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Resume d'evaluation des marches Burkina Faso

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Burkina Faso
  • Février 2012
Resume d'evaluation des marches Burkina Faso

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  • Messages clé
  • Contexte des marchés
  • Messages clé
    • Dans la plupart des zones de moyens d’existence dans le pays, plus de 80 pour cent des ménages arrivent actuellement à couvrir leur besoins essentiels sans recourir à des stratégies d’adaptation négative. 

    • Les populations en insécurité alimentaire aiguë ne seront pas en stress avant mars 2012 selon le Cadre Intégré de classification de la phase humanitaire de la sécurité alimentaire (IPC)[1]. Entre juillet et septembre 2012, cette population connaitra une crise (phase 3 de l’IPC).

      [1] Voir http://www.fews.net/ml/fr/info/pages/scale.aspx

    • Les ménages en insécurité alimentaire seront les plus pauvres et certains très pauvres des zones de moyens d’existence nord élevage transhumant et mil (8), nord et est bétail et céréales (7) ainsi que la zone plateau central maraichage et céréales (5). La partie Est de la zone Est et Sud-est céréales/élevage/foret/faune (9) enregistrera aussi des ménages en insécurité alimentaire aiguë selon la phase 2 de l’IPC.


    Contexte des marchés

    Selon les résultats prévisionnels de la campagne agricole 2011/12, le déficit brut d’autosuffisance céréalière au Burkina n’est pas significatif (moins de 1 pour cent des besoins de consommation). L’analyse du gouvernement sur la disponibilité céréalière nationale, qui prend en compte les importations commerciales et humanitaires, projette un surplus qui dépasse de neuf fois le déficit brut d’autosuffisance céréalier.

    La production céréalière était, cependant, localement inférieure à la moyenne, surtout dans les zones de moyens d’existence 8, 7, 5 et la partie est de la zone 9. Toutefois, la bonne disponibilité nationale conjuguée au fonctionnement typique des marchés internes fait qu’il n’y a pas de problème de disponibilité.

    Le décalage d’un mois des récoltes dans les zones de production a eu pour conséquence des délais d’approvisionnement plus long que d’habitude et une hausse exceptionnelle des prix en début de campagne de commercialisation dans les zones de moyens d’existence déficitaires.

    La mission CILS/FAO/PAM/FEWS NET/Gouvernement/ONG effectuée courant janvier 2012 a relevée que :

    • Les stocks céréaliers des ménages sont normaux pour la période dans les zones de surplus. L’offre de céréales sèches et de riz local sur la majorité des marchés de référence est significativement inférieure au niveau typique pour la période. Cependant elle demeure suffisante pour la demande des zones de consommation avec une stabilité relative des prix entre décembre et janvier.
    • Dans les zones de consommation nette où la production était inférieure à la moyenne aussi, les stocks céréaliers des ménages pauvres seront épuisés un à deux mois plus tôt que d’habitude.
    • Dans toutes les zones, les stocks commerçants sont à un niveau d’approvisionnement au moins moyen, suffisant pour remplir la demande moyenne à légèrement supérieur à la moyenne. Ce stock provient en grande majorité des petits producteurs des zones où les productions de rente sont en deçà des attentes et qui déstockent leurs productions au regard des prix rémunérateurs actuellement proposés. Les commerçants rapportent une disponibilité suffisante pour assurer la demande. Ils rapportent une contrainte de capitale pour répondre aux augmentations de la demande et des prix dans le court terme.   
    • Contrairement à l’habitude, le Burkina Faso n’a pas des surplus céréaliers importants à partager dans la région cette année. La demande et les flux des céréales est principalement nationale. la demande extérieure des cultures de rente (niébé, arachide, sésame) est X par rapport à la moyenne.
    • La présence signalée d’acteurs étrangers (maliens, nigériens, ghanéens et sénégalais) depuis octobre sur les marchés des produits agricoles signale de bonnes disponibilités et de l’intégration du marché burkinabé au marché sous régional. En réponse, le gouvernement a pris une précaution en intensifiant le contrôle de toute sortie « irrégulière » des céréales. Comme effet, l’exportation informelle pourrait constituée jusqu’à 90 pour cent des exportations.
    • Il faut, cependant, noter que l’ampleur des échanges céréaliers et surtout de l’exportation n’est pas significative cette année par rapport aux années précédentes. L’augmentation du différentiel des prix du mil entre Burkina et les marchés des pays voisins n’est pas large, sauf peut-être en direction de Gao (Figure 4). Des changements de direction des flux d’un mois à l’autre sont observés entre Ayourou dans le nord de la région de Tillabéri, Niger, et les marchés transfrontaliers du Burkina, indiquant un équilibre relative de l’offre et la demande.
    • Actuellement il n’y a pas de mesures prises par le gouvernement pour faciliter les importations excepté celles prises en mai 2011 pour répondre à la crise sociale que traversait le pays depuis mars. Il s’est agit de la réduction du prix de certains produits de première nécessité telle que le riz, l’huile et le sucre à compter du 9 mai 2011 et ce, pour une durée de trois mois qui a été renouvelé. Toute la chaine de l’approvisionnement de l’exportateur au détaillant a bénéficié d’une subvention fonction du stock disponible chez chaque acteur.

    L’analyse des prix, révèle une hausse exceptionnelle jamais égalée au cours des dix dernières années dans toutes les zones de moyens d’existence. Comparativement à janvier 2011, les prix actuels connaissent des hausses très importantes des marchés de collecte aux marchés de consommation en passant par ceux de regroupement. Ainsi on enregistre que :

    • Les niveaux des prix en janvier 2012 par rapport à janvier 2011 sont partout supérieurs mais, très hétérogènes et fonction des types de marchés, varient entre 20 et 81 pour cent pour le maïs, 6 et 63 pour cent pour le sorgho et 14 et 81 pour cent pour le mil.  C’est dans les zones consommatrices de céréales situées dans le nord et au Sahel que s’observent les prix les plus élevés. Dans le Sahel par exemple, l’analyse des prix actuels par rapport à la moyenne des cinq dernières années pour la même période, révèle des hausses de très grandes amplitudes atteignant parfois 65 pour cent. La zone Ouest dont les moyens d’existence reposent sur le coton et les céréales et qui est grande productrice de céréales (approvisionnant les zones du nord déficitaires), affiche les hausses également très élevées : 51 pour cent pour le maïs blanc, 48 pour cent pour le sorgho blanc et 50 pour cent pour le mil.
    • Les prix du niébé affichent des hausses qui oscillent entre 20 et 87 pour cent pour ces mêmes périodes, ce qui comparativement à une année normale réduit d’une part l’accès des ménages à cette denrée dans les zones ou elle est consommée et d’autre part malgré la baisse de production, augmentent les revenus qui en sont issus dans les zones ou il est considéré comme une culture de rente.
    • Car le circuit de marché n’est pas typique, les acteurs sur les marchés ne s’attendent pas à une baisse significative des prix avant la fin de l’année de consommation et ceci malgré les mesures prises par le gouvernement relatif au contrôle de la sortie de céréales et à la fixation des prix des céréales locales. On s’attend à une tendance des prix plus ou moins selon les normes saisonnières pour le sorgho et le mil. Cette tendance pour la moyenne quinquennale est une augmentation d’environ 2 – 4 pour cent par mois entre février et juin et de 4 – 6 pour cent environ par mois entre juillet et août, et une stabilité en septembre. Cela entrainera des niveaux des prix d’environ 220-240 XOF/kg du mil dans les zones de production/regroupement en juillet/août (typiquement 30-40 pour cent supérieur à la moyenne mais plus à Solenzo) et de 240-260 XOF/kg dans les zones agropastorales du nord (jusqu’à 80 pour cent supérieur à la moyenne). Ces niveaux des prix, même si élevés par rapport à la moyenne, seront relativement bas pour la région. De plus, les niveaux des prix du sorgho, principal substitut, seront 10-25 pour cent au-dessous du prix de mil.
    • Selon les acteurs sur les marchés à bétail des zones de moyens d’existence 7 et 8, les offres du bétail au cours des mois de novembre et de décembre 2011 ont été importantes du fait des ventes par les ménages pour s’approvisionner en céréales avant la flambée des prix. Les offres au cours des deux premières semaines du mois de janvier 2012 ont excédées celles de la même période en janvier 2011. Les espèces les plus convoyées sont la volaille, les ovins, les caprins et les bovins.
    • Le commerce intérieur qui est plus animé porte sur la volaille, les caprins et les ovins. Les bovins sont destinés principalement à l’exportation en direction du Nigéria, du Ghana et de la Côte d’ivoire. Le niveau de sortie de cette dernière espèce est en baisse comparativement à la même période de 2011. Sur le marché de Fada l’on note une baisse des exportations des bovins de l’ordre de 75%. Cette baisse sera liée à la crise socio politique que connait la région nord-est de Nigéria.
    • Les termes de l’échange bétails à céréales demeurent en faveur de l’éleveur. En effet, sur les marchés de Djibo, Dori (Zone 7) et Gorom Gorom (zone 8) la vente d’un bouc sahélien en bon état permet d’acquérir respectivement 179, 150, et 135 kg de mil. Sur celui de Kaya (zone 5) la vente d’un bouc permet d’acquérir 162 kg de sorgho blanc.

    Sur la base d’une analyse de la production prévisionnelle agricole et des prix à la consommation, le gouvernement a élaborée un plan opérationnel de soutien aux populations vulnérables estimées à plus de 1,1 millions de personnes. Ce niveau est presque 20 pour cent supérieur à celui de 2009/10. Cette analyse ne prend pas en compte les options de substitution et les augmentations des revenus observées.

    Les interventions d’assistance humanitaire sont déjà mise en œuvre par certaines ONG partenaires du gouvernement (CHRITIAN AID avec des distributions alimentaire ciblées, ACF avec des activités d’appui à 2 550 ménages en transfert inconditionnel de cash et cash for work, etc.) dans leurs zones d’intervention spécifique. Les besoins de financement de ces interventions vont être augmentés par les humanitaires au regard de la publication par le gouvernement des résultats définitifs de la campagne agricole 2011/2012 qui indiquent une population en insécurité alimentaire plus élevé que les chiffres des résultats prévisionnelle.

    L'analyse de FEWS NET de la zone des moyens d’existence Nord, Elevage transhumant et mil (zone 8), où l'insécurité alimentaire devrait être plus sévère, a indiqué que les conditions pastorales qui demeurent inférieure à la moyenne, ne constituent pas actuellement un sujet de grande préoccupation. Le déficit de la production du mil local d'environ 50 pour cent chez les ménages pauvres et très pauvres indique une augmentation de 30 pour cent au cours de l'année la consommation 2012 pour les ​​les achats de ces ménages. En supposant que les prix des céréales évolueront entre 200-260 XOF / kg d’ici Septembre et qu’il n’y a aucune substitution, ce qui signifie que les dépenses alimentaires devrait augmenter de près de 75 pour cent par rapport à l'année dernière, soit de 60 000 à 70 000 XOF au cours de l'année la consommation. Les salaires issus de la main-d'œuvre agricole ont également été de 20-30 pour cent plus élevé que l'an dernier, compensera largement la baisse de la demande en raison des mauvaises récoltes. Sans une intensification du niveau d'effort, l'augmentation du prix de vente de foin et du bois de chauffage peut augmenter le revenu des ménages par 5 000 XOF par mois entre janvier et avril. Ce revenu supplémentaire correspond à 20-30 pour cent des dépenses supplémentaires nécessaires pour satisfaire les besoins alimentaires. Les ménages ont également intensifié les migrations pour la recherche de travail et vers les mines d'or. Cela a tendance à apporter les plus grandes sommes mensuelles d’argent que le foin local et la collecte de bois. En supposant aucune aide d'urgence, FEWS NET s'attend à ce que les déficits alimentaires qui restent, après l'intensification des stratégies de génération de revenus sont susceptibles d'être modérée et surtout se faire sentir durant la période de soudure entre juillet et septembre. De ce fait les ménages pauvres et très pauvres de la zone seront sous stress (IPC phase 2) à partir d’avril et en crise (IPC Phase 3) entre juillet et septembre 2012. Il reste entendu que cette situation ne tient pas compte de l’arrivée des refugiés maliens estimé a plus de 10 000 personnes dans la zone. A terme, cela affectera les prix et les disponibilités déjà faibles sur les marchés locaux, engendrera des conflits pour l’eau et les pâturages dans la zone.

    Les ménages pauvres et très pauvres dans les zones de moyens d’existence (8) Nord et Est, Bétail et céréales (excepté les parties Ouest et Sud-Est), ceux de la zone (5) Plateau Central, céréales et maraîchage (excepté les parties Sud, Est et Sud-est), l’Est de la zone de moyens d’existence (9) Est et Sud-est céréales, élevage, forêt et faune connaitront des déficits de protections de moyens d’existence à partir d’avril. Ces ménages seront alors en stress (IPC Phase 2). Même sans assistance dans la zone 9, on ne s’attend pas à que ce déficit de protection des moyens d’existence soit un déficit de survie entre juillet et septembre. 

    Figures Selon les résultats prévisionnels de la campagne agricole 2011/12, le déficit brut d’autosuffisance céréalière au Burkina n’e

    Figure 1

    Selon les résultats prévisionnels de la campagne agricole 2011/12, le déficit brut d’autosuffisance céréalière au Burkina n’est pas significatif (moins de 1 pour cent des besoins de consommation). L’analyse du gouvernement sur la disponibilité céréalière

    Source: FEWS NET

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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