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L’assistance alimentaire ramènera l’insécurité alimentaire aigue au niveau Stress dans le nord du pays

  • Mise à jour du suivi à distance
  • Burkina Faso
  • Juin 2018
L’assistance alimentaire ramènera l’insécurité alimentaire aigue au niveau Stress dans le nord du pays

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  • Messages clé
  • PERSPECTIVE PROJETÉE À JANVIER 2019
  • Messages clé
    • En attendant le démarrage effectif de l’assistance humanitaire en juillet, les ménages pauvres des zones de moyens d’existence (ZOME) 8 ; 7 et 5 font face à une dégradation de leur consommation et sont exposés à l’insécurité alimentaire aigue Crise (Phase 3 de l’IPC).

    • Les denrées alimentaires sont moyennement disponibles sur les marchés, mais en raison des prix élevés, et de la détérioration des termes de l’échange, les ménages s’orientent vers la consommation de maïs, moins préféré.

    • Dans ces zones, la distribution gratuite de vivre et les transferts monétaires planifiés entre juillet et septembre toucheront entre 24 et 37 pour cent de la population et répondront à plus de 90 pour cent de leurs besoins. Ce qui permettra à la zone d’être en insécurité alimentaire aigue Stress (Phase 2 ! de l’IPC).

    ZONE

    ANOMALIES ACTUELLES

    ANOMALIES PROJETÉES

    National

    • Prix des céréales de base au-dessus de la moyenne quinquennale : 16 pour cent pour le maïs, 26 pour cent pour le mil et 21 pour cent pour le sorgho ;

     

    • Une saison caractérisée par des séquences sèches globalement plus longues à moyennes et une fin de tardive à normale. Ces séquences sèches pourront favoriser le développement de la chenille légionnaire, déjà signalée dans le sud et l’ouest du pays.
    • Maintien de la hausse des prix des céréales au-dessus de la moyenne quinquennale en raison de la demande institutionnelle en cours et aussi de la demande plus que normale des ménages.

    Zones de moyens d’existence (ZOME) 7 ; 8 et 5

    • Principaux marchés moyennement approvisionnés en céréales, mais prix au-dessus de la moyenne et malgré les prix des petits ruminants au-dessus de la moyenne quinquennale, on assiste à une détérioration des termes de l’échange bétail/céréale.
    • Situation sécuritaire toujours préoccupante, en particulier dans les provinces du Soum et de l’Oudalan où les fréquentes menaces djihadistes ont conduit à l’interdiction de la circulation motorisée entre 18h et 6h dans les communes frontalières avec le Mali et le Niger.
    • Persistance de la menace terroriste pouvant accroitre le nombre de personnes déplacés internes, actuellement estimés à 24500 personnes.
    • Exposition des cultures aux prédateurs (oiseaux granivore, criquets), récurrents dans les ZOMES 8 et 7 et sévissant surtout entre septembre et octobre.

    PERSPECTIVE PROJETÉE À JANVIER 2019

    Les ménages pauvres des zones de moyens d’existence 8 ; 7 et 5 dépendent plus que normal des marchés depuis le mois d’avril. De peur d’épuiser les avoirs relatifs aux moyens, ils développent des stratégies de crise en réduisant de deux à un le nombre de repas habituellement consommés. Par ailleurs, le recours aux produits de cueillette (feuille de balanites, de casia tora et de leptadenia concerne aussi plus de ménages que d’habitude.

    Bien que les marchés aient un niveau d’approvisionnement moyen en céréales grâce aux flux entrants de maïs des pays côtiers (Côte d’Ivoire et Ghana), les niveaux de prix élevés des céréales de base (mil et sorgho) contraignent les ménages à changer leurs habitudes alimentaires en recourant au maïs, moins cher et plus disponible. Sur les marchés de Gorom-Gorom, Djibo et Dori, le mil qui constitue la céréale de base a un prix 15 à 26 pour cent supérieur à la moyenne.  Sur les marchés de Kaya, Kongoussi et Bogandé, Boussé, le prix du sorgho est 13 à 36 pour cent au-dessus de la moyenne. Par contre, sur ces différents marchés, le prix du maïs tout en étant 16 pourcent au-dessus de la moyenne est 10 et 33 pour cent moins cher que le sorgho et le mil respectivement.

    De ce fait, pour accéder à l’alimentation, les ménages comptent encore sur la vente de leurs animaux et les revenus de l’orpaillage. Les offres de petits ruminants restent similaires à la normale et les prix du bélier et du bouc en bon état sont respectivement de 23 et 20 pour cent au-dessus de la moyenne quinquennale. Néanmoins, en raison du niveau élevé des prix des céréales de base, les termes de l’échange bétail/céréales sont en baisse d’environ 40 pour cent dans la ZOME 8 ; 22 pour cent dans la ZOME 7 et 5 pour cent dans la ZOME 5 comparativement à la normale. Cependant, les évaluations récentes du SAP et ses partenaires qui ont couvert toutes les régions du pays au mois de mai, n’ont pas relevé de cas de mortalité inhabituelle de bétail, ni de ventes atypiques de femelles reproductrices.

    Conformément à son plan de réponse, le gouvernement a commencé la distribution de vivres (3500 tonnes) aux 92 000 personnes identifiées en situation d’Urgence (Phase 4 de l’IPC) selon les résultats du Cadre Harmonisé. Il a aussi mobilisé 17 850 tonnes de céréales pour une vente à prix social dans 89 communes entre juillet et septembre. De même, les partenaires ont planifié sur la période de juin à septembre, la distribution de vivres (PAM) et des transferts monétaires (PAM, FAO et ONGs). Ces opérations qui vont se renforcer à partir de juillet avec l’achèvement du ciblage, toucheront 37 ; 26 et 24 pour cent des populations respectivement dans les ZOME 8; 7 et 5 et répondront respectivement à 92 ; 176 et 165 pour cent des besoins des bénéficiaires. Par rapport aux populations identifiées en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC) ou pire selon le Cadre Harmonisé, la couverture est de 239 pour cent dans la ZOME 8 ; 203 pour cent dans la ZOME 7 et 206 pour cent dans la ZOME 5. Sur un ensemble de 352 communes, la plupart des interventions cibles les 89 communes à risque d’insécurité alimentaire identifiées depuis décembre par le SAP sur la base des facteurs agro climatiques. Pourtant, les autres facteurs de vulnérabilité, notamment l’épuisement des stocks, la hausse des prix des denrées de base et la dégradation des termes de l’échange, touchent de façon similaire les ménages de la même catégorie socioéconomique dans une zone de moyen d’existence.

    Au regard du niveau de couverture attendue des besoins, les ménages bénéficiaires de ces opérations ne seront plus contraints à éroder leurs avoirs, ni à développer des stratégies irréversibles pour accéder à l’alimentation. La disponibilité normale de produits forestiers (karité, raisin) renforce également leurs sources de nourriture, en particuliers pour les ménages se trouvant dans la ZOME 5 et dans la moitié sud du pays.

    Ainsi, les ménages pauvres dans les ZOME 8 ; 7 et 5, actuellement en insécurité alimentaire de Crise (Phase 3 de l’IPC), verront une amélioration de leur situation alimentaire grâce aux interventions. Toutefois, du fait des moyens d’existence sous pression, ils demeureront en insécurité alimentaire aiguë Stress (Phase 2 ! de l’IPC) jusqu’aux premières récoltes de niébé et de maïs en septembre.

    La fin tardive à normale de la saison des pluies, selon les prévisions saisonnières, permettra l’accès à temps aux nouvelles récoltes dès octobre et le démarrage normal des activités de la saison sèche à partir de novembre laissent le pays en Minimal (Phase 1 de l’IPC) jusqu’à fin de la période du scenario en janvier 2019.

    Figures Burkina Faso Seasonal Calendar for a Typical Year  Mid-May to mid-October is the rainy season. September to January is the ma

    Figure 1

    CALENDRIER SAISONNIER POUR UNE ANNEE TYPIQUE

    Source: FEWS NET

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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