Toutefois, dans les principales zones de production du maïs (Boucle du Mouhoun, Hauts-Bassins, Cascades, Sud-Ouest), du fait de l’installation difficile de la saison, les prix moyens aux producteurs sont en hausse de 27% et de 6% respectivement par rapport à l’année passée et à la moyenne quinquennale.

    En attendant une bonne régénération des pâturages, la situation alimentaire du bétail reste marquée par l’insuffisance des ressources fourragères qui a provoqué une dégradation de l’état physique plus accentuée que la normale surtout dans les régions du Sahel, du Nord, du Centre-nord, du Plateau Central et du Centre-Sud. En plus des épizooties habituelles de Peste porcine, de charbon bactéridien, de fièvre aphteuse et de Newcastle, la situation sanitaire des animaux est aussi marquée par l’apparition depuis le mois de mars de l’Influenza Aviaire Hautement Pathogène (IAHP) dans dix régions ce qui amène les autorités gouvernementales à prendre des mesures d’interdiction d’exportations de volaille vers les pays voisins.

    Les prix des animaux, en particuliers les bovins et les petits ruminants sont en baisse comparativement à l’année passée à la même période du fait de la hausse de l’offre et du mauvais état d’embonpoint (au moins 80% des animaux présentés sur les marchés sont en mauvais état physique). Dans l’ensemble, on note une baisse de 5% à 25% pour le bouc, 5 % à 10% pour le bélier et de 8 % pour le taureau par rapport à l’année passée. Les prix restent cependant supérieurs à la moyenne des cinq dernières années.

    En dehors de la vente des animaux, les autres sources de revenu des ménages proviennent principalement de l’orpaillage (activité qui poursuit en ce moment en attendant l’installation effective de la saison) et de la vente de produits forestiers non ligneux, notamment les amendes de karité et les grains de néré dont les prix sont 50 à 75% supérieurs à la moyenne quinquennale.

    Le pays compte à nos jours 32 000 réfugiés maliens, dont plus de 90% sont présents dans la région du Sahel. Ces réfugiés bénéficient de l’assistance du Haut-Commissariat aux réfugiés et ses partenaires.

    Suppositions     

    Le scénario le plus probable de la sécurité alimentaire décrit de juillet à décembre 2015, se fonde sur les hypothèses générales suivantes :

    • Des cumuls pluviométriques saisonniers moyens à inférieurs à la moyenne: L’effet El Nino continue d’impacter négativement l’installation et la répartition spatio-temporelle des pluies. Ainsi, la mise à jour des prévisions saisonnières indique pour la période allant de juillet à septembre, une situation pluviométrique normale à déficitaire sur l’ensemble du pays et qui pourrait se révéler défavorable au bon déroulement des activités agricoles.
    • Une réduction des superficies emblavées en cultures céréalières et en coton au profit du maïs et des cultures de rente : le démarrage tardif de la saison, surtout dans la moitié sud du pays va nécessiter une réduction des superficies pour les cultures à cycles long comme le mil, le sorgho et le coton, au profit par contre du maïs et des autres cultures de rente (arachide, sésame et niébé). Par ailleurs, le niveau actuel du prix du maïs au-dessus de la moyenne pour les producteurs, pourrait motiver ces derniers à accroitre leurs superficies pour cette spéculation.
    • Une disponibilité de céréales moyenne à supérieure à la moyenne : En raison de la demande globalement moyenne des ménages sur les marchés pour satisfaire à leurs besoins et d’un environnement du marché sous régional favorable, l’approvisionnement des marchés restera satisfaisante jusqu’aux nouvelles récoltes attendues à partir du mois d’octobre.
    • Des niveaux de prix des céréales moyens à supérieurs à la moyenne: Depuis les récoltes dernières, les prix des céréales ont évolué suivant la tendance saisonnière moyenne. Toutefois, les comportements spéculatifs des commerçants guidés par une projection pessimiste sur l’issue de la campagne agricole, pourraient entrainer les prix au-dessus de la moyenne des cinq dernières années sur toute la période du scenario.
    • Des revenus agricoles moyens à inférieurs à la moyenne: le retard accusé dans le démarrage des opérations agricoles et les inquiétudes des producteurs face aux prévisions saisonnières pourraient conduire à une réduction des superficies ce qui aura pour conséquence la baisse de la demande en main-d’œuvre agricole et donc à une baisse des revenus.
    • Des revenus moyens pour l’orpaillage et la vente de produits forestiers non ligneux : Avec une disponibilité moyenne de produits forestiers non ligneux par rapport à la normale, et des prix d’achat de l’or autour de la moyenne quinquennale, on suppose que les ménages pourront aussi générer des revenus moyens.

    Résultat le plus probable de la sécurité alimentaire

    Excepté dans l’extrême nord du pays, la soudure restera normale pour la plupart des ménages pauvres qui continueront à développer des stratégies habituelles d’accès à la nourriture et aux revenus en attendant les récoltes en vert du maïs, du mil hâtif et de l’arachide à partir de septembre. Ainsi, pendant toute la période du scenario les ménages pauvres pourront avoir une consommation normale tout en assurant la protection des moyens d’existence et vivront une insécurité alimentaire aiguë Minimale (IPC Phase 1)

     

    Pour plus d'informations sur les perspectives des zones de préoccupation, veuillez, s'il vous plaît, cliquer en haut de la page pour télécharger le rapport complet.

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Most-likely estimated food security outcomes for July 2015

    Figure 2

    Most-likely estimated food security outcomes for July 2015

    Source: FEWS NET

    Figure 3

    Source:

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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