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Perspective d'octobre 2011 à mars 2012

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Burkina Faso
  • Octobre 2011
Perspective d'octobre 2011 à mars 2012

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  • Scénarios plus probables de la sécurité alimentaire (Octobre 2011 à Mars 2012)
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    • Les prémices et récoltes arrivent en retard en octobre au lieu de septembre comme d’habitude dans le nord. Plus de 80 pour cent de la population dans le pays est sans insécurité alimentaire aiguë.

    • Les perspectives de la sécurité alimentaire sur la période d’octobre 2011 à mars 2012 présagent une production céréalière brute nettement moyenne. La disponibilité alimentaire nationale sera aussi renforcée par les stocks de report significativement supérieurs à la moyenne au regard de la production record de 2010/11.

    • Des déficits importants de production pluviale céréalière, de pâturage et d’eau de surface sont observés dans surtout dans la zone Nord élevage transhumant et mil (zone 8). 


    Scénarios plus probables de la sécurité alimentaire (Octobre 2011 à Mars 2012)

    Les prévisions des cumuls pluviométriques moyens à bons et normalement distribués supposées dans les perspectives du mois de juillet ne se sont pas réalisées aussi bien dans les zones de production de surplus du pays que celles déficitaires. L’installation tardive de la campagne a prolongé la soudure, qui démarre normalement en juillet et termine en août/septembre, de continuer à octobre. La mise en œuvre de la vente de céréales à prix subventionné n’a démarré qu’en septembre au lieu de juillet comme d’habitude dans les communes identifiées comme à risque d’insécurité alimentaire.

    La production des pâturages naturels est en-deçà de la normale et en début d’assèchement en octobre au lieu de novembre/décembre dans certaines localités. Cependant, l’état d’embonpoint du bétail est satisfaisant grâce à la disponibilité moyenne des pâturages naturels par endroits, ainsi que la disponibilité en eaux pour l’abreuvement.

    Les premières disponibilités de produits agricoles sur les marchés constitués par le maïs, l’arachide et le niébé en plus du sorgho et du mil par endroit ainsi que le stock résiduel de la campagne agricole 2010/2011 détenu par les commerçants permettent aux ménages de disposer de denrées pour leur consommation, ou de revenus issus de la vente de ces produits aux fins d’acquérir les céréales. Les prix des céréales dans l’ensemble au cours du mois de septembre enregistrent des hausses comprises entre 6-33 pour cent comparativement à l’année dernière à la même période et même par rapport à la moyenne quinquennale.

    La reconduction des mesures gouvernementales sur la baisse des prix des produits de grandes consommations (riz, huile, farine de blé, sucre) ne produit toujours pas totalement les effets escomptés sur le marché du fait du refus de certains commerçants détaillant d’appliquer les prix subventionnés car ne bénéficiant pas toujours de la subvention de l’Etat. En rappel pour répondre aux crises sociales courant mars et avril, le gouvernement avait pris des mesures pour la réduction du prix de certains produits de première nécessité telle que le riz, l’huile et le sucre à compter de mai 2011 et ce, pour une durée de trois mois. Ces baisses sont de 80 XOF/kg de riz, 75 XOF/l d’huile et 100 XOF/kg de sucre. L’intervention du gouvernement consiste, en priorité, en une compensation en nature, et en espèce lorsqu’une partie du stock ne valait pas un sac. Dans les zones urbaines, la non-application de ces mesures par les commerçants même ayant bénéficié de cette subvention sur les prix du riz par exemple affecte les ménages pauvres et très pauvres qui consomment cette denrée.

    Ainsi, en ce début octobre, au moins 80 pour cent de la population est actuellement sans insécurité alimentaire aiguë en ce début octobre, même dans les zones du Nord élevage transhumant et mil ainsi qu’une partie de la zone Nord et Est bétail et céréales qui étaient identifiés comme zones à risque au sortir de la campagne 2010/2011.

    Le scénario le plus probable de la sécurité alimentaire pour le pays entre octobre 2011 et mars 2012 se base sur les hypothèses générales suivantes :

    • La moyenne (quinquennale) flottante de la production céréalière brute moyenne depuis 2004/05 se situe entre 3,4 et 3,8 million de tonnes. La production brute céréalière nationale attendue en 2011/12 est autour de 3,9 million de tonnes. On suppose que l’approvisionnement des zones déficitaires par les zones de fortes productions sera fluide et sans entrave particulière.
    • La production de maïs, cependant, pourrait être de 15-20 pour cent inférieure à la moyenne quinquennale au regard des poches de sècheresse enregistrées au moment le plus critique pour cette céréale (épiaison) surtout dans le Houet (zone 2&3) et la Comoé (zone 2). Il y a une demande significativement plus importante que d’habitude des pays côtiers pour le maïs, ce qui fait que les prix sont en augmentation inhabituelle depuis juillet, allant de 3-18 pour cent supérieur à la moyenne à 10-40 pour cent supérieur à la moyenne. FEWS NET suppose que la principale hausse des prix sur le maïs a déjà eu lieu, et qu’il sera peu probable que ces niveaux des prix dépassent significativement 50 pour cent supérieur à la moyenne.
    • La production de niébé sera tout au plus équivalente à la bonne production de l’année dernière, environ 328.000 tonnes, mais en deçà du double attendu comme objectif de production du gouvernement pour cette spéculation.
    • Une mise en place des cultures de contre saison plus tôt que d’habitude (fin octobre/début novembre) aux fins de bénéficier des réserves d’eaux disponibles dans les retenues avant leur assèchement en mars/avril.
    • La production cotonnière nationale pourrait se situer autour de 350 000 tonnes, soit une baisse de 34 pour cent par rapport à la campagne dernière et de 39 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale. Cette baisse de production attendue est due aux  déficits hydriques, aux retards d’installation dans les zones de fortes production ainsi qu’aux difficultés de gestion des unions de producteurs cotonniers qu’a traversé la filière en début de campagne agricole. En réponse, les producteurs vendront plus des céréales au moment des récoltes que d’habitude, n’ayant pas les revenus habituelles des cultures de rente. La hausse du prix de coton suite à la diminution de la production locale augmentera le coût de production et le prix de vente de tourteaux de coton comme aliment bétail et de l’huile de coton produit localement.
    • Dans l’ensemble du pays on enregistrera entre octobre et novembre (période de récolte) une baisse des prix du mil et du sorgho de faible amplitude par rapport à la moyenne (qui est typiquement 5-10 pour cent) aussi bien sur les marchés de collecte que ceux de consommation. Une présence des acteurs étrangers (Ghana, Niger) sur les marchés céréaliers a été constatée ce qui pourrait influencer les prix. n suppose que la demande institutionnelle sera plus que la moyenne entre octobre et mars et pourrait avoir un impact inhabituel sur le comportement des prix des céréales.
    • Un fonctionnement normal des marchés sur toute la période du scénario par le maintien de l’approvisionnement régulier des zones déficitaires par ceux excédentaires avec une hausse localisé des prix dans certaines zones.
    • Des mesures restrictives informelles seront mises en œuvre aux frontières pendant la période du scénario. Les plus grands commerçants de céréales respectent cette mesure d’interdiction mêmes si elles sont informelles. Les petits commerçants continueront leurs échanges à travers les sentiers et les villages, notamment en niébé et maïs vers le Niger et le Ghana.
    • La transhumance précoce déjà observée en octobre au lieu de novembre des zones du nord vers les zones du sud, et de l’ouest, ainsi que des pays frontaliers habituels. L‘offre et la demande ainsi que les prix du bétail sur les marchés connaitront une hausse jusqu’en décembre d’une part du fait du fonctionnement normale du marché intérieur mais aussi de la demande du marché extérieur (cote d’Ivoire, Ghana) pour faire face à la fête de Tabaski musulman et les fêtes de fin d’année (Noël, nouvel an).
    • Les programmes normaux d’interventions au plan sanitaire et nutritionnel sur la période du scénario se poursuivront.

    Dans au moins 80 pour cent de la population dans toutes les zones administratives et de moyens d’existence du pays, les besoins alimentaires et d’entretien des moyens d’existence seront achevés sur toute la période du scénario (Figures 3 et 4). Les populations identifiées par le gouvernement en précarité alimentaire (cette distinction n’utilise pas l’échelle IPC) pour l’année de consommation 2011/2012 pourraient être similaires à la moyenne quinquennale soit environ 600,000 personnes. Les résultats de l’insécurité alimentaire aiguë les plus sévères se trouveront au nord et ouest de la zone de moyens d’existence nord élevage transhumant et mil. Ces impacts seront moins sévères mais ressentis par plus de personnes dans les zones nord et est bétail et céréales (7)  et plateau central et maraîchage (5), et une analyse de ces zones est toujours en cours.

    Zone de moyens d’existence nord élevage transhumant et mil (zone 8)

    Les ménages pauvres et très pauvres de la zone de moyenne d’existence nord élevage transhumant et mil représentent plus de 60 pour cent de la population de la zone. Ils tirent typiquement entre 25-30 pour cent de leur alimentation annuelle de la production propre de mil/sorgho et niébé (surtout entre octobre-novembre) et environ 40 pour cent de leur consommation des achats, surtout entre janvier et août).  Les paiements en nature et les emprunts, tous les deux le plus souvent contre une récolte, constituent environ 20-25 pour cent des sources d’alimentation annuels, surtout entre juin-septembre. Les dons et le lait sont moins importants (<10 pour cent). Ces ménages sont particulièrement vulnérables à la production agricole inférieure à la moyenne et aux prix élevés des produits alimentaires de base.

    Les sources de revenus des ménages pauvres et très pauvres de cette zone sont très diversifiées et sont essentiellement constitués par la force de la main d’œuvre dans l’agriculture (~20 pour cent des revenus annuels), la vente du bois (10-20 pour cent), l’exode (20-30 pour cent), et l’orpaillage (5-10 pour cent). La vente de lait (10-15 pour cent entre juillet-septembre), de la volaille (10 pour cent) et des petits ruminants (5-10 pour cent entre juillet et septembre) constituent le reste de leurs sources des revenus.

    La campagne agricole s’est installée en retard dans la zone. L’arrêt brutale de la pluviométrie à partir de la première décade de septembre ainsi que les attaques de criquets et d’oiseaux granivores ont fait baisser significativement les rendements surtout du mil. Le niveau des emprunts alimentaires chez les pauvres et très pauvres engagés entre juin/juillet et septembre est moyen, et on suppose que les revenus de la vente du lait entre juillet-septembre étaient moyens.

    Dans le scénario des perspectives entre octobre 2011 et mars 2012 de cette zone, les suppositions particulières de cette zone seront :

    • La production agricole surtout de mil sera en baisse d’environ 30 pour cent par rapport à la moyenne, allant à 50 pour cent dans l’extrême nord et le nord ouest de la zone vers Tin’Akoff, Oursi et Déou.
    • Un déficit fourrager et une insuffisance de pâturage (dès octobre/novembre) et d’eaux dans la zone (février/mars) avec pour conséquence une migration plutôt que d’habitude des animaux. Typiquement le fourrage et les résidus de récoltes qui constituent l’alimentation du bétail à partir d’octobre sont en baisse en quantité et qualité à partir de mars.
    • On suppose que la nette influence sur le paiement en nature et la revenu de la main d’œuvre agricole résultera d’un revenu total moyen sur l’année de consommation.  Bien que la demande de la main d’œuvre pour la récolte soit en baisse proportionnelle avec la baisse de la production, la précocité de l’exode diminue la pression sur l’offre de cette main d’œuvre et permet des prix journaliers de la main d’œuvre agricole moyens. Aussi, la précocité de la transhumance constitue une augmentation de la demande de la main d’œuvre agricole avec un effet net sans changement par rapport à la moyenne.
    • On suppose que le niveau d’effort des ventes du bois, charbon et de la paille augmente. Les prix du bois et du charbon diminuent légèrement devant l’augmentation de l’offre sans une augmentation proportionnelle de la demande. Mais la demande du foin comme complément alimentaire aux animaux sur place sera plus importante que d’habitude entrainant une hausse des prix. FEWS NET suppose que les revenus de cette activité seront légèrement supérieurs à la moyenne.
    • Le prix de l’or sur le marché global n’a augmenté par moins de 10 pour cent par an depuis 2002. FEWS NET suppose que les prix au producteur (artisanal) de l’or depuis l’établissement du profil en 2009 ont augmenté par au moins 20 pour cent.
    • On suppose que les dons des ménages moyens et nantis aux ménages très pauvres et pauvres seront moyens à bons.
    • Une hausse probable des prix des céréales pouvant atteindre 20 pour cent dans la zone à partir de janvier 2012 comparativement à la moyenne quinquennale du mois de décembre.

    Dans la commune la plus affectée par les aléas pluviométriques à Tin Akoff, une baisse de la production agricole d’environ 50 pour cent par rapport à la moyenne se traduit par une diminution  qui ne dépasse pas environ 10 à 15 pour cent des sources d’alimentation annuels. On suppose qu’avec ces chocs les achats augmenteront de 40 pour cent des sources d’alimentation annuelles à 50-55 pour cent. Si les prix des céréales sont environ 20 pour cent supérieurs à la moyenne (qui pourrait être une surestimation), cela signifie que les revenus annuels devraient augmenter approximativement de 40 pour cent pour pouvoir compenser le déficit alimentaire.

    Les revenus issues de l’exode vers les centres urbaines la Côte d’Ivoire) pourraient augmenter au regard des migrations enregistrées en octobre, deux mois plus tôt que d’habitude. Aussi, le nombre des personnes par ménage en exode sera au moins le double sinon plus. Cela représente une augmentation des revenus annuels totaux d’environ 25 pour cent, 

    Les revenus de l’orpaillage seront aussi en augmentation par rapport à la moyenne qui était établi en 2009, à la fois en termes du prix au producteur (augmentation par 20 pour cent) que en termes du niveau d’effort alloué par les ménages à cette activité, notamment par les femmes. Les revenus de cette activité seront en légère augmentation. Avec cela et l’augmentation supposé de la vente de volaille et de la vente du bois/charbon/foin, FEWS NET suppose que les revenus après les stratégies positives d’adaptation seront 30 pour cent supérieurs aux revenus moyens, laissant un déficit sur toute l’année de consommation qui ne dépasse surtout pas le 10 pour cent.

    À travers ces suppositions et cette analyse, FEWS NET suppose que jusqu’à février/mars, les ménages même pauvres et très pauvres pourront remplir leurs besoins minimums alimentaires et non-alimentaires. À partir de février/mars et en lien surtout avec les augmentations saisonnières ou plus fortes que d’habitude des prix des céréales, ces ménages se trouveront avec des déficits de protection de moyens d’existence associés avec la Précarité/Stress (IPC Phase 2). À partir de juillet-septembre, des déficits de survie sont possibles si une assistance d’urgence opportune n’est pas mise en place.

    Tableau 1. Événements moins probables dans les prochains six mois qui pourraient changer les scenarios ci-dessus.

    Zone

    Événement

    Impact sur les conditions de la sécurité alimentaire

    Nationale

    Poursuite des pluies jusqu’à octobre-novembre.

     

    Baisses importantes de production légumineuses àdestruction des pâturages herbacées (pourrir)à transhumance précoce en décembre

    Nationale

    Hausse des prix du maïs et du riz au plan international

    Substitution de la consommation dans les centres urbains du riz vers les céréales locales (essentiellement maïs)à forte demande en maïs avec disponibilité moyenneà hausse des prix sur les marchés locaux.

    Zone de moyens d’existence nord élevage transhumant et mil (zone 8)

    Attaque de criquets pèlerins 

     

    Destruction des productions non encore récoltéesà baisse des disponibilités céréalièresàhausse des prix face a une offre qui ne peut satisfaire la demande.

    Prix des aliments moins important qu’anticipés

    L’accès alimentaire sera plus facile qu’anticipé, diminuant les déficits de moyens d’existence et alimentaires et les besoins d’assistance d’urgence.

    Figures Calendrier saisonnier et événements critiques

    Figure 1

    Calendrier saisonnier et événements critiques

    Source: FEWS NET

    Figure 1. Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, Octobre 2011

    Figure 2

    Figure 1. Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, Octobre 2011

    Source: FEWS NET

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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