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Epuisement précoce des stocks des ménages pauvres au nord du pays

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Burkina Faso
  • Mars 2014
Epuisement précoce des stocks des ménages pauvres au nord du pays

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  • Messages clé
  • Situation Actuelle
  • Suppositions Mises à Jour
  • Perspective Estimée Jusqu'en Juin 2014
  • Messages clé
    • Pour les prochains mois, l’accès des ménages pauvres à l’alimentation va se dégrader dans le nord du pays en raison de l’épuisement précoce des stocks, de la hausse des prix des aliments de base, et de la baisse des prix des animaux. Ces ménages agropastoraux feront face à insécurité alimentaire aiguë sous Stress (IPC Phase 2) à partir d’avril.
    • En particulier dans la zone agropastorale au nord du pays, au moment où la vente du bétail devient le principal recours des ménages pauvres, on assiste à une baisse des prix des animaux par rapport à l’année passée et à une dégradation des termes de l’échange bétail/céréales par rapport à la normale.
    • Dans la plupart du pays, les ménages pauvres sont de plus en plus dépendants des marchés, mais actuellement leur alimentation reste dans l’ensemble normale suite a la disponibilité suffisante de produits agricoles sur les marchés. Même dans la région du Sahel et environnant où les déficits sont enregistrés, ils continuent de vivre une insécurité alimentaire aiguë Minimale (IPC Phase 1) jusqu’a la fin de mars.

    Situation Actuelle
    • Selon le rapport sorti du Comité de prévision de la situation alimentaire (CPSA), la production céréalière définitive de la campagne agricole 2013/2014 est établie au mois de mars à 4,86 millions de tonnes, en hausse de 15 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale et stable par rapport à l’année passée.  Cette hausse est surtout liée à la bonne production de maïs qui enregistre une hausse de  près de 40 pour cent alors que les productions des autres céréales de base (mil et sorgho) sont moyennes.
    • Néanmoins, même dans une année typique 39 à 45 pour cent des ménages ne produisent toujours pas suffisamment pour couvrir leurs besoins pour toute la période de consommation jusqu’en septembre. Cependant, cette situation est plus marquée dans  et autour de la région du Sahel, où les stocks propres des ménages très pauvres et pauvres sont faibles ou épuisés, soit deux mois plutôt qu’en année normale. Pour ces ménages l’achat est devenu plus important qu’en année typique.
    • Sur les marchés, la disponibilité de produits agricoles est bonne et les stocks commerçants (47 000 tonnes en fin février pour les grossistes) sont à plus de 50 pour cent supérieurs à la  normale. Ces stocks sont généralement constitués en attente des appels d’offre institutionnels en cours. Cependant, la poursuite de la vente de céréales (en particulier le maïs) à prix modéré par le gouvernement contribue à en favoriser l'accès pour les ménages pauvres.
    • De ce fait, les prix des céréales sont dans l’ensemble en baisse de 5 à 10 pour cent par rapport à l’année passée. Par rapport  à la moyenne quinquennale, le prix du maïs enregistre une baisse de sept pour cent, par contre celui du mil est en hausse de sept pour cent et celui du sorgho reste stable. Cependant, dans les zones agropastorales au nord (dans et autour de la région du Sahel) où une baisse de production est enregistrée, on note des niveaux des prix plus élevés en hausse moyenne de 11 pour cent pour le sorgho et 12 pour cent pour le mil (céréales de base principales) par rapport à la  moyenne  quinquennale.
    • En termes de sources de revenu permettant l’accès des ménages très pauvres et pauvres dans et autour de la région du Sahel, on note principalement la vente du bétail, les revenus de l’orpaillage et des transferts de la migration. Les prix des animaux (petits ruminants), du fait de leur mauvais état physique par suite de manque de ressources pastorales, sont en baisse par rapport à l’année écoulée,  mais demeurent en hausse par rapport à la moyenne quinquennale : six pour cent pour les béliers et 27 pour cent pour les boucs. Malgré cette hausse, on constate une dégradation des termes de l’échange bétails-céréales de neuf pour cent par rapport à la moyenne des cinq dernières années du fait de la hausse des prix des céréales de base. Les revenus tirés de l’orpaillage sont plus bas que ceux observés depuis les quatre dernières années en raison de la baisse du prix de l’or. Toutefois, la stabilité politique et la réduction des contrôles sur la libre circulation des personnes dans les pays d’accueil des migrants (principalement la Côte d’Ivoire), facilitent l’insertion économique de ces derniers et favorisent les transferts d’argent à leurs familles.

    Suppositions Mises à Jour

    La situation actuelle n’a pas affecté les hypothèses utilisées dans le développement du scenario FEWS NET le plus probable pour la période janvier à juin 2014. Un examen complet du scenario est disponible dans les perspectives sur la sécurité alimentaire de janvier à juin 2014.


    Perspective Estimée Jusqu'en Juin 2014

    La dépendance grandissante des ménages très pauvres et pauvres des marchés pour leur alimentation et les réponses des commerçants aux appels d’offres institutionnels de céréales vont exercer plus de pression sur les marchés et provoquer une hausse atypique du niveau des prix dont la tendance était jusque-là normale. Les revenus des ménages étant limités pendant la période, des déficits de protection des moyens d’existence pourront être observés à partir du mois de mai, surtout pour les ménages très pauvres des provinces du Soum, du Séno et de l’Oudalan. Dans cette région agropastorale, la dégradation des termes de l’échange bétail/céréales va obliger les ménages à réduire les dépenses non-alimentaires essentielles. Par ailleurs, les difficultés alimentaires des animaux entre avril et juin vont entrainer une dégradation de leur état physique et réduire l’accès des ménages à la consommation de lait et aux revenus tirés de la vente du lait.

    Ainsi, dans et autour de la région du Sahel, l’accès des ménages pauvres et très pauvres aux besoins alimentaires fondamentaux sera réduit avec la minimisation des dépenses non-alimentaires essentiels et ceux-ci vont se trouver en insécurité alimentaire aiguë sous Stress (IPC Phase 2) dès le mois d’avril. En l’absence d’autres chocs, cette situation pourrait se maintenir jusqu’en fin de période de consommation, c’est-à-dire en septembre.

    Figures Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Figure 1

    Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Source: FEWS NET

    Figure 2

    Source:

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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