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Accès normal à l’alimentation pour la majorité des ménages

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Burkina Faso
  • Avril 2016
Accès normal à l’alimentation pour la majorité des ménages

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  • Messages clé
  • SITUATION ACTUELLE
  • SUPPOSITIONS MISES À JOUR
  • PERSPECTIVES ESTIMÉES JUSQU'EN SEPTEMBRE 2016
  • Messages clé
    • La stabilité relative des prix des produits alimentaires de base par rapport à la moyenne quinquennale et les revenus habituels issus de la vente du bétail, de la pratique de l’orpaillage et de la vente des produits maraichers, permettent aux ménages pauvres d’être en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC). 

    • En ce mois d’Avril début de soudure pastorale habituelle, les animaux présentent un état physique satisfaisant du fait de la disponibilité du fourrage stocké, de l’approvisionnement plus que normal des marchés en sous-produits agro industriel avec des niveaux de prix similaires à la moyenne quinquennale. Toutefois, dans la zone agropastorale nord, l’abreuvement des animaux se fait assez difficilement avec le tarissement précoce de certains points d’eau.

    • Dans l’hypothèse d’une installation et d’un déroulement normal de la saison des pluies on pourrait s’attendre à la poursuite d’un approvisionnement régulier des marchés céréaliers et à une bonne disponibilité en pâturage et en eau. Toutes choses qui permettraient le maintien des prix des céréales et des animaux autour de la moyenne saisonnière jusqu’en septembre. Les revenus de la main-d’œuvre seraient similaires à une année normale.


    SITUATION ACTUELLE

    Dans l’ensemble du pays, les marchés fonctionnent normalement avec des niveaux d’offre et de demande aussi bien du bétail que des céréales, similaires à la moyenne des cinq dernières années. En rappel, les productions agricoles, en particulier la production de céréales des ménages ont été moyennes (en légère baisse de 6,75% par rapport à la moyenne quinquennale) selon les résultats des statistiques mises à jour en mars par le gouvernement. De même, l’alimentation du bétail est jugée satisfaisante avec la disponibilité moyenne du pâturage et de l’eau, excepté le tarissement précoce des mares dans les communes de Déou et de Oursi dans la province de l’Oudalan.

    Du fait du bon niveau d’approvisionnement des marchés en céréales et de la demande typique des ménages, les prix des céréales de base, par rapport à l’année passée sont dans l’ensemble stables comparés à la moyenne quinquennale.

    Les revenus actuels des ménages proviennent principalement de la vente du bétail, de la vente des produits maraichers, de la pratique de l’orpaillage et de la main-d’œuvre agricole pour la préparation des champs.  Ces revenus sont dans l’ensemble stables. En effet, sur les principaux marchés à bétail, les prix des animaux (béliers, boucs et taureaux), par rapport à la moyenne quinquennale, sont stables ou en hausse entre 16 et 40%, excepté une baisse de prix d’environ 30% pour les animaux d’embouche à cause de l’insécurité au nord du Nigeria et à la dépréciation de la monnaie Nigériane (Naira) par rapport au CFA. Ainsi, les termes de l’échange bétail/céréales sont à la faveur des éleveurs, car, la vente d’un bouc sahélien permet à l’éleveur d’avoir 140 à 250 kg de mil contre 150 kg en situation normale. Sur les sites d’orpaillage, le gramme d‘or coute en moyenne 25000 F CFA, soit un niveau de prix similaire à la moyenne sur la période 2011-2015. L’activité maraichère qui est en train de s’achever, constitue une bonne source de revenus et les prix des produits maraichers sont similaires à la moyenne saisonnière (au moins 800 F CFA le kg de tomate et 100 F CFA le kg d’oignon).

    Dans le cadre de son programme social d’appui aux consommateurs, le gouvernement vient de relancer l’ouverture de 80 boutiques dans les régions de l’Est, du Centre, du Centre-Nord, du Sahel, du Nord et du Centre-Ouest, pour la vente de céréales à prix subventionné à raison de 120 CFA le kg. Dans les prochains mois, cette mesure sera étendue à d’autres régions pour atteindre un objectif de 140 boutiques.

    En début avril, la province du Noumbiel, dans le sud-ouest du pays, a accueilli 2167 agropasteurs déplacés de suite de conflit intercommunautaire dans le nord-est de la Côte d’Ivoire. Le gouvernement et les partenaires se mobilisent afin d’assurer leur prise en charge. Toutefois, les conditions de leur réhabilitation ou de leur installation définitive ne sont pas encore déterminées. Ce déplacement de personnes intervient dans un contexte où certains partenaires éprouveraient des difficultés à financer de manière adéquate la prise en charge des 32000 réfugiés maliens présents depuis 2012 dans le nord du pays. 


    SUPPOSITIONS MISES À JOUR

    La situation actuelle n’a pas affecté les hypothèses utilisées dans le développement du scenario FEWS NET le plus probable pour la période de février à septembre 2016. Un examen complet du scenario est disponible dans les perspectives sur la sécurité alimentaire de février à septembre 2016.


    PERSPECTIVES ESTIMÉES JUSQU'EN SEPTEMBRE 2016

    Au regard de l’approvisionnement régulier et satisfaisant des marchés en céréales et du fonctionnement globalement normal des marchés à bétail, les niveaux de prix (céréales et bétail) pourraient évoluer suivant la tendance saisonnière normale et avec des niveaux similaires à la moyenne quinquennale. L’opération de vente de céréales à prix subventionné par le gouvernement pourrait contribuer à stabiliser les prix des céréales sur les marchés. Par ailleurs, la hausse de la demande en bétail pendant les prochaines fêtes de Ramadan (en juin-juillet) et de Tabaski (en aout-septembre) contribuerait aussi à améliorer les prix des animaux.

    Dans l’hypothèse d’une installation normale et d’un déroulement normal de la saison des pluies, les ménages pourraient générer normalement des revenus issus de la main-d’œuvre agricole et de l’élevage et avoir accès aux produits de cueillette ce qui leur permettra d’être en insécurité alimentaire aigue Minimale, (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en septembre. 

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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