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Revenus limités pour les ménages pauvres au nord du pays

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Burkina Faso
  • Février 2014
Revenus limités pour les ménages pauvres au nord du pays

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  • Messages clé
  • Situation Actuelle
  • Suppositions Mises à Jour
  • Perspective Estimée Jusqu'en Juin 2014
  • Messages clé
    • La consommation alimentaire des ménages pauvres est dans l’ensemble normale grâce aux propres stocks et au pouvoir d’achat. Toutefois, les ménages pauvres de la région du Sahel et environnant, sont obligés de limiter leurs dépenses alimentaires nécessaires. Cette situation va se maintenir jusqu’en fin mars et une insécurité alimentaire aiguë Minimale (IPC Phase 1) sera observée sur la période.
    • A partir du moins d’avril, les effets de l’épuisement des stocks et le recours aux marchés dans un contexte où les revenus sont limités vont entrainer une dégradation de l’accès en particulier pour les ménages pauvres situés dans et autour de la région du Sahel qui vivront une insécurité alimentaire aiguë sous Stress (IPC Phase 2) jusqu’en juin, voire jusqu’en fin de période de consommation en septembre.
    • La tendance des prix des céréales est à la hausse atypique depuis décembre sur les marchés de la région du Sahel, tandis que les prix du bétail sont à la baisse. Alors que les ménages deviennent plus dépendants de l’achat pour répondre à leurs besoins, ils vont trouver cette situation difficile avec des revenus limitée pour combattre les prix.

    Situation Actuelle
    • Actuellement les récoltes constituent toujours la principale source d’alimentation des ménages, et dans l’ensemble, on note une consommation alimentaire normale. Néanmoins, une tendance à la réduction des quantités chez les ménages pauvres est observée dans les zones déficitaires des régions du Nord, du Sahel et au nord des régions de l’Est et du Centre-Nord. Toutefois,  dans et autour de la région du Sahel (zones de moyens d’existence 7 et 8), on observe l’achat par anticipation de céréales sur le marché par les ménages moyens et aisés en prévision de la hausse des prix. Quant aux ménages très pauvres et pauvres dont les stocks sont faibles, voire épuisés, ils achètent directement pour la consommation, soit deux mois plus tôt que normale.
    • On constate cependant, que la faiblesse des revenus des ménages pauvres dans les zones déficitaires au nord limite leur accès, notamment aux produits de base (mil et sorgho). Ils sont donc  parfois contraints de recourir au maïs vendu à prix modéré dans les boutiques témoins mises en place par le gouvernement. En effet, ces ménages tirent l’essentiel de leurs revenus de la vente d’animaux, de l’orpaillage et des transferts de la migration. Pour l’or, le prix du gramme a chuté allant jusqu’à 25 pour cent par rapport à la normale. Par ailleurs, les sites d’or dynamiques font objet de récupération par des sociétés d’exploration minière, ce qui empêche par endroit l’accès physique aux populations locales.
    • Dans les zones d’élevage (région du Sahel en particulier), les  prix des animaux  ont aussi baissé  comparativement à l’année précédente (12 pour cent pour les béliers et 9 pour cent pour les boucs). Par  rapport à la moyenne quinquennale, les prix sont globalement stables pour les béliers et en légère hausse ne dépassant pas neuf pour cent pour les boucs. Cette baisse des prix est due au mauvais état d’embonpoint des animaux consécutif au déficit fourrager. A cela s’ajoute le besoin plus important d’argent des ménages pour s’approvisionner en vivres et ou en aliments bétail, ce qui les contraint à céder le bétail à un moindre coût sur le marché. Par ailleurs, la perte de la valeur du CEDI par rapport au franc CFA n’est pas de nature à encourager les achats par les commerçants ghanéens qui sont les principaux demandeurs de bétails.
    • En outre, dans les  provinces du Soum et de l’Oudalan, certains revenus des ménages pauvres, comme de la vente de produits forestiers non ligneux (jujube) et du balai, sont faibles cette année en raison de la mauvaise répartition pluviométrique qui n’a pas permis le développement ou la productivité de ces végétaux.
    • Aussi dans les zones de préoccupation dans et au tour du Sahel, les  ménages pauvres comptent fortement sur les revenus de la migration saisonnière. En réponse à la baisse des récoltes et à la baisse des revenus de l’or, les départs sont plus importants vers les destinations habituelles que sont la Côte d’Ivoire, le Mali et les centres urbains (Ouagadougou et Bobo-Dioulasso).
    • Sur les marchés de céréales, on note une relative stabilité des prix  par rapport à l’année dernière du fait du bon niveau de l’offre, mais aussi à cause des céréales vendues à prix modéré au niveau des boutiques témoins. Toutefois sur les marchés de la région du Sahel, on a des hausses qui se situent entre 6 et 10 pour cent pour le mil. Comparé à la moyenne quinquennale, on observe une hausse moyenne de 17 pour cent pour le mil et 9 pour cent pour le sorgho. En ce qui concerne la tendance actuelle, elle est à la hausse depuis le mois de décembre et atteint 10 à 26 pour cent pour le mil et le sorgho sur les marchés de  Djibo et de Dori (ZOME 7) et huit pour cent pour le mil sur le marché de Gorom-Gorom (ZOME 8).

    Suppositions Mises à Jour

    La situation actuelle n’a pas affecté les hypothèses utilisées dans le développement du scenario FEWS NET le plus probable pour la période janvier à juin 2014. Un examen complet du scenario est disponible dans les perspectives sur la sécurité alimentaire de janvier à juin 2014.


    Perspective Estimée Jusqu'en Juin 2014

    Au cours des prochains mois, en particulier dans et autour de la région du Sahel, on pourrait s’attendre à une hausse atypique des prix des céréales liée à la forte demande et à l’épuisement des stocks des ménages qui vont de plus en plus recourir aux marchés avec des revenus limités. La situation alimentaire du bétail sera aussi difficile jusqu’au mois de Juin, ce qui va entrainer une dégradation de l’état d’embonpoint des animaux. Cette situation sera accompagnée par une vente plus importante d’animaux par les ménages sur les marchés et une baisse du niveau des prix du bétail. En conséquence, on pourrait observer une dégradation progressive des termes de l’échange bétails-céréales pour les ménages pastoraux et agropastoraux.

    Dans et autour de la région du Sahel l’accès des ménages pauvres et très pauvres à l’alimentation sera réduit comparé à la normale. D’avril à juin, et jusqu’à la fin d’année de consommation en septembre, leur capacité de faire des dépenses non-alimentaires sera réduit, et ils vont se trouver au niveau d’insécurité alimentaire aiguë de Stress (IPC Phase 2).

    Figures Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Figure 1

    Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Source: FEWS NET

    Figure 2

    Source:

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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