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Besoins d’assistance accrue pour la période de soudure

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Burkina Faso
  • Juin 2012
Besoins d’assistance accrue pour la période de soudure

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  • Messages clé
  • Mise à jour des perspectives jusqu’à septembre 2012
  • Messages clé
    • Selon le Centre Africain pour les applications de la Météorologie (ACMAD), la précipitation au-dessus de la normale est très probable sur une grande partie du Burkina Faso. L’installation de la saison pluvieuse en juin indique le début d’une campagne agricole normale dans les régions du sud ouest, de l’ouest et en partie de l’Est du pays.

    • La combinaison des prix céréaliers extrême et sans précédent et l’insuffisance d’assistance humanitaire pourrait conduire les ménages dans les parties nord et centrales (zone de moyens d’existence 5 et 7) de IPC Phase 2 : Stress à une situation plus aiguë entre juillet et septembre. Si l’assistance demeure insuffisante pour atténuer l’impact sur les prix des céréales, les pauvres et très pauvres pourrait atteindre IPC Phase3 : Crise.

    • Le flux constant de plus de 65,000 refugiés maliens à       l’extrême nord du pays (zone 8), la concurrence pour les ressources pastorales et salariales, les prix élevées des céréales, l’insuffisance d’appui aux communautés d’accueil, et l'impact de la saison pluvieuse sur l'accès aux zones rurales ont accéléré la dégradation alimentaire pour les ménages pauvres et très pauvres a IPC Phase 3: Crise, un mois plutôt qu’attendu, en juin.

    • Les prix des céréales sont demeurés globalement stables par rapport au mois passé, en raison du déstockage de réserves résiduelles céréalières de ménages de producteurs pour disposer de revenus permettant les achats d’intrants essentiellement. Cependant, les niveaux élevées des céréales sont sans précédant et continuent à dégrader le pouvoir d’achat des ménages.


    Mise à jour des perspectives jusqu’à septembre 2012

    Comparativement au mois passé, la mise à jour de perspective élaborées au cours du mois d’avril révèle une dégradation précoce de la situation alimentaire dans certaines des zones de préoccupations du fait de l’insuffisance et de la faiblesse du programme opérationnel du gouvernement en cours, et où les hausses extrêmes des prix des céréales sont les plus anormales. Le gouvernement estime que 2 millions de personnes étaient en risque d’insécurité alimentaire entre avril et juin. Depuis le déroulement d’approvisionnent alimentaire avril, seulement 20 pourcent de l’assistance planifiée avaient été transférées par la Société Nationale de Gestion du Stock de Sécurité Alimentaire (SONAGESS) dans les communes à risque d’insécurité alimentaire pour des ventes à prix modéré. En plus, jusqu’au présent,  le ciblage pour cette assistance ne tient compte pas de la priorisation efficace du niveau de vulnérabilité des ménages individuels dans les zones de préoccupation.

    Selon le troisième scénario du plan opérationnel de soutien national, le gouvernement a pour but de disposer de 100,000 tonnes de céréales supplémentaires pour la période de juillet à septembre. Cependant, au regard des délais de disposition  alimentaire entre avril et juin, et que la saison pluvieuse va bientôt présenter des problèmes d’accès aux zones enclavées, on n’attend pas une probabilité forte que l’appui gouvernemental atteindra les besoins alimentaires des ménages en temps opportun. L’achat local en cours de 32,000 tonnes de céréales par la SONAGESS associé aux interventions des partenaires humanitaires permettra d’atténuer la situation alimentaire d’une partie des ménages très pauvres et pauvres si les critères de ciblage des ménages vulnérables sont rigoureusement appliqués dès à présent.   Pourtant, cet effort pourraient contribuer à renchérir les prix des céréales dans les zones de collecte et peut être même sur certains marché de consommation où les commerçants disposent encore de stocks.  

    Les brusques hausses de prix  des céréales enregistrées entre avril et mai ne sont pas poursuivies, en raison, en partie, de la stabilité qui résulte probablement du déstockage paysan dans les zones de productions pour faire face aux dépenses de début de la campagne agricole et a permit une mise en marché des céréales contribuant ainsi à freiner les hausses de prix. Cette stabilité relative était observé entre mai et juin  dans les marchés de collectes en zone de production comme ceux de détail en zone de consommation dans les zones de préoccupations sauf celle nord élevage transhumant et mil (zone 8). Toutefois,  une hausse de 18 pour cent et 14 pour cent respectivement a été observé pour le mil local et le sorgho blanc à Gorom  Gorom tandis que les prix du mil a augmenté de 11 pour cent à Ouagadougou. Le prix du niébé a augmenté partout au pays en raison de la baisse de la production au cours de la saison de croissance précédente et la forte demande en provenance du Sénégal, du Ghana et du Nigeria. La plus forte hausse des prix pour le niébé était de 19 pour cent à Ouagadougou. Malgré cela les niveaux de prix des céréales demeurent supérieurs à leur valeur de la même période de l’année passée et comparativement à la moyenne quinquennale.

    Les images de suivi de la campagne agropastorales du FEWS NET et l’indice de croissance normalisé publiés par la Direction Générale de la Météorologie Nationale indiquent un début de croissance de la végétation dans le Sud ouest, l’Ouest, le Nord et l’Est en partie. Cette situation est profitable aux petits ruminants (en améliorant leur état d’embonpoint) qui constituent dans certaines zones de préoccupation et pour certaines catégories de ménages de l’épargne pour la période de soudure en cours. Dans un effort de permettre aux producteurs des ménages vulnérables de commencer les semis, le gouvernement avec ses partenaires (la FAO contribue pour 665 tonnes de semences pour environ 52,700 ménages bénéficiaires) ont mis à leur disposition depuis avril des semences de céréales à prix modéré en plus grand quantité qu’en année normale.

    Situation dans les zones de préoccupations

    Zone de moyens d’existence 8 Nord Elevage transhumant et mil

    Les sources actuelles de nourriture demeurent les marchés pour les ménages disposant de quelques revenus tout comme en année typique. Cependant, la réduction du nombre et des quantités journalières de nourriture est une constante parmi tous les ménages pauvres et très pauvres.  Pendant la période de soudure, les ménages typiquement réduisent leur niveau de consommation pourtant cette année, on observe des réductions plus significatives de la fréquence et la quantité des repas. Les sources de revenus pour la période proviennent des mêmes sources qu’en année typique (vente d’animaux, l’orpaillage, le petit commerce, la vente des produits forestiers non ligneux qui est la principale source de revenu pour les ménages très pauvres et pauvres, les petits métiers, le travail saisonnier, revenus des transferts des migrants) avec cependant des proportions différentes. La particularité de cette année réside dans l’apparition du travail salarial ménager des ménages très pauvres hôtes auprès des ménages de réfugiés dans les communes où ces réfugiés sont localisés. La baisse progressive de ces revenus au regard des prix des céréales élevés dans la zone pourrait contraindre les ménages pauvres à abandonner leur champs au profit du travail salarial auprès des ménages aisés et moyens afin d’obtenir des ressources nécessaire à l’achat des céréales pendant la période de soudure. L’encadrement et l’assistance aux réfugiés (73 pour cent de l’ensemble des pays) se poursuit toujours, les agences (FAO, UNICEF, PAM) et ONG humanitaires (CRS, CROIX ROUGE, OXFAM, etc.)intervenant dans la zone. Les principales difficultés demeurent l’accès à l’eau potable, la compétition pour le pâturage quasi-inexistant entre le bétail des refugiés et celui des populations hôtes. Malgré l’assistance en cours dans cette zone, les revenus actuels des ménages pauvres et très pauvres demeurent insuffisants (petits ruminants des ménages vendus plus que tôt que d’habitude pour l’achat des céréales, arrêt de l’orpaillage artisanal, retour des migrants pour la préparation des champs, etc.) pour leur permettre l’achat des céréales même à prix modéré.  Compte tenu de la baisse des revenus des ménages, des difficultés d’accessibilités de certaines communes dès les premières pluies, de la hausse des prix des céréales dans la zone (18 pour cent pour le mil local) et de l’inefficacité de l’assistance du gouvernement, la majorité des ménages pauvres sont, un mois plutôt qu’attendu, en insécurité alimentaire aigue : IPC Phase 3 : Crise.

    Est de la zone de moyens d’existence 9 Est et Sud-est céréales, élevage, forêt et faune

    Cette zone bénéficie actuellement d’une mise en œuvre efficace des acteurs humanitaires d’assistance bien ciblée, et le pré-positionnement et la vente à prix modéré de céréales par le gouvernement bien établi avant la saison pluvieuse.  En dépit des prix élevés des céréales   les niveaux de revenus sont actuellement suffisants pour acheter les céréales grâce aux activités de partenaires, y compris   le food for work et la distribution gratuite ciblée auprès de 5,400 ménages sur les 5,900 identifiées comme étant en insécurité alimentaire par le plan opérationnel du gouvernement dans la zone.  De ce fait,  les ménages très pauvres et pauvres sont dans une situation d’insécurité alimentaire aiguë sous stress (IPC Phase 2) d’ici septembre au lieu de crise (IPC Phase 3), comme prévu en avril.

    Zone de moyens d’existence 7 et 5

    Dans ces zones de moyens d’existence à forte concentration de population, les ventes à prix modéré de céréales initié par le gouvernement accessible à tous les ménages permet certainement de mitiger la situation actuelle des ménages qui y ont accès, jusqu’au présent.   Pourtant, une baisse dans les revenus saisonniers (mauvaise production maraîchère par déficit d’eau) par rapport à une année typique, a érodé le pouvoir d’achat au moment ou les prix céréaliers sont anormalement élevés. En plus,  étant donné la densité de la population dans ces zones, les programmes d’appui (y compris la vente à prix modéré du gouvernement et les distributions gratuites), n’étaient et ne sont pas suffisantes pour satisfaire les besoins dans les communautés où les besoins sont très concentrées. Ces facteurs aggravants pourrait conduire une partie des ménages pauvres et très pauvres dans ces zones en insécurité alimentaire aiguë avec crise entre juillet et août si l’assistance complémentaire n’est pas apportée en temps opportun et d’une manière bien ciblée.

    Figures Calendrier saisonnier et évènements critiques

    Figure 1

    Calendrier saisonnier et évènements critiques

    Source: FEWS NET

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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