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Excédent net céréalier, risque d’insécurité alimentaire au nord

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Burkina Faso
  • Mars 2012
Excédent net céréalier, risque d’insécurité alimentaire au nord

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  • Messages clé
  • Mise à jour des perspectives jusqu’à septembre 2012
  • Messages clé
    • Les résultats définitifs de la campagne agricole 2011/2012 au Burkina Faso démontrent un déficit net d’autosuffisance céréalière dans le pays. L’excédent net du bilan céréalier national est moins important que d’habitude.  

    • Sur la base des données de production, le gouvernement à estimé la population en insécurité alimentaire aiguë à environ un million de personnes à l’heure actuelle.

    • En plus du risque d’insécurité alimentaire aiguë résultat de la production agricole 50 pour cent de la moyenne et les prix des céréales élevés dans la zone Nord, élevage transhumant et mil l’augmentation de la demande céréalière sur les marchés et de l’offre de la main d’œuvre résultat de la concentration des déplacés maliens dans la zone aggrave la situation. Sans un niveau d’assistance humanitaire bien ciblée, cette situation se détériorerait entre juillet et Septembre et les ménages seront en crise (IPC Phase 3).

    • Un acquis de financement du plan opérationnel de soutien aux populations vulnérables élaboré par le gouvernement à hauteur de 50 pour cent, permettra à l’ensemble des ménages pauvres et très pauvres dans les zones de déficits céréaliers du pays de ne pas dépasser IPC Phase 2 : Stress de l’insécurité alimentaire d’ici septembre.


    Mise à jour des perspectives jusqu’à septembre 2012

    Les résultats définitifs de la campagne agricole 2011/2012 présentent une autosuffisance céréalière nationale brute déficitaire, avec un solde négatif brut de 154,462 tonnes (moins de 5 pour cent des besoins de consommation) pour l’année 2012. En faite le bilan net fait ressortir un excédent de couverture nationale des besoins en céréales (mil, sorgho, maïs et fonio) de 53,671 tonnes et des importations additionnelles de riz et du blé.  L’état du bilan céréalier national  ne nécessite pas une déclaration de crise alimentaire selon les critères définis aussi bien dans l’ancien (>7% des besoins de consommation) que dans le nouveau (>5% des besoins de consommation) plan national de secours d’urgence et de réhabilitation (PNOCUR) dans son volet sécurité alimentaire. Cependant, le nombre de communes (plus de 50% de l’ensemble des communes du pays) identifié à risque d’insécurité alimentaire par l’analyse de la production et les prix des céréales des missions conjointes (Etats-Partenaires-ONGs) de suivi de la situation alimentaire en février, le faible niveau des excédents céréaliers localisés,  la situation difficile du cheptel, celle de l’afflux continu des déplacés maliens concentré dans la nord de la zone 8, les crises sociaux politiques que le pays a traversé au cours de l’année 2011 sont autant de facteurs qui contribuent à exacerber la situation alimentaire des ménages les plus pauvres qui constituent la majorité de la population.     

    L’ampleur de ces difficultés est inégalement repartie à l’intérieur des différentes zones de moyens d’existence de préoccupations et est fonction de la faible production, des niveau de prix des céréales ainsi que des moyens d’existence des ménages qui sont les plus affectés, c'est-à-dire les ménages très pauvres et pauvres.  Le plan de soutien aux populations vulnérables élaboré par le gouvernement en décembre 2011 et actualisé en mi-février 2011 démontre 1 million de personnes vulnérables à l’insécurité alimentaire entre janvier et mars. Le nombre moyen des personnes identifiées comme vulnérables à l’insécurité alimentaire sur les derniers cinq ans est de six cent mille personnes pour l’ensemble du pays. Ces chiffres partent du postulat que l’ensemble des ménages très pauvres dans les zones de préoccupations ayant enregistré des productions inférieurs à la moyenne seront en insécurité alimentaire.

    Si le plan opérationnel de soutien aux populations vulnérables élaboré par le gouvernement acquière des financements à hauteur de plus de 50%, l’ensemble des ménages pauvres et très pauvres dans les zones de déficits céréaliers du pays ne vont pas dépasser la phase stress de l’insécurité alimentaire (IPC Phase 2) d’ici septembre. En effet, les actions contenues dans le plan visent en priorité à combler le déficit de consommation dans les ménages vulnérables attendues dans les zones de moyens d’existence de préoccupations (8, 9, 7 et 5) et à intervenir sur le volet nutritionnel (prise en charge malnutrition aigue sévère, malnutrition aigue modéré, blanket feeding). La mobilisation du stock d’intervention (6-10 000 tonnes), les achats programmés par la Société Nationale des Stocks de Sécurité Alimentaire (40,000 tonnes), le stock issue de l’opération maïs Bondofa initié par le gouvernement (20-30,000 tonnes), la mobilisation éventuelle du stock Nationale de Sécurité alimentaire ou un emprunt éventuel du gouvernement sur ce stock (26-29 000 tonnes) devraient permettre de combler les déficits dans les ménages par les vente à prix sociaux et des distributions gratuites bien ciblées aux ménages très pauvres.  FEWS NET intégrera l’assistance humanitaire planifiée, financée, et probable dans la prochaine Analyse de Perspective d’Avril.

    Si toutes les communes dans la zone de moyen d’existence nord, élevage transhumant et mil (8) connaissent des difficultés, il en va tout autrement dans les autres zones de moyens d’existence. Cette situation décrite dans le rapport de février 2012 connait une évolution significative depuis le début du mois. En effet, le niveau d’approvisionnement faible des marchés locaux avec en plus des prix de céréales largement au dessus de la moyenne quinquennale depuis le mois d’octobre, la situation des 19,000 déplacés maliens qui y sont concentrés (soit 83 pour cent pour cent de l’ensemble dans le pays) affecte la situation alimentaire dans la zone. En effet, malgré les appuis dont ils bénéficient de la part de l’Etat et de ses partenaires (y compris UNHCR, WFP, UNICEF, FAO), ce nombre élevé de personnes démunies engendre des modifications dans les modes de vie des populations autochtones et par conséquence affecte les moyens d’existence des populations. Dans cette zone, les populations en insécurité alimentaire aiguë sous Stress (IPC Phase 2) dépassent 20 pour cent de la population totale et se chiffre entre 20,000-45,000 personnes.

    Les réserves alimentaires des ménages autochtones sont épuisées depuis novembre/décembre comparativement à décembre/janvier en année normale dans les ménages pauvres et très pauvres.  Selon les leaders des communautés d’accueil, une partie des ménages aisés et moyens ayant été des familles d’accueil, il est probable que leur stock céréalier a été mis à contribution pour nourrir les familles de déplacés accueillies chez eux.  Les ménages aisés et riches ne pourront probablement pas continuer à aider les pauvres et très pauvres par des dons en nature.  Récemment, la plupart des refugies ont été regroupes dans deux camps dans la zone. La majorité des ménages ont actuellement recours aux marchés pour les achats de céréales comme en année normale et aux ventes à prix social initié par le gouvernement depuis janvier dans la zone. Dans la zone 8, les activités autour du  bétail étant la principale source de revenu des ménages, une concentration du bétail des déplacés maliens risque d’aboutir à des conflits pour le maigre pâturage existant ainsi que pour l’utilisation des points d’eau (avec un niveau de remplissage très faible actuellement) pour l’abreuvement du bétail et l’alimentation humaine. La FAO a initié des activités autour du bétail par la mise à disposition prévue auprès des ménages aussi bien autochtones que déplacés de plus 1,000 tonnes d’aliment bétail local et des vaccins.  

    La majorité des activités d’appui aux déplacés maliens des acteurs humanitaires sont déjà programmées et en cours d’exécution pour la période de mars à mai 2012 et portent sur plusieurs domaines d’interventions (vivres, hébergement, non alimentaire, Education, santé/Nutrition, WASH, transport/logistique, etc.). A titre d’exemple les acteurs les plus actif que sont le PAM et la Croix Rouge ont déjà distribués des vivres et des compléments nutritionnels (pour enfants de moins de cinq ans) aux déplacés et donner des coupons aux familles d’accueil. La FAO a mobilisé USD 300,000 pour un projet d’appui d’urgence au cheptel des réfugiés maliens et des communautés d’accueil. L’USAID contribue à la prise en charge de la nutrition par le biais de l’UNICEF qui appui l’Etat dans ses activités nutritionnelles dans la zone. L‘agence d’aide de l’Union Européenne (ECHO), a mobilisé pour la réponse au Burkina pour 2012 9,6 milliards  de francs CFA dont 1,7 milliards dédiés à la subvention des soins, 2,7 milliards à la réponse dans le domaine alimentaire et le reste soit 5,2 milliards sont dédiés au soutien à la prise en charge des cas de malnutrition aiguë sévère dans 16 à 18 districts sanitaires (sur les 63 que compte le pays). Le nombre de bénéficiaires attendus pour cette aide est d'environ 450,000 personnes (tout domaines confondus).

    Dans la zone de moyen d’existence 7 Nord et Est, Bétail et céréales, les parties sud-est semblent moins touchées  que les autres parties. Dans la partie Est, la disponibilité des céréales est faible sur les marchés qui constituent la principale source d’approvisionnement des ménages entre février et août.   Normalement, les ménages dépendent du marché pour répondre à 40-50 pourcent de leurs besoins alimentaires, pourtant, cette année, le marché compte pour 60 pourcent des besoins alimentaires. La réduction du nombre de repas journalier à un, les nombreuses  ventes de petits ruminants par les ménages pauvres qui n’arrivent pas a obtenir le prix d’un sac de mil par la vente d’un bouc, la migration des jeunes sont autant de stratégies mise en ouvre par les ménages pauvres et très pauvres pour maintenir leurs moyens d’existences à un niveau normal. Les ménages de ces zones demeurent très vulnérables à une hausse des prix des céréales mais disposent de revenus issues des cultures maraichères par endroits pour l’achat des céréales. Les ménages sont sans insécurité alimentaire aiguë car au moins quatre ménages sur cinq ne développent pas des stratégies d’adaptations inhabituelles et ne dépendent pas de l’aide alimentaire. Dans la zone de moyen d’existence 9, Est et Sud-est élevage, céréales forêts et faune, l’extrême partie Est connait des difficultés alimentaires. Du fait que généralement les ménages gèrent des excédents céréaliers, un déficit céréalier dans la zone pourrait avoir un effet  direct sur les moyens d’existence des pauvres et très pauvres. Pour la partie centrale du pays en zone de moyens d’existence Plateau Central céréales et maraichage (5), le déficit alimentaire trouve sa source du fait qu’outre le déficit pluviométrique cette zone enregistre les sols les plus pauvres et est la plus peuplée du pays à cause de la forte densité de population aussi bien dans les communes rurales que dans les villes urbaines. La diversification des sources de revenus des ménages pauvres et très pauvres permet actuellement de disposer de revenu pour l’achat de céréales contrairement en juin en année normale. Des déficits de protections des moyens d’existence ne sont pas encore perceptibles malgré les faibles hausses de prix constatées  pour les cereales. La majorité des ménages pauvres et très pauvres sont sans insécurité alimentaire aiguë.

    Figures Calendrier saisonnier et evènements critiques

    Figure 1

    Calendrier saisonnier et evènements critiques

    Source: FEWS NET

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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