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L’agropastoral nord du pays reste en insécurité alimentaire aiguë sous Stress jusqu’en octobre

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Burkina Faso
  • Août 2014
L’agropastoral nord du pays reste en insécurité alimentaire aiguë sous Stress jusqu’en octobre

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  • Messages clé
  • Situation Actuelle
  • Suppositions Mises à Jour
  • Perspective Estimée Jusqu'en Décembre 2014
  • Messages clé
    • Malgré l’amélioration de la situation alimentaire du bétail et de la disponibilité de lait, les ménages pauvres dans le nord du pays continuent de vivre une insécurité alimentaire aiguë sous Stress (Phase 2 de l’IPC), car leur revenu de la vente de bétails reste détérioré et leur accès aux denrées alimentaires de base de plus en plus limité.

    • La poursuite des pluies jusqu’en fin septembre dans le nord et jusqu’en octobre dans le sud avec des cumuls similaires à la moyenne, devrait favoriser la croissance normale des cultures et assurer des récoltes moyennes dans le pays, nonobstant le développement jusque-là hétérogène des cultures.

    • La poursuite d’une pluviométrie normale et la perspective d’une campagne agropastorale globalement satisfaisante augurent un bon approvisionnement des marchés, une stabilité des prix jusqu’en fin septembre et une baisse saisonnière des prix à partir d’octobre.


    Situation Actuelle
    • Le début du mois d’août a été marqué comme habituellement par une intensification de la pluviométrie dans tout le pays. Par rapport à la normale (1981-2010), les cumuls saisonniers sont similaires à tendance excédentaire dans la grande majorité du pays. On note cependant la persistance d’un déficit léger dans la partie Est (zone agropastorale) et dans l’extrême Ouest et Sud-ouest du pays (zone de production de maïs et de coton).
    • Le stade végétatif actuel dominant pour les principales cultures céréalières demeure la levée et le tallage. On observe cependant une hétérogénéité de stades végétatifs entre et à l’intérieur des régions. Les semis de légumineuses, le niébé surtout, se poursuivent normalement, notamment dans la région du Sahel. Dans le reste du pays, les opérations portent sur l’entretien des champs et l’application des engrais comme d’habitude. La situation phytosanitaire reste calme dans l’ensemble du pays.
    • Dans le nord, la régénération des pâturages herbacés permet une amélioration de l’alimentation du cheptel et favorise le retour des transhumants. On observe par conséquent une amélioration de la disponibilité et de l’accès aux produits laitiers ; ce qui contribue à renforcer l’alimentation de nombreux ménages ruraux.
    • La tendance globalement stable des prix des denrées alimentaires de base observée sur les marchés depuis plus de trois mois se poursuit. En effet, ce comportement assez atypique des prix pour une période de soudure se traduit au niveau national, par une baisse du prix du maïs de plus de 10 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale et par une stabilité des prix des céréales de base telles que le mil et le sorgho. Cet état de fait est en partie lié d’une part, au bon fonctionnement des marchés et au bon niveau des stocks commerçants qui demeurent au moins 30 pour cent supérieurs à la moyenne, et d’autre part, à l’opération de vente de maïs et de riz par le gouvernement à prix subventionné. En outre, la poursuite des entrées régulières du maïs venant du Ghana et de la Côte d’Ivoire renforce la disponibilité de céréales sur les différents marchés. Par ailleurs, les récoltes en vert du maïs dans les zones du sud contraignent les commerçants détenteurs d’anciens stocks à anticiper leurs déstockages.
    • Dans et autour de la région du Sahel, les ménages pauvres continuent de vivre une insécurité alimentaire aiguë sous Stress (Phase 2 de l’IPC). La vente du bétail qui constitue l’essentiel de leur revenu est toujours confrontée à une baisse tendancielle des prix des animaux par rapport à l’année passée et aussi par rapport à la moyenne quinquennale. Cette situation s’explique par le fait d’une part que les animaux n’ont pas encore totalement recouvré leur bon état d’embonpoint et d’autre part, par la forte baisse de la demande sur les marchés rendus difficiles d’accès à cause de la dégradation des routes suite aux pluies diluviennes. La fréquentation des marchés par les principaux acheteurs aussi bien nationaux qu’étrangers (Ghanéens et Ivoiriens) est en forte baisse. Ainsi, les termes de l’échange bétail/céréales continuent à se dégrader d’environ 30 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale et pourraient entraîner des déficits de survie pour une minorité de ménages pauvres, selon les analyses HEA réalisées par le Système d’Alerte Précoce du Burkina Faso, mises à jour en juillet 2014.

    Suppositions Mises à Jour

    La situation actuelle n’a pas affecté les hypothèses utilisées dans le développement du scenario FEWS NET le plus probable pour la période de juillet à décembre 2014. Un examen complet du scenario est disponible dans les perspectives sur la sécurité alimentaire de juillet à décembre 2014.


    Perspective Estimée Jusqu'en Décembre 2014

    La mise à jour des prévisions saisonnières indique des chances d’avoir des pluies jusqu’en fin septembre dans le nord du pays et jusqu’en octobre dans le sud, avec des cumuls pluviométriques similaires à la normale. Cela permettra à la plupart des cultures de boucler leur cycle végétatif à partir d’octobre et d’obtenir des récoltes moyennes. Les récoltes de mil hâtif (à l’Est), de fonio et de maïs (à l’Ouest) et de niébé (dans tout le pays) devraient normalement se généraliser à partir de septembre, et améliorer la situation alimentaire des ménages. En fait, de bonnes perspectives pour les récoltes permettront à la plupart des ménages du pays de rester en insécurité alimentaire aiguë Minimale (Phase 1 de l’IPC) au moins jusqu’en décembre. Toutefois, si les pluies s’achèvent avant la troisième décade de septembre, dans le nord-est du pays où des déficits de cumuls sont jusque-là observés, les rendements des productions agropastorales pourraient se situer en-dessous de la moyenne.

    Dans et autour de la région du Sahel, le gouvernement a planifié, en plus du maïs, la vente de mil et de sorgho à prix subventionné et aussi la distribution gratuite de vivres pour la période d’août à octobre. Cela devrait permettre de maintenir stables les prix des céréales sur les marchés jusqu’à la baisse saisonnière à partir d’octobre. Avec l’accès aux nouvelles récoltes à partir d’octobre, on s’attend à ce que les ménages pauvres qui se trouvent en insécurité alimentaire sous Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu’ en fin septembre, se retrouvent dans une insécurité alimentaire aiguë Minimale (Phase 1 de l’IPC) entre octobre et décembre 2014.

    Figures Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Figure 1

    Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Source: FEWS NET

    Figure 3

    Source:

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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