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Normalisation de la pluviométrie saisonnière sur l’ensemble du pays

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Burkina Faso
  • Août 2015
Normalisation de la pluviométrie saisonnière sur l’ensemble du pays

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  • Messages clé
  • Situation actuelle
  • Suppositions mises à jour
  • Perspectives estimées jusqu'en décembre 2015
  • Messages clé
    • La régularité des pluies depuis la mi-juillet a permis une accélération des opérations agricoles dans le pays, même si dans l’ensemble le développement des cultures, actuellement au stade de montaison/tallage, accuse un retard comparativement à la normale.

    • Des actions humanitaires (transferts monétaires et distribution de coupons alimentaires) en cours dans l’extrême Nord soulagent les ménages les plus pauvres, notamment ceux des communes de Nassoumbou, Koutougou et Tin-Akoff, qui vivent en ce moment une insécurité  alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC).

    • Le retour de la pluviométrie rassure les acteurs du marché et permet aux prix des céréales de base de se stabiliser autour de leurs moyennes quinquennales. 


    Situation actuelle

    Après un démarrage tardif qui a occasionné un retard des semis d’environ deux à trois décades, l’activité pluviométrique s’est renforcée et a été régulière dans le pays depuis mi-juillet. Les cumuls pluviométriques entre le 1er avril et le 10 août ont varié entre 130 mm en 12 jours de pluies dans l’extrême nord (poste de Déou) à 758 mm en 36 jours de pluies à l’ouest (poste de N’Dorola). Ces cumuls sont globalement similaires à la moyenne des cinq dernières années, excepté quelques légers déficits observés à l’est et dans le centre-ouest (fig. 1).

    L’abondance et la fréquence des pluies au cours de cette période ont fortement perturbé les opérations d’entretien des cultures et leur bon développement particulièrement dans les bas-fonds. En outre elles ont entrainé des inondations qui ont causé dans certaines régions des dégâts matériels notamment dans des régions du Centre, des Hauts Bassins, de l’Est, du Sahel, du Nord et du Centre-Ouest. En revanche, elles ont favorisé une bonne régénération des pâturages, renforçant ainsi la disponibilité de l’alimentation du bétail.

    En cette période traditionnelle de pic de soudure, l’approvisionnement des marchés en denrées alimentaires de base est jugé globalement satisfaisant comparativement à une année normale. Les stocks des commerçants grossistes et des unions de producteurs par le Comité des Interprofessions de Céréales et de niébé du Burkina (CICB) ont diminué de 34% par rapport au mois passé et s’établissent à environ 30 000 tonnes. En plus des stocks commerçants, la poursuite de l’opération de vente de maïs et de riz à prix subventionné par le gouvernement, contribue à renforcer les disponibilités alimentaires des ménages. Dans l’extrême nord du pays, les opérations humanitaires de transferts monétaires et/ou de distributions de coupons alimentaires, permettent à la majorité des ménages pauvres (au moins 76% auparavant en crise), de vivre désormais une insécurité alimentaire pouvant être classée dans la catégorie « Stress » (Phase 2 de l’IPC 2.0). Les prix des céréales sont restés stables dans l’ensemble par rapport à la moyenne quinquennale. Sur les marchés de Dori et de Gorom-Gorom (région du Sahel), le prix du mil, denrée de base des populations locales a connu des baisses respectives de 8% et 12% comparé à la moyenne quinquennale.

    Les ménages pauvres s’alimentent en grande partie, comme habituellement en cette période de soudure, de produits de cueillette, tels les feuilles de baobab, de casia tora, de haricot, etc. Leurs revenus, proviennent principalement du travail agricole, de la vente d’animaux et des transferts des migrants. La demande en main-d’œuvre agricole s’est intensifiée au cours de ce mois du fait du retard dans les opérations d’entretien des cultures. Nonobstant cette forte demande, le coût journalier de la main d’œuvre agricole (entre 1000 et 2000 F CFA) n’a pas varié par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Avec l’amélioration de l’état physique des animaux dans la zone agropastorale (marchés de Dori, Djibo et Gorom-Gorom), les prix de vente éleveurs se sont améliorés pour se situer autour de la moyenne quinquennale, notamment pour le bouc sahélien, entre 26500 et 33500 F CFA et le bélier sahélien entre 53000 et 63000 F CFA. 


    Suppositions mises à jour

    La situation actuelle n’a pas affecté les hypothèses utilisées dans le développement du scenario FEWS NET le plus probable pour la période de septembre à décembre 2015. Un examen complet du scenario est disponible dans les perspectives sur la sécurité alimentaire de juillet à décembre 2015.


    Perspectives estimées jusqu'en décembre 2015

    Les secondes opérations de distribution de transferts monétaires ou de coupons alimentaires (par le PAM, OXFAM, Christian Aid, DRC, CRS et le gouvernement) planifiées en septembre au profit des ménages pauvres de l’extrême nord du pays devraient permettre à ces derniers de maintenir, voire améliorer, leur situation alimentaire de Stress (Phase 2! de l’IPC) en attendant les nouvelles récoltes d’octobre.

    Cependant, dans l’hypothèse d’une fin habituelle de la saison des pluies qui se situe dans la première décade de septembre pour le nord, troisième décade de septembre pour le centre et première décade d’octobre pour le sud du pays, les récoltes qui interviendront à partir du mois d’octobre, pourraient demeurer en-dessous de la moyenne. Dans cette hypothèse, on assisterait à une tension sur les marchés du fait de la demande pour la reconstitution des stocks commerçants. Ce qui aura pour conséquences une hausse atypique des prix des produits agricoles entre octobre et décembre. La hausse de la demande de bétail en prévision de la fête de Tabaski en fin septembre, va favoriser un accroissement du niveau des prix des animaux au-dessus de la moyenne quinquennale.

    Figures

    Figure 1

    Source:

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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