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Accès normal à l’alimentation pour les ménages très pauvres et pauvres

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Burkina Faso
  • Mai 2013
Accès normal à l’alimentation pour les ménages très pauvres et pauvres

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  • Messages clé
  • Situation actuelle
  • Suppositions mises à jour
  • Perspective estimée jusqu'en septembre 2013
  • Messages clé
    • Dans au moins 80 pour cent des ménages, on assiste à la prise quotidienne normale des repas des suites de la bonne gestion des stocks issus des dernières récoltes les permettant ainsi de vivre en insécurité alimentaire Minime (IPC Phase 1).

    • Les conditions d’accès à l’alimentation sont favorisées par le bon niveau d’approvisionnement des marchés et des niveaux de prix des céréales globalement stables depuis janvier et similaires ou en hausse n’excédant pas 25 pour cent comparés à la moyenne quinquennale.

    • Les pluies précoces enregistrées depuis la mi-avril permettent une régénération progressive des pâturages tout en contribuant à améliorer l’embonpoint des animaux. Cette situation a aussi favorisé le déstockage des céréales et de l’aliment bétail (sous-produits agro-industriels) par les commerçants qui craignent des méventes de leurs produits. 


    Situation actuelle
    • La situation alimentaire des ménages très pauvres et pauvres est globalement satisfaisante. Elle est principalement assurée par les stocks issus des récoltes de la dernière campagne agricole en novembre 2012, qui en rappel, sont supérieures de 40 à 60 pour cent comparées à la normale.
    • Les disponibilités alimentaires sont aussi bonnes sur les marchés. En effet,  du fait de l’installation précoce à normale des pluies, les commerçants ont peur de garder leurs stocks. Et pour cause, ils pourraient ne pas être achetés du fait d’une offre massive de produits en même temps sur les marchés en mai/juin. Ainsi, les flux de céréales entre les lieux de regroupement du centre du pays ou les zones de grande productions et les zones structurellement déficitaires (zones de moyens d’existence 7 et 8) se déroulent normalement.
    • Les prix des céréales sont restés globalement stables depuis le mois de janvier. Dans les deux zones de préoccupation (ZOMES 7 et 8 dans la région du Sahel), on observe des variations similaires à la moyenne nationale. Par rapport à la moyenne quinquennale, les prix dans ces zones ont connu une hausse entre 7 et 25 pour cent.
    • Sur les marchés à bétail, les niveaux de prix des animaux comparés à 2012 sont  stables ou en hausses inférieures à 26 pour cent pour les petits ruminants. Par rapport à la moyenne quinquennale, les variations à la hausse vont de 5 à 22 pour cent pour les petits ruminants. En conséquence, les termes de l’échange sont en faveur des éleveurs. Par exemple, la vente d’un bouc sahélien sur les marchés à bétail de Gorom-gorom et Dori permet d’acquérir entre 110 et 140 kg de mil ou de sorgho.
    • Les stratégies de vies des ménages dans les zones de préoccupation sont celles relatives à la vente du bétail ou des produits animaux et la pratique de l’orpaillage. La disponibilité de lait est faible en cette période comme en année normale et la demande dans la région du Sahel est en hausse à cause de la présence des réfugiés maliens  pour qui le lait est une grande source d'alimentation. De ce fait, le prix de vente du litre est élevé car s’achetant aux producteurs à 500  FCFA contre 300 en situation normale. L’orpaillage qui remplace de plus en plus les migrations saisonnières, est pratiqué par les bras valides et les femmes. La baisse du cours mondial de l’or a entrainé une baisse des prix d’achat sur les sites de 20 à 26 pour cent par rapport à l’année passée. En effet, le gramme d’or s’achète à 20 000 F CFA contre 25 000 à 27 000 F CFA l’année dernière. Toutefois, les revenus non-agricoles, en général, demeurent similaires à la normale.
    • Les programmes d’intervention en cours qui s’inscrivent dans la mise en œuvre du plan opérationnel de résilience et de soutien aux populations vulnérables du gouvernement, sont principalement axés sur la prévention ou la prise en charge de la malnutrition et le soutien aux moyens d’existence au profit des ménages impactés par les difficultés alimentaires en 2012. Les 49 975 réfugiés maliens présents dans le pays (dont près de 88 pour cent dans les ZOMES 7 et 8) sont entièrement pris en charge par le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) et ses partenaires. Une évaluation conjointe (HCR, PAM, CRS) est en cours pour redéfinir l’assistance alimentaire la mieux appropriée pour ces réfugiés.

    Suppositions mises à jour

    La situation actuelle n’a pas affecté les hypothèses utilisées dans le développement du scénario FEWS NET le plus probable pour la période avril à septembre 2013. Un examen complet de ce scénario est disponible dans les perspectives sur la sécurité alimentaire d’avril à septembre 2013.


    Perspective estimée jusqu'en septembre 2013
    • D’ici à la fin du mois de juin, l’accès des ménages à l’alimentation sera normalement assuré par leurs propres stocks et au moins 80 pour cent des ménages continueront d’être en insécurité alimentaire Minime (IPC Phase 1).
    • L’épuisement des stocks dès début juillet va créer une dépendance des ménages vis-à-vis des marchés comme en année normale, mais avec des niveaux de prix des céréales plus élevés. Malgré des prix des animaux au au-dessus de la moyenne quinquennale, les termes d’échange connaitront une dépréciation pouvant atteindre 10 à 20 pour cent comparée à la normale.   C’est pourquoi on estime que entre juillet et septembre, 25 à 30 pour cent des ménages très pauvres et pauvres dans les zones de préoccupation 7 et 8, seront incapables de faire certaines dépenses non alimentaires sans s'engager dans des stratégies d'adaptation irréversibles et vivront une insécurité alimentaire sous stress (IPC Phase 2).  
    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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