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Insécurité alimentaire aigüe sous Stress dans l‘agropastoral nord du pays

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Burkina Faso
  • Mai 2014
Insécurité alimentaire aigüe sous Stress dans l‘agropastoral nord du pays

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  • Messages clé
  • Situation Actuelle
  • Suppositions Mises à Jour
  • Perspective Estimée Jusqu'en Septembre 2014
  • Messages clé
    • Les ménages agropastoraux pauvres dans le nord du pays, qui dépendent actuellement des marchés pour leur alimentation, vivent une insécurité alimentaire aiguë sous Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu’en septembre. Confrontés à une dégradation de leur pouvoir d’achat par rapport à la normale du fait du niveau élevé des prix des denrées de base face à des revenus limités, ils ont des difficultés à satisfaire leurs besoins de protection des moyens d’existence.
    • Toujours dans cette partie du pays, les agropasteurs traversent une période de soudure plus longue et plus difficile qu’habituellement du fait de l’insuffisance de fourrage et de l’éloignement des points d’eau existants des zones de pâture pour leurs animaux. Par conséquent, les animaux sont en mauvais état physique et on assiste à une détérioration des termes de l’échange.
    • Dans le reste du pays, le bon niveau d’approvisionnement des marchés, la stabilité des prix des céréales, l’accès aux produits forestiers non ligneux et les revenus moyens à supérieur à la moyenne de la main-d’œuvre, offriront des conditions favorables pour permettre aux ménages pauvres de traverser une période de soudure normale entre juin et septembre.

    Situation Actuelle
    • Les disponibilités alimentaires pour l’achat, notamment en céréales, sont bonnes dans le pays. En effet, les stocks des commerçants grossistes et des unions de producteurs (estimés à environ 53 000 tonnes) sont 77 pour cent supérieurs à leur niveau moyen et sont renforcés par les entrées de maïs en provenance du Ghana et de la Côte d’Ivoire (en moyenne plus de 2 000 tonnes par mois depuis janvier). Par ailleurs, le gouvernement poursuit l’approvisionnement permanent et la vente de maïs et de riz à prix modéré dans 180 boutiques réparties sur l’ensemble du pays.
    • Dans l’ensemble, la demande en céréales des ménages sur les marchés est similaire à celle d’une année normale en raison de l’existence de stocks issus des récoltes passées. Les flux mensuels sortant sont aussi similaires à ceux habituellement enregistrés vers le Niger (autour de 4 500 tonnes de maïs et de sorgho) et les pays côtiers (environ 300 tonnes de mil et 1 500 tonnes de niébé). Toutefois, dans la région du Sahel et les zones voisines où les récoltes sont épuisées plus tôt que la normale, la demande des ménages pauvres en mil ou en sorgho est plus forte sur les marchés.
    • En conséquence, les prix des céréales sont restés dans l’ensemble stables par rapport au mois passé et sont en baisse de 6 à 10 pour cent par rapport à l’année passée, une année ou les prix étaient significativement élevés. Par rapport à la moyenne quinquennale, le prix du maïs enregistre une baisse de 10 pour cent, par contre ceux du mil et du sorgho restent stables. Cependant, dans les zones agropastorales au nord (dans et autour de la région du Sahel) où les ménages pauvres sont plus dépendant des marchés, on observe des niveaux prix au-dessus de la moyenne quinquennale de 7 à 19 pour cent pour le mil et de 8 à 22 pour cent pour sorgho (céréales de bases des populations).
    • Dans la zone agropastorale du nord du pays, la situation alimentaire du bétail est très difficile actuellement à cause du manque de fourrage et l’insuffisance d’eau pour l’abreuvement. Les résidus de cultures stockés pour faire face à la période de soudure sont presque épuisés et le recours à l’alimentation de complément par l’achat de sous-produits agro-industriels est devenu une nécessité. La disponibilité de ces produits est bonne sur les marchés, mais les niveaux de prix (entre 7 000 et 9 000 F CFA le sac de 50 kg) sont 20 à 30 pour cent supérieurs à la normale du fait de la forte demande, et ce, malgré les ventes à prix modérés en cours par les services régionaux en charge des ressources animales (769 tonnes au Sahel et 345 tonnes au Centre-Nord). Ces difficultés d’alimentation du bétails qui ont commencé un mois plus tôt en mars que habituellement, affectent négativement l’état d’embonpoint des animaux, en particulier les ovins et des bovins. Entre les zones de pâture (le long de frontière avec le Mali) et les points d’abreuvement (la marre d’Oursi, le forage Christy, le fleuve Beli et les principaux barrages), les animaux doivent parcourir en moyenne 20 kilomètres, ce qui contribue à dégrader davantage leur état physique.
    • Dans cette zone agropastorale, les revenus des ménages proviennent essentiellement de la vente d’animaux, des transferts des migrants, de l’orpaillage et de la main-d’œuvre agricole. Les transferts sont plus importants que d’habitude au regard de l’affluence des bénéficiaires au niveau des institutions financières locales. Quant au revenu de la main-d’œuvre (principalement de l’élevage), il reste similaire à la normale. Les prix des animaux sont dans l’ensemble stables par rapport à la moyenne quinquennale, mais en baisse par rapport à l’année passée du fait de leur mauvais état d’embonpoint et aussi de l’augmentation des offres sur les marchés. Sur les marchés de Djibo (province du Soum) par exemple, on note une baisse des prix de 15 pour cent pour les caprins et de trois pour cent pour les ovins. Ce qui entraine une dégradation des termes de l’échange de 15 pour cent par rapport à l’année passée et d’environ 20 pour cent par rapport à la normale. Dans le reste du pays, les ménages pauvres arrivent à générer des revenus moyens ou supérieurs, soit en vendant des produits forestiers ligneux et non ligneux dont la disponibilité est normale, ou en offrant leur main-d’œuvre pour la préparation des champs.
    • Les interventions des partenaires en cours portent principalement sur les activités de cash for work et la prise en charge dans les formations sanitaires des enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes ou allaitantes souffrant de malnutrition aigüe.

    Suppositions Mises à Jour

    La situation actuelle n’a pas affecté les hypothèses utilisées dans le développement du scenario FEWS NET le plus probable pour la période d’avril à septembre 2014. Un examen complet du scenario est disponible dans les perspectives sur la sécurité alimentaire d’avril à septembre 2014.


    Perspective Estimée Jusqu'en Septembre 2014

    La période de soudure restera habituelle pour la majorité des ménages pauvres du pays, en raison de la bonne disponibilité des céréales de base et de leurs prix autour de la moyenne quinquennale. Par ailleurs, la disponibilité de produit forestiers non ligneux et de fruits (mangue, karité, raisin, néré, etc.) entre mai et aout, favorisera leur accès aux ménages comme en année normale. De même, en cas d’installation normale de la saison, les revenus de la main-d’œuvre agricole qui s’intensifie généralement à partir du mois de mai, contribueront à favoriser les achats alimentaires des ménages.

    Par contre, pour les zones dans et autour de la région du Sahel, les ménages pauvres qui dépendent des marchés continueront à éprouver des difficultés à répondre à leurs besoins afin de protéger leurs moyens d’existences et vivent une insécurité alimentaire aigue sous Stress (Phase 2 de l’IPC) et cela jusqu’en septembre. Car même avec l’amélioration des conditions alimentaires du bétail (meilleur embonpoint et disponibilité de lait) à partir de juillet, ils devront faire face à une dégradation continue des termes de l’échange du fait des niveaux de prix de denrées de base au-dessus de la moyenne quinquennale.

    Figures Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Figure 1

    Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Source: FEWS NET

    Figure 2

    Source:

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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