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L’insécurité alimentaire aigüe sous Stress se poursuit dans le nord du pays

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Burkina Faso
  • Juin 2014
L’insécurité alimentaire aigüe sous Stress se poursuit dans le nord du pays

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  • Messages clé
  • Situation Actuelle
  • Suppositions Mises à Jour
  • Perspective Estimée Jusqu'en Septembre 2014
  • Messages clé
    • Dans le Nord du pays, où l’insécurité alimentaire aiguë est sous Stress (Phase 2 de l’IPC), la situation alimentaire demeure plus difficile qu’habitude pour les ménages agropastoraux pauvres pendant leur période de soudure. En plus, avec les prix élevés des denrées de base (au-dessus de la moyenne quinquennale), leur accès à la nourriture limité dans un contexte de revenus faibles ne permettant pas de satisfaire les besoins de protection des moyens d’existence.
    • Toutefois, dans cette partie du pays, les difficultés d’abreuvement des animaux signalées au cours des mois précédents commencent à se résorber avec l’installation précoce des pluies qui permet également la régénération progressive des pâturages et améliorant ainsi l’alimentation du bétail.
    • Dans le reste du pays, l’accès à la nourriture des ménages est marqué par des niveaux de prix des denrées de base similaires, voire en-dessous de la moyenne quinquennale et par une disponibilité des produits forestiers et de cueillette, permettant aux ménages pauvres de vivre une période de soudure plutôt habituelle.

    Situation Actuelle
    • Des semis de céréales précoces ont commencé à partir de fin avril dans le sud du pays et en mi-mai dans le nord. Cependant, l’absence de pluies entre la mi-mai et la mi-juin a entrainé des échecs localisés de ces semis, surtout au niveau des hautes terres, en particulier dans le sud.
    • Dans les zones agropastorales (ZOME 7 et 8) au nord du pays, la disponibilité de l’eau suite aux premières pluies enregistrées à partir de mi-mai commence à résorber les difficultés d’abreuvement des animaux vécues depuis le mois de février. On assiste aussi à une régénération en cours des pâturages dans certaines localités qui constituent du coup des zones de concentration du bétail. Néanmoins la majorité du bétail est toujours en transhumance autour de la frontière avec le Mali.
    • Le pouvoir d’achat des ménages dans le nord du pays reste néanmoins limité car en plus de l’achat de nourriture, les ménages doivent aussi dépenser pour l’acquisition des sous-produits agro-industriels (SPAI) afin de répondre au l’insuffisance de fourrage naturel pour l’alimentation du bétail. La forte demande interne et externe (vers le Niger et le Mali) de ces produits a entrainé une hausse des prix de 15 à 30 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale.
    • Sur les principaux marchés du pays, l’offre en céréales est supérieure à la moyenne saisonnière. Les stocks des commerçants grossistes et des unions de producteurs suivis par le Comité des interprofessions de céréales et de niébé du Burkina (CICB) ont même augmenté d’environ 10 pour cent par rapport au mois passé, passant de 52 630 tonnes de céréales en avril à près de 58 000 tonnes. Cette hausse de l’offre s’explique en partie par le déstockage précoce chez les commerçants, mais aussi par les importations en provenance des pays côtiers (près de 3200 tonnes de maïs du Ghana et de la Côte d’Ivoire). Les exportations de céréales sont principalement destinées vers le Niger (plus de 6200 tonnes en hausse de 24 pour cent par rapport au mois d’avril). Le sorgho rouge et le niébé sont exportés principalement vers le Ghana (800 et 1500 tonnes respectivement).
    • La demande des ménages reste dans l’ensemble normale. Les prix des céréales au détail sont en légère baisse par rapport à l’année passée (trois à sept pour cent), année où les prix étaient anormalement élevés. Comparés à la moyenne quinquennale, les prix du mil et du sorgho blanc sont stables, tandis que celui du maïs blanc, la céréale la plus présente sur les marchés (60 pour cent de l’offre), accuse une baisse de neuf pour cent. Toutefois, dans et autour de la région du Sahel où la demande des ménages est plus forte, on observe des niveaux de prix des denrées de base au-dessus de la moyenne quinquennale d’environ 10 pour cent pour le mil et 7 pour cent pour le sorgho, en particulier sur les marchés de Dori et de Djibo, ce qui continue à entrainer des difficultés d’accès. On note toujours une grande affluence des ménages pour l’achat de maïs vendu à prix modéré par le gouvernement au niveau des chefs-lieux de province. Les ménages très pauvres qui ne peuvent pas s’acquérir les sacs de 50 kilogramme dans les chefs-lieux, ont plutôt recours aux ventes en détail de céréales auprès des commerçants.
    • Les revenus des ménages dans le nord du pays proviennent principalement de la vente d’animaux, des transferts des migrants, de l’orpaillage et de la main-d’œuvre de l’élevage. Avec la baisse du prix de l’or d’environ 20 pour cent sur les sites comparé à la moyenne des quatre dernières années, la vente du bétail devient le principal recours pour les ménages pour accéder à la nourriture. Malgré leur mauvais embonpoint, les prix du bouc sahélien sont similaires à la moyenne quinquennale, sur les marchés de Djibo, de Dori et de Gorom-Gorom, du fait de l’existence d’une demande extérieure en provenance des pays voisins (Niger, Ghana, Côte d’Ivoire). Ils sont par contre en baisse d’environ 10 pour cent comparé à l’année passée. Les revenus de la main-d’œuvre de l’élevage sont similaires à la normale car les termes de contrat entre propriétaires et gardiens (généralement en nature et en espèce) n’ont pas changés. Les transferts d’argent restent plus importants que d’habitude.

    Suppositions Mises à Jour

    La situation actuelle n’a pas affecté les hypothèses utilisées dans le développement du scenario FEWS NET le plus probable pour la période d’avril à septembre 2014. Un examen complet du scenario est disponible dans les perspectives sur la sécurité alimentaire d’avril à septembre 2014.


    Perspective Estimée Jusqu'en Septembre 2014

    Dans l’ensemble du pays, l’installation progressive de la saison des pluies va favoriser le développement des produits forestiers non ligneux et des produits de cueillette et leur accès par les ménages. Ce qui permettra à ces derniers de réduire comme d’habitude leur consommation de céréales.

    Dans les zones dans et autour de la région du Sahel, la situation alimentaire du bétail va s’améliorer avec la régénération des pâturages, ce qui permettra le retour des transhumants et contribuera à accroitre l’offre de lait pour la consommation et la vente à partir de juillet. Dans cette partie du pays, les prix des céréales de base resteront relativement hauts du fait de la dépendance entière des ménages des marchés. Le mil dont la demande va croitre davantage pendant le carême musulman accusera des niveaux de prix plus élevés. Ainsi, le pouvoir d’achat des ménages restera toujours limité et les pauvres continueront d’éprouver des difficultés à répondre à leurs besoins de protection des moyens d’existences et demeureront en insécurité alimentaire aigue sous Stress (Phase 2 de l’IPC) et cela jusqu’en septembre.

    Figures Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Figure 1

    Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Source: FEWS NET

    Figure 2

    Source:

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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