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Meilleur accès aux aliments de base et baisse de la prévalence de la malnutrition

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Burkina Faso
  • Novembre 2013
Meilleur accès aux aliments de base et baisse de la prévalence de la malnutrition

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  • Messages clé
  • Situation Actuelle
  • Suppositions Mises à Jour
  • Perspective Estimée Jusqu'en Mars 2014
  • Messages clé
    • Les stocks issus des récoltes propres des ménages constituent en cette période la principale source de nourriture leur permettant d’assurer les repas quotidiens sans grande difficulté. De plus, les prix des produits agricoles en baisse à cause d’une offre importante, associés aux assistances en cours, permettent aux ménages de connaitre une insécurité alimentaire aiguë minimale (IPC Phase 1) dans tout le pays jusqu’en mars 2014.

    • Les marchés étant bien approvisionnés, et les prix des céréales ont abordé leurs baisses saisonnières comme en année normale. Au plan national, les baisses de plus de 15 pour cent comparativement à 2012 et par rapport à la moyenne quinquennale de 6 pour cent pour le maïs blanc et une hausse de 3 pour cent pour le mil et le sorgho blanc sont observées.

    • Les résultats provisoires de l’enquête nutritionnelle SMART réalisée en aout/septembre 2013 indiquent des taux de prévalence de la malnutrition aiguë globale dans le pays inférieurs à 10 pour cent résultant des bonnes campagnes agricoles successives dans le pays ainsi que des interventions du gouvernement et de ses partenaires.


    Situation Actuelle
    • Dans  toutes les zones de moyens d’existence du pays, les récoltes des principales céréales (sorgho, mil, maïs) sont pratiquement terminées et permettent aux ménages de disposer de stocks comme en année normale. Les résultats prévisionnels de campagne agricole 2013/2014 publié par le Comité de Prévisions sur la Situation Alimentaire courant octobre indiquent une production prévisionnelle céréalière de 5,12 millions de tonnes. Cette production est de 4,64 pour cent supérieure à celle de l’année dernière et de 21,40 pour cent supérieure à la moyenne quinquennale. Les stocks (maïs, sorgho, mil, igname, arachide, patate et fonio) issues de cette production qui approvisionnement les marchés améliorent les disponibilités et la situation alimentaire des ménages de façon typique pendant la récolte. Cela réduit la dépendance des ménages pauvres et très pauvres au marché dans toutes les zones de moyens d’existence du pays.
    • Au plan national, la stabilité des prix des céréales depuis juillet fait place à des baisses de plus de 15 pour cent  comparativement à 2012 et par rapport à la moyenne quinquennale de 6 pour cent pour le maïs blanc et une hausse de 3 pour cent pour le mil et le sorgho blanc.  Pour le mil local, la baisse est de plus de 20 pour cent par rapport au mois passé. Ce qui dans les zones de préoccupation 7 et 8 facilite l’accès à la céréale de base pour l’ensemble des ménages qui arrivent à assurer leur repas quotidien comme en année normale pour cette période. Cette situation est aussi renforcée par les mesures sociales prises par le gouvernement (vente à prix social, boutique témoin avec des prix de 40 pour cent en dessous de celui du marché) dans certaines régions. Les flux internes demeurent typiques des zones de productions vers les zones habituellement déficitaires. Quant aux flux externes, elles résultent des échanges normaux avec le Ghana, la Côte d’ivoire et le Niger pour le maïs et avec le Mali et le Niger pour le mil.
    • Dans les zones à dominante d’élevage, le bon embonpoint des animaux du fait de l’existence de bons pâturages et de l’eau pour l’abreuvement en l’absence de pathologies majeures induit des prix du bétail toujours élevés comparativement à une année moyenne. Sur les marchés à bétail, après la fête de Tabaski, l’offre est faible au regard de la demande mais aussi du fait que l’éleveur n’éprouve pas le besoin de vendre tant que les termes de l’échange bétails/céréales leurs demeurent toujours favorables.
    • Dans les zones de forte production de l’Ouest du pays, l’accroissement de la production du coton (17,44 pour cent par rapport a 2012 et 33,83 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale) constitue une source de revenus pour les ménages pauvres et très pauvres du fait qu’actuellement ceux-ci sont sollicités pour les récoltes. La reprise des activités sur les sites traditionnels d’orpaillage constitue une source de revenus moyenne pour les actifs des ménages qui y migrent et y demeurent jusqu’à l’approche de la prochaine saison pluvieuse.
    • Selon les résultats provisoires de l’enquête nutritionnelle SMART réalisée en aout/septembre 2013 et publiés en octobre, les prévalences de la malnutrition aigüe, de la malnutrition chronique et de l’insuffisance pondérale sont en baisse par rapport à celles de l’année précédente. En effet, au niveau national la malnutrition aigüe sévère chez les enfants moins de cinq ans est de 1,7 pour cent (IC 95% 1,4-2,0), et celle de la malnutrition aiguë globale est passée de 10,9 pour cent en 2012 à 8,2 pour cent (IC 95% 7,6-8,9) en 2013. Aucune des régions du pays ne présente une prévalence atteignant 10 pour cent. Les disponibilités céréalières et celles d’autres productions agricoles et pastorales, les interventions du gouvernement et les appuis de ses partenaires dans le domaine de la nutrition sont des facteurs qui contribuent à une stabilité voire une baisse de ces taux de malnutrition jusqu’en mars.

    Suppositions Mises à Jour

    La situation actuelle n’a pas fondamentalement affecté les hypothèses utilisées dans le développement du scénario le plus probable de FEWS NET pour la période d’octobre 2013 à mars 2014. La situation actuelle est conforme à l'analyse et les principales hypothèses continuent à soutenir le scénario le plus probable présenté dans les perspectives sur la sécurité alimentaire d’octobre 2013 à mars 2014. Il y a lieu cependant de signaler que selon l’analyse faite par le Comité de Prévisions sur la Situation Alimentaire et Nutritionnelle, environ 600 000 personnes à risque d’insécurité alimentaire dans six provinces seront assistées par le gouvernement à partir du premier trimestre 2014.


    Perspective Estimée Jusqu'en Mars 2014

    La fin des nouvelles récoltes pour l’ensemble des productions agricoles de saison pluvieuse au cours de ce mois de novembre indique généralement un accès des ménages pauvres et très pauvres à leur alimentation quotidienne sans difficulté majeure. Cette situation couplée aux mesures sociales prises par le gouvernement ainsi qu’à des perspectives de prix similaires ou en dessous de la moyenne classe les ménages actuellement en insécurité alimentaire aiguë minimale (IPC Phase 1). Les revenus agricoles (ventes de récoltes), pastoraux (vente de bétail et produits laitiers) et non agricoles (orpaillage, vente des productions de contre saison. etc.) dans les différentes zones de moyens d’existence du pays, et les taux de malnutrition en baisse dans toutes les régions permettent de classer l’ensemble des zones de moyens d’existences en aucune insécurité alimentaire aiguë (IPC Phase 1) jusqu’en mars et même au-delà.

    Figures

    Figure 1

    Source:

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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