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Situation alimentaire normale pour les ménages très pauvres et pauvres

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Burkina Faso
  • Mars 2013
Situation alimentaire normale pour les ménages très pauvres et pauvres

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  • Messages clé
  • Situation actuelle
  • Suppositions mises à jour
  • Perspective estimée jusqu'a juin 2013
  • Messages clé
    • Dans au moins 80 pour cent des ménages très pauvres et pauvres, les stocks de céréales et les revenus plus que normaux (orpaillage, maraichage, vente des cultures de rente) permettent une alimentation satisfaisante jusqu’en juin. Ainsi, ils seront en insécurité alimentaire Minime (IPC Phase 1).

    • Le faible recours des ménages aux marchés a favorisé le maintien des prix des céréales à des niveaux globalement stables depuis janvier et similaires ou en hausse n’excédant pas 12 pour cent comparés à la moyenne quinquennale. Ce qui contribue positivement à l’accès des ménages à l’alimentation.

    • La demande institutionnelle actuelle en céréales n’a pas encore pu influencer la tendance saisonnière normale des prix. De même aucune menace majeure ne pèse sur les flux de denrées alimentaires entre les zones de production et les zones structurellement déficitaires. 


    Situation actuelle
    • La situation alimentaire des ménages très pauvres et pauvres est globalement satisfaisante car les stocks des ménages (de plus en plus faibles) issus des récoltes de la dernière campagne agricole constituent toujours la principale source d’alimentation.
    • Les marchés sont aussi bien approvisionnés en céréales et les flux entre les zones (de production et déficitaires) se déroulent normalement. Les stocks enregistrés uniquement au sein des inters professions agricoles et de commerçants grossistes (8 500 tonnes de céréales locales et 1000 tonnes de niébé) sont suffisants pour répondre aux différents appels d’offre en cours pour la reconstitution des stocks institutionnels. Pour l’instant ces appels d’offre semblent ne pas influencer à la hausse le niveau des prix. Au niveau national, les prix sont restés globalement stables par rapport au mois écoulé. Par rapport à la même période de l'année passée, on observe des baisses inférieures à 9 pour cent. Comparativement à la moyenne quinquennale, les niveaux de prix sont en hausse de 12 pour cent pour le mil et de 5 pour cent pour le sorgho, et stable pour le maïs. Dans les deux zones de préoccupations (ZOMES 7 et 8 dans la région du Sahel), on observe des variations à la baisse de prix des céréales de base entre 2 et 21 pour cent par rapport à l’année passée, mais des niveaux de prix stables ou en hausse inférieurs à 26 pour cent comparé à la moyenne quinquennale.
    • Malgré les stratégies de vies qui sont celles développées en année normale, les ménages, à cause des difficultés alimentaires de 2012, gèrent mieux leurs stocks de deux manières : utiliser une partie des revenus de l’orpaillage ou de la vente de cultures de rente pour l’achat de céréales pour la consommation afin de conserver les récoltes pour la période de soudure (juillet-septembre) ou alors pratiquer le maraichage et vendre les produits qui en sont issus afin de combler plus tard le déficit céréalier. Cela leur permet de réaliser 2 à 3 mois supplémentaires de consommation avec leurs récoltes comparativement à une année normale.
    • Dans la moitié nord du pays, la production de contre saison est dans sa phase de pleine récolte et les prix de vente profitables aux producteurs, restent similaires (oignon et pomme de terre) ou 2 à 3 fois plus élevés (tomate) que ceux enregistrés la campagne écoulée à la même période ou en année normale. La pratique de l’orpaillage y constitue aussi une source de revenus alternatifs notamment pour les bras valides et fournit des niveaux de revenus normaux.
    • Dans les zones d’élevage des régions du Sahel et de l’Est (ZOME 7, 8 et 9), on note sur les marchés à bétail une forte demande face à une baisse de l’offre de l’ordre de 8 à 12 pour cent comparée à la même période de 2012 et une hausse des prix des animaux (taureaux, béliers et boucs). Les prix sont également à la hausse comparés à la moyenne quinquennale avec des variations moyennes se situant entre 33 et 44 pour cent. Les producteurs qui disposent de stocks alimentaires ne sont pas contraints de vendre, mais procèdent plutôt à la reconstitution du cheptel à travers l’achat (de taurillons et de génisses). Il y a aussi la demande des animaux pour les exportations habituelles à destination du Nigeria, du Ghana et de la Côte d’ Ivoire.  
    • Les programmes d’intervention en cours sont principalement axés sur la prévention ou la prise en charge de la malnutrition et le soutien aux moyens d’existence au profit des ménages impactés par les difficultés alimentaire de 2012. L’assistance alimentaire et non alimentaire aux profits des 48 648 réfugiés maliens et de leur bétails (54 488 têtes de recensées) se poursuit par l’Etat et les partenaires humanitaires. La relocalisation de certains sites de réfugiés (de Damba vers Mentao) se poursuit afin de faciliter les différentes interventions. Par ailleurs, des actions de sensibilisation des populations hôtes ont été conduites et se poursuivent dans les aires de pâture proposées par les autorités locales afin de prévenir les risques éventuels liés au partage des ressources (eau et pâturage).

    Suppositions mises à jour

    La situation actuelle n’a pas affecté les hypothèses utilisées dans le développement du scénario FEWS NET le plus probable pour la période janvier à juin 2013. Un examen complet de ce scénario est disponible dans les perspectives sur la sécurité alimentaire de janvier à juin 2013.


    Perspective estimée jusqu'a juin 2013
    • Le fonctionnement normal des marchés va se maintenir les prochains mois. On devrait observer une tendance saisonnière normale des prix des céréales avec de légères hausses comprises entre 5 et 10 pour cent d'ici juin-juillet dans les zones de production. Ces variations à la hausse pourraient atteindre 10 à 15 pour cent sur les marchés des zones déficitaires du Sahel et du Nord.
    • Au niveau des ménages, on ne s’attend pas à la pratique des stratégies d’adaptation néfastes car les revenus générés vont contribuer à favoriser l’accès au marché. Par ailleurs, la disponibilité normale de fruits et de produits forestiers non ligneux entre mai et août va contribuer à améliorer l’alimentation des ménages. Les difficultés alimentaires habituelles du bétail entre avril et juin du fait du tarissement des points d’eau et de la raréfaction du pâturage vont survenir mais avec une intensité moindre que l’année passée car les marchés sont bien approvisionnés en SPAI et les prix sont stables ou en baisse, favorisant leur accès. Par ailleurs, on n’attend pas la nécessité des interventions alimentaires d’urgence au-delà d’assistance normale et annuelle en cours à travers les programmes de résilience et de prévention de la malnutrition et l'assistance déjà planifiée pour les réfugiés. Ainsi, au moins 80 pour cent des ménages très pauvres et pauvres seront sans insécurité alimentaire aiguë (IPC Phase 1 : Minime) jusqu’en juin 2013.
    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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