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Soudure normale pour les ménages très pauvres et pauvres

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Burkina Faso
  • Juin 2013
Soudure normale pour les ménages très pauvres et pauvres

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  • Messages clé
  • Situation actuelle
  • Suppositions mis à jour
  • Perspective estimée jusqu'en septembre 2013
  • Messages clé
    • Comparativement à une année normale, les ménages très pauvres et pauvres ont moins recours aux marchés pour s’alimenter. Bien que les récoltes de la campagne passée soient en cours d’épuisement, les deux repas quotidiens sont assurés comme d’habitude permettant au moins à 80 pour cent de ces ménages d’être en insécurité alimentaire Minime (IPC Phase 1).

    • Contrairement à la tendance saisonnière, on assiste plutôt à une stabilisation, voire une baisse des prix par rapport au mois écoulé. Bien que les prix soient généralement de 6 à 12 pour cent au-dessus de la moyenne quinquennale, les ménages pauvres auront accès sans difficulté à la nourriture par des achats sur le marché jusqu'à la fin de la soudure en septembre.

    • Les pluies précoces enregistrées à partir de mi-avril dans certaines régions permettent d’atténuer les difficultés alimentaires des petits ruminants qui présentent de meilleurs embonpoints par rapport à la normale ce qui contribue à favoriser les termes de l’échange pour les éleveurs. 


    Situation actuelle
    • La demande des ménages en denrées alimentaires de base (mil et sorgho) est faible sur les marchés qui restent bien approvisionnés comparés à la normale. En effet, les récoltes supérieures à la moyenne de la dernière campagne agricole constituent la principale source d’alimentation pour au moins 80 pour cent des ménages très pauvres et pauvres à ce période. Cela se compare à une année normale où les stocks des ménages s’épuisent en avril /mai.
    • L’offre étant supérieure à la demande, les prix des céréales sont restés stables ou en baisses inférieures à 8 pour cent par rapport au mois passé. Toutefois, sur les principaux marchés des zones de préoccupations (ZOMES 7 et 8) dans la région du Sahel (Djibo, Dori et Gorom-Gorom), les prix du mil et du sorgho sont 2 à 29 pour cent au-dessus de la moyenne quinquennale. Les flux normaux sont observés entre les marchés à fort corrélation. Cependant, des flux atypiques forts et sortants de céréales en direction du Niger via Seytenga ont été signalés.
    • Sur les marchés à bétail (Djibo, Dori et Gorom-Gorom) le prix des animaux, en particulier les petits ruminants, est en moyenne 17 pour cent au-dessus de la moyenne quinquennale du fait des bonnes précipitations en 2012 ayant engendrées de bons pâturages et un bon état physique du bétail cette année. Les termes de l’échange sont toujours à la faveur des éleveurs comme en année normale à cette même période car la vente d’un bouc sahélien permet d’acquérir sur ces marchés entre 137 et 218 kg de mil. Les marchés fonctionnent normalement et les principales destinations du bétail sont le Ghana, la Côte-d’Ivoire, le Niger et les marchés intérieurs de Pouytenga et de Ouagadougou. Par ailleurs, on note une bonne disponibilité d’aliment bétail (SPAI) sur les marchés avec des prix de vente variant entre 5 500 et 6 000 F CFA le sac de 50 kg. Ce qui représente des baisses de 20 à 30 pour cent comparées à l’année passée et de 10 à 15 pour cent comparée à la moyenne des cinq dernières années en raison de la faible demande dû à la disponibilité des pâturages qui sont mieux qu’une année normale.
    • La vente des produits animaux et la pratique de l’orpaillage sont les sources importantes de revenus des ménages dans les zones de préoccupations au nord du pays. La disponibilité de lait est faible en cette période comme en année normale, mais la demande est élevée du fait de la présence des réfugiés maliens pour qui le lait est une grande source d'alimentation. Ainsi, le prix de vente du litre est élevé dans cette région car s’achetant aux producteurs à 500 FCFA contre 300 FCFA en situation normale. Sur les sites artisanaux, le gramme d’or s’achète au moins à 20 000 F CFA, soit son niveau de prix moyen au cours des trois dernières années. Avec ces revenus équivalent à ceux d’une année normale, certains ménages préfèrent s’approvisionner en céréales sur les marchés et conserver leurs récoltes pour mieux  gérer la période de soudure c’est-à-dire la période entre de juillet et septembre.
    • Les interventions humanitaires en cours dans les zones de préoccupations contribuent aussi à réduire la dépendance des ménages vis-à-vis des marchés ou à en faciliter l’accès. En effet, en plus de l’assistance alimentaire aux 49 975 réfugiés maliens par le Programme Alimentaire Mondiale, il y a des programmes de cash for work pour 8 800 ménages pauvres (PAM, Oxfam), de coupons alimentaires pour 1 124 ménages et des distributions alimentaires directe pour trois mois et pour 1 500 ménages hôtes des réfugiés (Croix rouge) dans les zones de préoccupations (ZOMES 7 et 8 dans le Sahel). Dans le cadre de la prévention de la malnutrition aiguë, 6 000 enfants de moins de cinq ans et 1 200 femmes enceintes ou allaitantes bénéficient de rations alimentaires mensuelles par le PAM. A cela s’ajoute des activités de blanket feeding planifiées de juin à octobre pour 22 117 enfants de 6 à 23 mois. Au moins 885 tonnes en stocks communautaires existent et sont prévus pour des ventes à prix modérés pendant la période de soudure.

    Suppositions mis à jour

    La situation actuelle n'a pas affecté la plupart des hypothèses utilisées dans le développement du scénario le plus probable pour la période avril à septembre 2013. Toutefois, les hypothèses suivantes ont été mises à jour:

    • Au regard de la bonne disponibilité des céréales sur les marchés face à une demande plus faible que la normale, et aussi aux assistances alimentaires en cours, les niveaux des prix du sorgho et du maïs n’augmentera pas probablement à un taux assez rapide que ce qui était précédemment prévu en avril. Par contre, les prix pourraient rester stables ou être en hausse légère de 5 à 10 pour cent au-dessus de la moyenne quinquennale. Pour le mil dont la demande va augmenter pendant le mois de Ramadan (juillet), la hausse pourrait se situer entre 10 et 15 pour cent.
    • Dans les perspectives d’avril, FEWS NET a supposé que les pâturages et les conditions de bétail seraient saisonnièrement faibles jusqu'à la fin de juin. Cependant, les pluies précoces enregistrées en avril ont considérablement réduit les difficultés habituelles d’abreuvement du bétail sur la période avril-juin. Elles ont aussi favorisé de façon localisée la repousse des pâturages et contribué ainsi à améliorer l’embonpoint des animaux comparativement à la normale. 

    Perspective estimée jusqu'en septembre 2013

    La bonne disponibilité des céréales sur les marchés avec des niveaux de prix légèrement au-dessus de la moyenne, l’amélioration de la situation alimentaire du bétail, les assistances alimentaires ou non alimentaires dans les zones de préoccupations, les bons niveaux de revenus et la disponibilité de produits de cueillette à partir d’août sont des facteurs pouvant favoriser l’accès alimentaires des ménages. On estime qu’entre juillet et septembre, la situation alimentaire des ménages très pauvres et pauvres restera normale dans l’ensemble du pays et une insécurité alimentaire Minime (IPC Phase 1) sera observée. 

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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