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Ménages pauvres en stress entre juillet et septembre dans les zones d’élevage du nord

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Burkina Faso
  • Avril - Septembre 2013
Ménages pauvres en stress entre juillet et septembre dans les zones d’élevage du nord

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  • Messages clé
  • Contexte national
  • Zones d’interet
  • Messages clé
    • Les ménages très pauvres et pauvres sont actuellement capables de satisfaire à leur besoin de consommation avec la prise normale de 2 à 3 repas par jour sans recours à des stratégies d’adaptation inhabituelles. Au moins 80 pour cent des ménages vivent une insécurité alimentaire Minimale (IPC Phase 1). 

    • La dégradation de l’accès en quantité et en qualité à la nourriture devrait s’observer entre juillet et septembre du fait du niveau élevé des prix des denrées alimentaires de base et des revenus non agricole limités à cause des travaux champêtres. Dans les zones de moyens d’existence 8 et 7 au nord du pays, au moins 25 à 30 pour cent des ménages seront confrontés à ces difficultés alimentaires et donc vivront une insécurité alimentaire sous stress (IPC Phase 2). 

    • Les revenus similaires ou plus que normaux de la main-d’œuvre agricole, de l’orpaillage et de la vente de bétail, ainsi que les programmes de transferts monétaires et de prévention de la malnutrition, tout en favorisant l’accès des ménages à l’alimentation, contribueront aussi à réduire la perte de moyens d’existence pendant tout la période du scénario.


    Contexte national
    Situation actuelle

    L’alimentation des populations est jugée satisfaisante car on assiste à la prise normale de deux à trois repas quotidiens dans les ménages. Les récoltes supérieures de 40 à 60 pour cent comparées à la normale et les productions additionnelles de contre saison permettent aux ménages pauvres de vivres actuellement de leurs stocks qui habituellement s’épuisent entre février et avril dans les zones de préoccupations.

    Les disponibilités alimentaires (céréales, produits maraichers) sont bonnes sur les marchés qui sont principalement approvisionnés par les commerçants. Au niveau des commerçants grossistes et des organisations paysannes, les stocks céréaliers sont constitués comme en année normale et se chiffrent à plus de 8 300 tonnes. Les stocks de riz importé (5 et 25 pour cent de brisure) couvrent les besoins actuels de consommation et se chiffrent à 151 934 tonnes, soit plus de 230 pour cent des besoins mensuels.

    Les flux entrants de céréales sont plus importants que les flux sortants. En effet, sur la période janvier-mars, les importations réalisées sont en moyenne de 11 200 tonnes (principalement du riz, 70 pour cent) contre moins de 700 tonnes pour les exportations. Le maïs importé provient essentiellement du Ghana et de la Côte-d’Ivoire, tandis que les exportations sont dirigées principalement vers le Niger à travers les marchés de l’Est du pays et sont similaires à une année normale.

    Depuis le mois de janvier, on assiste à des niveaux de prix globalement stables sur les marchés. Par rapport à la même période de l’année passée, on note des variations de prix à la baisse sur la quasi-totalité des marchés : en moyenne de 12 pour cent pour le maïs blanc, 15 pour cent pour le sorgho blanc et 10 pour cent pour le mil. Sur les marchés de Djibo, Niénéta, Ouahigouya et Pouytenga, on note en particulier une baisse de 20 pour cent pour le sorgho du fait de la faiblesse de la demande comparée à l’offre. Comparés à la moyenne quinquennale, les prix du maïs et du sorgho sont dans l’ensemble stables. Celui du mil enregistre une hausse de 10 pour cent dans les zones de production et 6 pour cent sur les marchés de consommation.

    Dans les zones d’élevage, en particuliers les régions du Sahel, du Nord et du Centre-Nord (Zone de moyens d’existence 8, 7 et 5), le bétail est confronté à l’insuffisance du fourrage naturel tant en quantité qu’en qualité et aussi au tarissement des points d’eau de surface. Néanmoins cette situation est meilleure que la normale au regard de la bonne pluviométrie enregistrée la saison écoulée. Par ailleurs, les sous-produits agro industriel (SPAI) sont disponibles sur les marchés et les niveaux de prix (6 500 à 8 000 F CFA) sont similaires à ceux pratiqués au cours des 5 dernières années. Les départs en transhumance en février-mars, ont été normaux en direction des régions du sud du pays ou des pays côtiers (Bénin, Togo, Ghana).

    Sur les marchés à bétail (Djibo, Dori, Gorom-Gorom), les offres sont en baisse par rapport à même période de l’année passée, car les éleveurs qui disposent encore de stocks alimentaires ne sont pas contraint de vendre leurs animaux. Cependant, la demande normale reste soutenue par les exportations vers les pays côtiers (Côte-d’Ivoire, Ghana, Bénin) et le Nigéria et aussi par les besoins de reconstitution du cheptel par les paysans. Les niveaux de prix sont élevés (du fait du bon embonpoint et de l’offre plus faible que la demande) comparés à 2012 : 16 à 20 pour cent pour les taureaux et 3 à 35 pour cent pour les petits ruminants. Par rapport à la moyenne quinquennale, les variations à la hausse vont de 24 à 27 pour cent pour les taureaux et 2 à 24 pour cent pour les petits ruminants. En conséquence, les termes de l’échange sont en faveurs des éleveurs car la vente d’un bouc sahélien permet d’acquérir 180 à 200 kg de mil contre 150 à 180 kg en moyenne au cours des cinq dernières années.

    Les revenus tirés des autres cultures de rente (arachide, niébé, sésame) sont aussi meilleurs par rapport à la moyenne quinquennale, même si leur disponibilité est de plus en plus faible dans les ménages à cette période de l'année. En effet, par rapport à la moyenne quinquennale, les productions écoulées ont été supérieurs (30 pour cent pour le niébé, 2 pour cent pour l’arachide et 66 pour cent pour le sésame) et les prix sont à la hausse en moyenne de 30 pour cent pour le niébé, 40 pour cent pour l’arachide graine et 65 pour cent pour le sésame.

    Pour les cultures de contre saison, en particulier les produits maraîchers, les ressources en eau ont été suffisantes pour permettre aux producteurs de réaliser un à deux cycles de production similaire à une année normale. Les récoltes sont en cours et dépassent sur certains sites (région du nord) 30 pour cent de la production quinquennale. Les soutiens en matériels, semences et intrants des projets et programmes par le gouvernement et la FAO ont aussi contribué à l’accroissement de cette production. Les prix des produits maraichers ont chutés de 30 à 40 pour cent par rapport au premières récoltes de décembre-janvier, mais demeurent similaires à ceux pratiqués en année normale pendant la période : 12 500 F CFA le sac de 100 kg d’oignon et 60 000 F CFA la caisse de 100 kg de tomate. En plus de leur contribution directe à l’alimentation, les produits maraîchers sont généralement vendus pour l’achat de céréales, la capitalisation du cheptel, etc.

    L’orpaillage est pratiqué comme les années passées, mais constitue de plus en plus une alternative aux migrations saisonnières pour les bras valides. On estime que les revenus aléatoires mensuels peuvent atteindre en moyenne 20 000 à 40 000 F CFA, similaire à une année normale. Le cours de l’or est globalement stable sur le marché international ce qui se traduit par un prix d’achat du gramme entre 25 000 à 26 500 F CFA sur les sites d’exploitation contre 20 000 à 25 000 F CFA les trois dernières années.

    A la date du 22 avril, le pays comptait environ 49 975 réfugiés maliens concentrés principalement dans les provinces du Soum (35 pour cent), de l’Oudalan (33 pour cent) et du Séno (21 pour cent). Ainsi, depuis l’intervention militaire au Mali en janvier, près de 10 000 nouveaux réfugiés ont été recensés. L’enquête sanito-nutritionnelle réalisée entre le 18 février et le 10 mars sur les camps de Mentao, Goudebou, Saa-Nionogo et de Dibissi indique des prévalences élevées d’anémie chez les femmes et les enfants de moins de cinq ans. Les taux de malnutrition aigüe sont préoccupants particulièrement sur le site de Goudébou avec un taux de malnutrition aigue globale de 24,5 pour cent et une malnutrition aigue sévère de 5,3 pour cent au-dessus du seuil d’urgence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Selon le Haut-Commissariat pour les Réfugiés (HCR), les causes liées à ces taux sont probablement l’insuffisance de la diversité alimentaire et les pratiques d’hygiène inadéquates. En termes de réponses immédiates, une opération de dépistage de porte à porte est organisée afin de référer les enfants malnutris vers les centres de santé. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a planifié la distribution de blanket feeding aux enfants de 6 à 23 mois. L’aide alimentaire est mensuellement fournie par le PAM avec un panier alimentaire, basée sur 2 100 kilocalories par jour et par personne et composé de céréales, de légumineuses, de l'huile de mélange maïs-soja (CSB), de sel et du sucre.

    Les interventions humanitaires en cours ou réalisées entre janvier et mars, portent sur le renforcement de la résilience en faveur des populations impactées par la crise de 2012. Il s’agit de la prévention et la prise en charge de la malnutrition aigüe dans les formations sanitaires (PAM, UNICEF, ACF, Save the Children, ACDI/VOCA) au profit d’au moins 153 000 enfants de moins de cinq ans et de femmes enceintes ou allaitantes, la dotation de cantines scolaires (1 621 tonnes de vivres pour 96 124 enfants), la conduite des opérations de cash for work (OXFAM, PAM, ACF, Christian Aid) au profit d’au moins 130 000 ménages et le renforcement du soutien à la production agricole et à l’élevage (FAO). Au total, plus de 1 200 tonnes de vivres ont été distribuées aux ménages dans le cadre des opérations de food for work et au moins 885 tonnes en stocks communautaires ont été constituées.

    Suppositions

    Le scénario le plus probable de la sécurité alimentaire décrit d’avril à septembre 2013, se fonde sur les hypothèses générales suivantes :

    • Une pluviométrie normale ou supérieure à la moyenne: Selon les prévisions saisonnières, il est probable que les pluies s’installent normalement et que la pluviométrie enregistrée sur la période juin à septembre soit normale ou au-dessus de la normale pour le Burkina Faso. L’agriculture étant tributaire de cette pluviométrie, il est donc probable que la campagne agricole se déroule dans des conditions similaires à une année normale.
    • Les prix des céréales : Au regard de la tendance actuelle du niveau des prix qui semble suivre la tendance saisonnière normale, on s’attend à ce que les prix des céréales restent en dessous de ceux de 2012, mais en hausse de 5 à 15 pour cent comparés à la moyenne quinquennale, en particulier pour le sorgho et le maïs et cela jusqu’en juin. Néanmoins, il est probable que la tension soit forte pour le mil du fait de la faiblesse de l’offre de cette denrée sur les marchés et aussi de la spéculation qui pourrait naître pendant la période du carême musulman (Ramadan) en juillet, période pendant laquelle la demande est généralement élevée. De ce fait, les prix du mil pourraient s’accroitre d’au moins 20 pour cent par rapport à la moyenne des cinq dernières années.
    • La demande institutionnelle de céréales : La période post-récolte (décembre à mars) qui est généralement favorable pour la reconstitution des stocks institutionnels a plutôt enregistré une demande faible en céréales (7 500 tonnes). Cette demande devrait être satisfaite par les stocks détenus par les commerçants grossistes et les organisations paysannes qui s’élevaient en fin mars à plus de 8 300 tonnes de céréales et 1 010 tonnes de niébé. La mise en marché des céréales des grands producteurs pourrait contribuer à renforcer les stocks commercialisables jusqu’en août/septembre. Ces stocks pourraient être sollicités par les institutions à partir de juillet.
    • L’approvisionnement des marchés : Les marchés demeureront bien approvisionnés en denrées alimentaires. Les flux de céréales des zones de production vers les provinces déficitaires se déroulement bien permettant aux commerçants de constituer normalement leurs stocks. Les productions additionnelles de la contre saison et les flux frontaliers positifs devraient aussi contribuer à assurer un bon niveau d’approvisionnement des marchés sur toute la période du scénario. Cependant les exportations vers le Niger née de la mauvaise campagne agricole au Nigeria l'année dernière pourraient changer le sens des flux pour le maïs.
    • La production de coton graine: Pour la présente campagne agricole, les intentions de production exprimées par les producteurs sont de 730 000 tonnes soit 16 pour cent en hausse par rapport à la dernière campagne et près de 40 pour cent comparée à la moyenne quinquennale. En revanche, en ce qui concerne les revenus aux producteurs, ils pourraient relativement subir une légère baisse par rapport à l’année passée au regard de la baisse annoncée du prix d’achat au kg de coton graine (235 F CFA, en baisse de 4 pour cent) et de la hausse du coût des engrais malgré les subventions de 3 pour cent pour le NPK (15 500 F CFA le sac de 50 kg contre 15 000 F CFA en 2012) et 7 pour cent pour l’Urée (15 500 F CFA le sac de 50 kg contre 14 500 F CFA en 2012 ). En outre au regard de la politique prônée pour cette culture dans la plus grande région cotonnière du pays, les superficies en maïs pourraient connaitre une hausse et en accroître ainsi la production.
    • La situation alimentaire du bétail: La transhumance saisonnière sera normale entre avril et juin. Pour les animaux restés sur place, les difficultés alimentaires habituelles devraient survenir au cours de la même période du fait de l’insuffisance de fourrage et d’eau. Cependant, l'embonpoint des animaux sera au-dessus d'une année normale à cause de la bonne pluviométrie enregistrée la saison écoulée. La régénération des pâturages à partir de juillet marquera le début de retour des transhumants.
    • Les prix du bétail : Les prix sont actuellement au-dessus de ceux de l’année passée et de la moyenne quinquennale mais seront en baisse jusqu'à juin à cause de la détérioration des conditions pastorales. Le regain de poids à partir de juillet, couplé à la hausse de la demande pour la fête de Ramadan, vont favoriser le maintien des prix d’au moins 30 pour cent au-dessus de la moyenne entre juillet et août et également pour septembre avec l’annonce de la fête de Tabaski en octobre.
    • Les termes de l’échange bétail/céréales : En considérant les niveaux actuels élevés des prix du bétail, les termes de l’échange vont demeurer à la faveur des éleveurs entre avril et septembre mais pourraient se déprécier, en particulier pour le mil, de 10 à 15 pour cent par rapport à la normale du fait de son niveau de prix élevé.
    • Les revenus de la main-d’œuvre agricole : La demande en main-d’œuvre est habituellement élevée sur toute la période du scénario du fait des travaux champêtres et de gardiennage d’animaux. Par ailleurs, le coût de la main-d’œuvre journalière a subit une hausse de 25 à 50 pour cent indirectement liée à la concurrence avec les activités d’orpaillage plus attractives pour les bras valides. Par conséquent, les revenus générés pourraient aussi croitre du même ordre.
    • Les réfugiés maliens : Au regard de la stabilisation socio-politique en cours au Mali, on ne s’attend plus à une arrivée massive de réfugiés. Le HCR et ses partenaires ont planifié les besoins d’assistance pour 50 000 réfugiés. Le recensement par biométrie en cours devrait permettre de savoir le nombre exact de personnes à appuyer. Cet effectif pourrait être géré par le PAM et les autres acteurs qui apportent des rations alimentaires mensuelles aux réfugiés.
    • La situation sanito-nutritionnelle : Elle devrait demeurer stable, voir en baisse au regard des programmes de prise en charge ou de prévention de la malnutrition en cours depuis 2012 au profit des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes et allaitantes. La disponibilité de fruits, de produits forestiers non ligneux (entre avril et septembre) et de feuilles vertes (entre juillet et septembre) pourraient améliorer la diversité alimentaire dans les ménages et contribuer à stabiliser les taux de malnutrition aigüe.
    Résultat le plus probable de la sécurité alimentaire

    Entre avril et juin, les ménages, notamment les très pauvres et les pauvres continueront à avoir une alimentation normale avec la prise quotidienne de 2 à 3 repas par jour. L’existence de stocks résiduels dans les ménages et les niveaux de prix abordables des denrées alimentaires vont permettre aux ménages d’être en insécurité alimentaire minimale (IPC Phase 1).

    La période de soudure habituellement vécue à partir de juin devrait être plus courte de juillet à septembre compte tenu du surplus de production réalisée en 2012. Les revenus plus que normaux et les programmes de cash for work en cours sont des facteurs qui contribueront à faciliter l’accès des ménages à l’alimentation. Pour ces ménages, on ne s’attend pas à la mise en œuvre de stratégies irréversibles sur les moyens d’existences. De ce fait, pour l’ensemble du pays excepté les zones de moyens d’existence 7 et 8, entre juillet et septembre, les ménages très pauvres et pauvres seront sans insécurité alimentaire aiguë (IPC Phase 1) 


    Zones d’interet

    Zone de moyens d'existence nord élevage transhumant et mil (Zone 8)

    Situation actuelle

    Dans cette zone où les ménages très pauvres et pauvres représentent en année normale respectivement 20 pour cent et 40 pour cent de la population, les moyens d’existence sont basés principalement sur la culture du mil et la pratique de l’élevage transhumant.

    Selon les résultats définitifs de la campagne agricole 2012/2013, la production céréalière de la zone couvre les besoins à hauteur de 101 pour cent. Pour les ménages très pauvres et pauvres dont la production ne suffit pas au-delà de 4 à 5 mois en année normale ou jusqu'à janvier/février, les stocks vont atteindre les mois de mai/juin cette année. On constate actuellement un faible recours des ménages aux marchés. Par ailleurs, des réserves alimentaires ont été constituées dans la zone (650 tonnes de céréales) pour l’ONG HELP pour des ventes à prix social pendant la soudure (juin à septembre).

    Les marchés sont bien approvisionnés en céréales et principalement à partir des marchés de regroupement de Pouytenga et d'Ouagadougou. Les prix des céréales de base, en particulier le mil et le sorgho (237 et 213 F CFA le kg respectivement), ont baissé respectivement de 21 et 23 pour cent par rapport au mois passé, l’offre étant supérieure à la demande. Cependant, les prix sont normalement en hausse à cette période pendant une année normale. Ils sont restés globalement stables par rapport à l’année passée (baisses inférieures à 6 pour cent), mais sont au-dessus de la moyenne des 5 dernières années (+25 pour cent pour le mil et +21 pour cent pour le sorgho).

    L’élevage transhumant qui caractérise le mode de vie des populations se développe dans un contexte de relative bonne disponibilité des ressources en eau et du fourrage comparé à la normale à cause de la bonne pluviométrie enregistrée la saison dernière. Le bétail vient d’entamer la période habituellement de difficultés alimentaires (avril-juin) du fait du tarissement des points d’eau et de la raréfaction des pâturages. Près de 37 000 têtes de bétail additionnel ont été recensées dans la zone du fait de la présence de populations de réfugiées. Toutefois, des actions ont été entreprises par les autorités locales et les partenaires pour orienter ce bétail vers une zone de pâture et sensibiliser la population hôte pour une meilleure cohabitation. Néanmoins il y a une pression du bétail sur les ressources dans la mesure où les transhumances ne sont plus possibles vers le Mali. En conséquence les zones du sud sont priorisées par les pasteurs. Cependant, les animaux présentent toujours un bon état d’embonpoint. Par ailleurs, les sous-produits agro industriels (SPAI) sont disponibles sur les marchés et les prix sont de 13 pour cent inférieurs à ceux de l’année passée à cause des subventions de l'Etat.

    Le prix du bétail, en particulier des petits ruminants (boucs et béliers) est en moyenne 43-44 pour cent plus élevé que la moyenne quinquennale à cause d'une offre faible et une demande plus élevée pour l'extérieur. Ce qui facilite l’accès des ménages pasteurs aux sous-produits agro industriels (SPAI) et aux céréales sur les marchés. Les termes de l’échange étant favorables aux éleveurs car la vente d’un bouc sahélien permet d’acquérir au moins 180 kg de mil.

    La disponibilité du lait est moyenne pour la période. Le lait vendu est issu de vaches laitières et des animaux d’unités de productions d’embouche ovine qui revendent aux mini-laiteries de la zone. Le prix du lait pasteurisé coûte actuellement 750 F.CFA le litre contre 600 à 650 l’année dernière. Cette hausse est probablement due à l’accroissement de la demande du fait de la présence de réfugiés dans la zone.

    Les actifs des ménages très pauvres et pauvres qui ne sont pas recrutés pour l’élevage, ont recours à l’orpaillage pour générer des revenus monétaires. Le gramme d’or se vent sur les sites en moyenne à 25 000 XOF soit un niveau similaire par rapport au prix moyen des deux dernières années. La rémunération de la main-d’œuvre pour l’élevage n’a pas connu de changement par rapport à la normale, la demande étant demeurée similaire.

    La zone compte 16 247 réfugiés maliens, soit 34 pour cent des refugiés au pays. Ces derniers bénéficient de l’assistance de l’Etat et des acteurs humanitaires. Des rations mensuelles de nourriture sont distribuées et un programme de prise en charge et de prévention de la malnutrition aiguë est mis en place.

    Les élèves des écoles primaires de la zone bénéficient de rations alimentaires quotidiennes à travers les cantines scolaires. Des actions de soutien à la résilience (appui à l’élevage, cash for work, prévention de la malnutrition) sont en cours (PAM, OXFAM, HELP, FAO) au profit des ménages ayant connu les difficultés alimentaires de 2012. Au moins 20 000 ménages bénéficient des actions de cash for work et plus de 8 000 enfants de moins de cinq ans et de femmes enceintes ou allaitantes bénéficient de rations alimentaires dans le cadre de la prévention de la malnutrition aigue.

    Selon les résultats de l’enquête SMART réalisée en septembre-octobre 2012, le taux de MAG est de 10.1 pour cent. Il se situe néanmoins en dessous des taux observés au cours des trois dernières années (10.7 pour cent à 14.7 pour cent). Le nombre de repas consommés dans les ménages et la diversification des repas sont normaux (2-3 repas en moyenne par jour). Le régime alimentaire dominé par les céréales, le lait, l’huile, le sucre et les feuilles correspond à une stratégie de vie habituelle pour les ménages. La zone est actuellement sans insécurité alimentaire aiguë (IPC Phase 1).

    Suppositions

    Le scénario le plus probable de la sécurité alimentaire décrit d’avril à septembre se base sur les hypothèses suivantes:

    • Une installation normale de la campagne agricole : sous réserve de prévisions saisonnières détaillées pour le pays, les prévisions actuelles indiquent qu’il est probable que la pluviométrie enregistrée sur la période juin-septembre soit normale ou au-dessus de la normale pour le Burkina Faso. Ce qui se traduira par un développement normal des cultures et des pâturages avec des inondations qui pourraient être enregistrées localement.
    • L’accès aux pâturages et aux ressources en eaux : cet accès ne connaitra pas de changement par rapport à une année normale, la période de soudure pour le bétail se déroulant en année normale entre avril et juin du fait de l’insuffisance des points d’eau et du fourrage. La régénération des pâturages et leur développement normale facilitera l’alimentation du bétail entre juillet et septembre.
    • Les prix des animaux : les prix vont suivre la tendance saisonnière normale entre avril et juin, marquée par une stabilité, mais pourraient augmenter de 30 pour cent au moins entre juillet et septembre comparé à la moyenne quinquennale du fait de la hausse de la demande liée à la fête de Ramadan en août.
    • Les mouvements de transhumance : Ils ont commencé depuis la période de février-mars et resteront normaux avec des retours prévus à partir du mois de juillet du fait de la germination des pâturages et de la disponibilité de l’eau. Une amélioration de la situation sécuritaire dans les zones frontalières avec le Mali facilitera le retour des transhumants maliens pour y profiter des pâturages.
    • Le salariat agricole : les revenus tirés du gardiennage des animaux restera sans changement et seront similaire à une année normale et à la moyenne pour la période.
    • La consommation du lait et des produits laitiers : cette consommation restera similaire à celle d’une année normale et les revenus tirés de la vente de lait vont croitre en relation avec la hausse du prix qui pourrait dépasser 20 pour cent par rapport à la normale. En effet, le HCR et ses partenaires ont planifié pour début avril, la mise à disposition de 300 litres de lait par semaine pour prévenir la malnutrition sur le camp de réfugiés de Goudebou. Ce lait sera collecté sur un rayon de 50 km et donc pourrait profiter aux éleveurs de la zone.
    • Les marchés à céréales : ils seront bien approvisionnés par les commerçants principalement et les prix des céréales de base (mil et sorgho blanc) avec des hausses normales pour la période d’avril à août, demeureront au moins 20 pour cent au-dessus de la moyenne quinquennale. Pour le mil en particulier cette hausse pourrait dépasser les 30 pour cent du fait de la hausse atypique de la demande liée au carême musulman (juillet à août). En effet le mil est sollicité à cette période pour plusieurs usages (bouillie, pate de tô, aumône, etc.). Cela va dégrader les termes de l’échange qui demeureront néanmoins en faveur des éleveurs au regard du niveau élevé des prix du bétail.
    • La consommation alimentaire des ménages : elle va se dégrader en quantité et en qualité du fait de l’épuisement des stocks et des sources de revenus limités ainsi que des niveaux élevés des prix. Ce qui ne permettrait pas aux ménages pauvres de s’approvisionner de façon adéquate.
    • Les taux de malnutrition aiguë globale : ils pourraient être au-dessus de la moyenne saisonnière et des normes requises dans la zone du fait des travaux champêtres et de la difficulté d’accéder aux services de santé dû à l’enclavement de certaines localités.
    • Les effectifs de populations réfugiées : dans la zone, ces effectifs ne connaitront pas de grande évolution au regard des mesures envisagées par la communauté international pour normaliser la situation socio-politique au Mali.
    Résultat le plus probables de la sécurité alimentaire

    Jusqu’en fin juin, la consommation alimentaire des ménages devrait demeurer normale compte tenu de l’existence de stocks et des conditions favorables d’accessibilité aux marchés (marchés bien approvisionnés, termes d’échange en faveur des éleveurs). Ainsi, entre avril et juin, les ménages très pauvres et pauvres seront sans insécurité alimentaire aiguë (IPC Phase 1).

    La période de soudure sera plus courte qu’en année normale et va intervenir à partir de juillet, du fait que les actions en cours : disponibilité de stocks communautaires, transferts monétaires, prévention de la malnutrition chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes ou allaitante vont contribuer à faciliter l’accès des ménages aux denrées alimentaires. Toutefois, les pics de prix au-delà de 20 pour cent par rapport à la moyenne ne permettront pas aux ménages très pauvres et pauvres de s’approvisionner de manière adéquate sur les marchés et ces derniers devront s’adapter en réduisant la quantité et la qualité des repas consommés. Par ailleurs, l’enclavement de la zone du fait des pluies pourrait compromettre l’approvisionnement du marché et y entraver la fréquentation des services de santé dans le cadre des programmes de prévention et de prise en charge de la malnutrition. Cela pourrait contribuer à maintenir les taux de malnutrition aigüe au-dessus du seuil d’alerte, c’est-à-dire 10 pour cent. La zone sera en insécurité alimentaire aiguë sous stress (IPC Phase 2) entre juillet et septembre.

    Zone de moyens d'existence nord et est bétail et céréales (Zone 7)

    Situation actuelle

    Les taux de couverture des besoins céréaliers par la production de la campagne écoulée 2012/2013 varient entre 65 pour cent et 119 pour cent. Pour les ménages très pauvres et pauvres, les résultats des missions conjointes du SAP indiquent que les récoltes pourront suffire pour 5 à 8 mois leur consommation contre 3 à 5 mois en année normale. Autrement dit, les ménages vivront de leurs récoltes jusqu’en mars ou juin. La production de niébé, principale culture de rente a été bonne et en hausse moyenne de 79 pour cent par rapport à la campagne passée et plus de 120 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale.

    Les marchés sont bien approvisionnés en céréales à partir des zones de production de l’ouest du pays ou directement par les marchés de Pouytenga et d'Ouagadougou. Les prix des céréales de base (mil et sorgho) sont restés globalement stables par rapport au mois passé. Par rapport à la même période de l’année dernière, on observe des variations à la baisse entre 2 et 21 pour cent. Comparés à la moyenne quinquennale, les prix sont stables ou en hausse inférieure à 22 pour cent.

    La situation alimentaire du bétail est toujours satisfaisante même si on assiste de plus en plus au tarissement des points d’eau et à la raréfaction des pâturages comme cela se passe en année normale. Les mouvements de transhumance sont restés normaux avec des départs aux mois de février-mars vers les régions du sud et de l’est et vers les pays côtiers. Les sous-produits agro industriels (SPAI) sont disponibles sur les marchés et les prix du sac de 50 kg SPAI (SN-CITEX) varient entre 6 000 à 7 000 F CFA sur les marchés contre 8 500 à 10 000 F CFA en 2012.

    Sur les marchés à bétail, les offres d’animaux sont en baisse par rapport à l’année écoulée, mais la demande reste forte du fait des besoins pour la reconstitution du cheptel par les ménages et aussi les exportations vers les pays voisins (Niger, Nigeria, Ghana, Côte d’Ivoire). Les prix du bouc et du bélier sahéliens sur le marché de Djibo sont en hausse respectifs de 42 pour cent et de 20 pour cent par rapport à l’année dernière et respectivement de 43 pour cent et 44 pour cent comparés à la moyenne quinquennale. D’où des termes de l’échange en faveur des éleveurs, car la vente d’un bouc sahélien permet d’acquérir 170 à 180 kg de céréales.

    Le lait est disponible comme en année normale, mais le prix du litre a subit une hausse de 25 à 50 pour cent du fait de l’accroissement de la demande pour les unités de transformation en vue de satisfaire une demande issue des refugiés mais aussi celle de plus en plus croissante urbaine. Cela contribue à l’amélioration des revenus des ménages pasteurs.

    Les principales sources de revenus demeurent la vente du bétail (petits ruminants et volaille) pour l’achat précoce de céréales ou de SPAI ou encore pour satisfaire les autres dépenses du ménage. L’orpaillage qui occupe les bras valides et les femmes apporte aussi des revenus comme en année normale car les prix d’achat du gramme d’or varient entre 25 000 et 26 500 F CFA. Toutefois, cette activité draine de plus en plus de bras valides qui estiment qu’elle est plus rentable que la migration. Le niébé, principale culture de rente dont les stocks sont presque vides auprès des producteurs se vend néanmoins à un prix élevé de 12 à 38 pour cent au-dessus de la moyenne quinquennale.

    La zone compte 53,8 pour cent des refugiés maliens du pays (25 797 individus), principalement dans les provinces du Soum et du Séno. Leur prise en charge est assurée au plan alimentaire et nutritionnel par les humanitaires sur place, notamment le PAM et le CRS qui distribuent des rations alimentaires mensuelles. Près de 17 488 têtes de bétail additionnel ont été recensées dans la zone appartenant aux réfugiés, mais des actions de sensibilisation des populations hôtes ont été conduites et des aires de pâture dégagées par les autorités locales afin de prévenir les risques éventuels liés au partage des ressources (eau et pâturage).

    Plus de 36 000 enfants de moins de 5 ans et de femmes enceintes ou allaitantes bénéficient d’actions de prévention et de prise en charge de la malnutrition aigüe dans les formations sanitaires à travers la distribution de rations mensuelles de complément alimentaire depuis 2012. Les cantines scolaires sont approvisionnées en vivres (programme courant du PAM) au profit des élèves des écoles primaires. Les ménages très pauvres et pauvres affectés par la crise alimentaire en 2012 (plus de 65 000) sont les cibles prioritaires pour les actions de renforcement de la résilience en cours (cash for work, appui à la contre saison élevage). Les services de l’action sociale disposent d’un stock de 85 tonnes pour appuyer ces ménages.

    Les taux de MAG varient entre 10.1 pour cent et 12.6 pour cent selon les résultats de l’enquête SMART réalisée en septembre-octobre 2012. Bien que dépassant le seuil d’alerte de l’OMS, ils se situent néanmoins entre les limites (9.8 pour cent à 14.7 pour cent) observées au cours des trois dernières années. Les ménages ont accès au moins à deux repas par jour comme en année normale. Il n’est pas constaté une dégradation de la consommation et les stratégies développées restent favorables au maintien des moyens d’existence. La zone se trouve sans insécurité alimentaire aiguë (IPC Phase 1).

    Suppositions

    Le scénario le plus probable de la sécurité alimentaire décrit se base sur les hypothèses suivantes:

    • Une installation normale de la campagne agricole : sous réserve de prévisions saisonnières détaillées pour le pays, les prévisions actuelles indiquent qu’il est probable que la pluviométrie enregistrée sur la période juin-septembre soit similaire à la normale ou au-dessus de la normale pour le Burkina. Ce qui se traduira par un développement normal des cultures et des pâturages. Des inondations localisées seront enregistrées avec pertes de champs et de cultures.
    • Les mouvements de transhumances : ils resteront normaux avec les départs qui ont eu lieu à partir de février-mars, vers les régions du sud, de l’est ou vers les pays côtiers et les animaux seront de retour à partir de mi- juillet. Les difficultés alimentaires habituelles du bétail vont se maintenir entre avril et juin du fait de l’insuffisance de fourrage et de points d’eau. Toutefois, la régénération des pâturages à partir de juillet va améliorer l’embonpoint des animaux.
    • Le commerce du bétail : il ne connaitra pas de changement en ce sens que les prix, l’offre et la demande vont suivre les tendances saisonnières normales : baisse des prix entre avril et juin liée à la perte de poids des animaux et aussi à une baisse de fréquentation des marchés par les acteurs du fait des activités agricoles et de la dégradation des voies. Toutefois, au regard du niveau actuel élevé, les prix pourraient demeurer au-dessus de ceux de l’année passée et de la moyenne quinquennale. La hausse de la demande de bétail pour la fête de Ramadan (juillet/aout), pourrait aussi contribuer à l’augmentation des prix.
    • Les marchés : ils seront bien approvisionnés en céréales et en SPAI comme en année normale car les transferts de ces produits depuis les zones de production de l’ouest du pays se sont bien déroulés pendant la période post-récolte. Les prix des céréales vont suivre leur tendance saisonnière normale avec des niveaux habituellement plus élevés entre juillet et septembre. Du fait que le carême musulman aura lieu au milieu de la période de soudure, dès la deuxième décade de juillet, la hausse atypique de la demande de mil entrainera une hausse de son prix d’au moins 20 pour cent. Le sorgho qui constituera le produit de substitution verra aussi son prix augmenté de 10 à 15 pour cent. En conséquence, les ménages très pauvres et pauvres seront confrontés à des difficultés d’accès aux denrées alimentaires de base au moment où les stocks issus des récoltes sont épuisés.
    • La disponibilité de lait sera similaire à la normale : elle est habituellement faible entre mars et juin du fait des départs en transhumance et aussi du fait des difficultés alimentaires. L’offre locale s’améliore à partir de juillet.
    • Les revenus de la vente du lait : ils resteront meilleurs que la normale du fait de la hausse des prix de vente de 25 à 40 pour cent, conséquence d’une hausse de la demande par les unités de transformation et aussi par les réfugiés. Les revenus issus de la main-d’œuvre agricole, y compris le gardiennage des animaux ne connaitront pas de changement.
    • La consommation alimentaire des ménages : elle ne connaitra pas d’amélioration et va se dégrader en quantité et en qualité du fait de l’épuisement des stocks et de la difficulté pour les ménages pauvres de s’approvisionner de façon adéquate sur les marchés au regard des prix élevés des céréales de base de la zone. Dans les ménages pauvres et très pauvres le repas quotidien se limitera à un seul et sera réduit en quantité.
    • Les taux de malnutrition aiguë globale : ils pourraient être au-dessus de la moyenne saisonnière et des normes requises dans la zone du fait des travaux champêtres et de la difficulté d’accéder aux services de santé dû à l’enclavement par la saison des pluies.
    • Les effectifs de populations réfugiées : ils ne connaitront pas de grande évolution au regard des mesures envisagées par la communauté international pour normaliser la situation socio-politique au Mali.
    Résultat le plus probable de la sécurité alimentaire

    La consommation alimentaire des ménages très pauvres et pauvres va demeurer normale entre avril et juin avec la prise de 2 repas journalier au moins. Pendant cette période, l’insécurité alimentaire minimale (IPC Phase 1) sera observée. Cependant, l’épuisement des stocks à partir de juin et la dépendance aux marchés vont conduire les ménages à réduire la quantité et la qualité des repas consommés pendant le période de soudure. La demande atypique de mil due au mois de Ramadan induira une forte hausse de son prix avec pour conséquence des difficultés pour les ménages pauvres et très pauvres pour y accéder et assurer leur repas quotidien. Ce repas sera réduit à un par jour au lieu de deux en année normale. Par conséquent, entre juillet et septembre, au moins 25 à 30 pour cent des ménages très pauvres et pauvres ne seront pas capables d’assurer de manière adéquate leur alimentation et vivront une insécurité alimentaire sous stress (IPC Phase 2). Par ailleurs, les difficultés d’accès aux localités du fait de la dégradation des voies par les pluies pourraient compliquer la mise en œuvre des programmes de prévention de la malnutrition. A cela s’ajoutent les travaux champêtres qui vont aussi réduire la fréquentation des femmes et donc des enfants aux services de santé. Par conséquent, les objectifs de stabilisation, voire de réduction des taux de malnutrition aigüe globale pourraient ne pas être atteints avec donc des taux de malnutrition aigüe variant entre 10 et 13 pour cent, la zone sera en insécurité alimentaire aiguë sous stress (IPC Phase 2) entre juillet et septembre.

    Zone

    Evènement

    Impact sur les conditions de la sécurité alimentaire

    National

    Retard dans l’installation de la campagne agricole dans tout le pays

    Une rétention des stocks des céréales sera effectuée par les commerçants avec pour conséquence une hausse artificielle des prix. Le retard de retour des transhumants aura pour conséquence une hausse du prix du lait et des produits laitiers. Les actifs des sites d’orpaillage de retour pour les débuts des travaux champêtres pourraient repartir avec pour conséquence moins de bras valide pour les cultures.

    Déficit pluviométrique au cours de la campagne

    Ce déficit qui peut être lié à une pluviométrie insuffisante ou un arrêt précoce affectera les niveaux de productions de toutes les spéculations. Des hausses de prix des produits agricoles seront constatées.

    ZONE 7 & 8

    L’enlèvement de personnes humanitaires et la détérioration de la situation sécuritaire

    Cela pourrait ralentir, voire empêcher les interventions d’assistance au profit des ménages, empêcher le transfert de céréales dans la zone et par conséquent, aggraver la situation alimentaire et nutritionnelle des populations

    De fortes inondations localisées dans la zone

    Cela va réduire la possibilité de générer des revenus de la part des ménages dans un contexte d’enclavement de la zone et de non fonctionnement approprié des marchés. Par conséquent, on observera une hausse des besoins d’assistance. Des pertes de moyens d’existence dont les cultures seront enregistrées réduisant ainsi les disponibilités locales avec pour conséquence des difficultés alimentaire pour les ménages pauvres.

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Carte des résultats estimés plus probables de la sécurité alimentaire, avril 2013

    Figure 2

    Carte des résultats estimés plus probables de la sécurité alimentaire, avril 2013

    Source: FEWS NET

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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