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Une tendance à la hausse des prix des denrées alimentaires au-dessus de la moyenne

  • Mise à jour du suivi à distance
  • Burkina Faso
  • Février 2021
Une tendance à la hausse des prix des denrées alimentaires au-dessus de la moyenne

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  • Messages clé
  • PERSPECTIVE PROJETÉE À SEPTEMBRE 2021
  • Messages clé
    • Les populations des zones frontalières dans le nord et le nord-est continuent de subir les incursions et exactions des groupes terroristes entrainant un disfonctionnement des marchés locaux et une détérioration continue des moyens d’existence. En raison de l’épuisement précoce des stocks de ménages à cause de la baisse de production, les déplacés et populations hôtes sont dépendants des marchés. La hausse saisonnière des prix des denrées au-dessus de la moyenne, la baisse des revenus et l’insuffisance de l’assistance humanitaire les exposeront à la Crise (Phase 3 de l’IPC) jusqu’en septembre en attendant les nouvelles récoltes.

    • L’offre de céréales sur les marchés est en-dessous de la moyenne en raison des baisses localisées de productions et des retentions de stocks par les producteurs. Associé à une hausse de la demande pour la reconstitution des stocks commerçants et les besoins additionnels pour les unités de transformation, les prix se retrouvent alors légèrement supérieurs à la moyenne. Cette hausse pourrait se maintenir jusqu’à la fin de la soudure en septembre.

    • En raison de l’accès difficile aux sites d’orpaillage du fait de l’insécurité et des entraves aux flux migratoires avec la fermeture des frontières, la main-d’œuvre est plus disponible pour les activités de contre-saison. Toutefois, l’insuffisance de l’eau, les attaques parasitaires et l’insécurité qui limite l’accès à certains périmètres vont réduire les productions comparativement à la moyenne. Par ailleurs, la réduction de la demande liée à la diminution du nombre d’acheteurs étrangers entraine une légère baisse des prix aux producteurs.

    ZoneANOMALIES ACTUELLESANOMALIES PROJETÉES
    National
    • Après une recrudescence cas de transmissions communautaires de la pandémie de COVID-19 entre aout 2020 et janvier 2021, on assiste depuis février à une baisse des cas actifs se situant à 434 à la date du 22 février. Les populations sont toujours soumises au respect des mesures barrières et les frontières terrestres restent fermées. Cette pandémie continue d’affecter négativement les flux migratoires de populations, les emplois dans les secteurs de l’hôtellerie et du tourisme et les exportations des produits de rente en particulier le sésame et le coton, du fait de la fermeture des frontières terrestres.
    • Dans l’ensemble, l’approvisionnement des marchés en céréales est en-dessous de la moyenne en raison des baisses localisées de production et des retentions de stocks opérés par les grands producteurs. En conséquence, les prix sont dans l’ensemble 20 pour cent supérieurs à leur niveau de l’années passée et légèrement au-dessus de la moyenne quinquennale.
    • La perturbation dans les flux migratoires de populations depuis un an et la morosité de l’économie dans les pays, maintiendront les transferts en-dessous de la moyenne. Cela constituera un facteur limitant l’accès alimentaire et l’accès aux intrants pour les familles de ces migrants. Par contre, la main-d’œuvre sera plus disponible pour les activités agricoles et sera renforcée par l’offre additionnelle en provenance des PDI. 
    • Les besoins plus importants de reconstitution des stocks commerçants et les commandes institutionnelles de céréales en cours vont exercer une tension sur les marchés au cours des prochains mois.  Toutefois, la mise en œuvre à partir de mars de la vente de céréales à prix subventionné par le gouvernement va contribuer à maintenir dans l’ensemble, les prix légèrement au-dessus de la moyenne jusqu’à la fin de la soudure en septembre. 
    Zones de moyens d’existence (ZOME) 8 ; 7 ; 5 et 9
    • Bien que les incidents et fatalités aient globalement diminué depuis le mois de juillet 2020, les populations des zones frontalières dans le nord et le nord-est continuent de subir les exactions des groupes terroristes. Cela, entraine des nouveaux déplacements, entrave le fonctionnement normal des marchés et limite l’accès humanitaire à ces zones.
    • Les PDI et populations hôtes dont les sources habituelles de nourriture et de revenu se sont dégradées, sont plus dépendantes du marché et de l’assistance alimentaire. La baisse de leur pouvoir d’achat et l’insuffisance de l’aide, les obligent à réduire les quantités, la qualité et le nombre de repas quotidiens.  
    • Malgré le renforcement en cours de la présence militaire dans la zone. Les groupes terroristes qui sont dispersés pourraient toujours représenter une menace. L’insécurité continuera de perturber les activités agricoles et d’élevage, principaux moyens d’existence des populations
    • L’approvisionnement des marchés locaux, surtout le long de la frontière avec le Mali et le Niger, demeurera inférieur à la moyenne jusqu’à la fin de la soudure. En raison de la faiblesse, voire de l’absence de stocks des ménages, leur demande demeurera atypiquement élevée sur les marchés et les prix des denrées de base resteront légèrement à modérément au-dessus de leurs moyennes saisonnières pendant la période. 

     


    PERSPECTIVE PROJETÉE À SEPTEMBRE 2021

    Au niveau national

    L’évaluation finale de la campagne agricole écoulée par les services du ministère en charge de l’agriculture (DGESS/MAAH) indique des productions céréalières en hausse d’environ 5 pour cent par rapport à la campagne précédente et environ 13 pour cent comparé à la moyenne quinquennale. Cependant sur les marchés, l’offre céréalière au cours du mois de février est globalement en baisse comparativement à l’année passée à la même période et par rapport à la moyenne. Les baisses localisées de production a cause des aléas climatiques dans le Boucle du Mouhoun, la région du Nord et l’insécurité au Sahel, Centre-Nord, et Est et la rétention de stocks par les grands producteurs en sont les principaux facteurs selon les résultats de la mission conjointe d’évaluation des marchés (SAP, février 2021).

    A l’exception des zones plus touchées par l’insécurité, la demande des ménages est typique. Mais celle commerciale est supérieure à la moyenne en raison des besoins de reconstitution des stocks commerçants plus importants après les déstockages réalisés les mois passés pour satisfaire la demande institutionnelle dans le cadre des programmes de réponse aux effets de la pandémie de COVID-19. Les demandes des nouvelles industries de brasserie et des élevages de volaille, contribuent également à l’accroissement de la demande. En conséquence, les prix des denrées de base enregistrent dans l’ensemble, des hausses entre 10 et 20 pour cent par rapport à l’année écoulée. Par rapport à la moyenne, les prix du maïs et du mil sont en légère hausse et ceux du sorgho sont stables. L’opération de vente à prix subventionné de céréales planifiée par le gouvernement à compter du mois de mars, contribuera à limiter la spéculation sur les prix et à empêcher une hausse modérée des prix dans l’ensemble jusqu’à la fin de la soudure.

    Les frontières terrestres restent toujours fermées pour les voyageurs. Cela a réduit les départs des migrants saisonniers qui ont généralement lieu à la fin des récoltes entre novembre et janvier, avec comme principales destinations les pays côtiers. Pour les migrants qui parviennent à contourner les postes officiels à des frais plus élevés, la morosité de l'économie dans les centres d'accueil limitera la demande d'emplois et donc les transferts vers les régions d'origine. En plus des perturbations de la migration, de nombreux sites d’orpaillage dans le nord et l’est du pays sont inaccessibles du fait de l’insécurité. De ce fait, les activités de maraichages, constituent la principale source pourvoyeuse de main-d’œuvre et de revenu. Les superficies emblavées sont en augmentation par rapport à la moyenne car dans les zones plus calmes, certains PDI ont bénéficié de l’accompagnement du gouvernement et des partenaires. Malgré l’offre de main-d’œuvre au-dessus de la moyenne, le coût n’a pas varié comparativement à la moyenne. Toutefois, le tarissement précoce de certaines retenues d’eau (régions du Nord, Centre-Nord, Centre-Ouest) pourrait limiter le nombre de cycles de production et donc réduire le temps de travail pour les employés avec pour conséquence une baisse de leurs revenus par rapport à la moyenne. Par ailleurs, les maladies sur les cultures de l’oignon et de la tomate pourraient localement réduire les productions. En qui concerne la demande des produits maraichers, elle est en baisse comparé à la normale car en raison de l’insécurité, les sites de production sont moins fréquentés par les principaux acheteurs en provenance habituellement des pays côtiers (Ghana, Côte d’Ivoire, Togo). De plus les restrictions de voyage suite au COVID-19, les tracasseries routières marquées par la multiplication des postes de contrôles et les frais illicites que cela implique, découragent les acheteurs et les poussent à proposer aux producteurs des prix environ 10 pour cent en-dessous de la moyenne pour la tomate et les oignons. Dans l’ensemble, les revenus générés par cette source devraient être inférieurs à la moyenne. Cela pourrait limiter l’accès des producteurs aux intrants pour la production pluviale.

    Les prix des produits de rente, en particulier le niébé et l’arachide plus pratiqués par les ménages sont stables ou en légère hausse par rapport à la moyenne. Les flux sortants sont plus importants vers le Ghana et le Sénégal. Par contre, les producteurs de sésame et de coton enregistrent des baisses de prix d’environ 10 pour cent par rapport à la moyenne en raison des difficultés d’exportation de ces produits.

    En milieu urbain, les pauvres, en particulier ceux dans le secteur informel, continuent de subir les effets néfastes de la pandémie de COVID-19. Même si le gouvernement n’a pas imposé des mesures restrictives au cours de la deuxième vague plus sévère en termes de transmissions communautaires, les activités commerciales, les secteurs de l’hôtellerie et du tourisme sont encore au ralenti. Ce qui n’encourage pas la demande d’emploi. Au contraire, les pertes d’emplois et les baisses de revenu affectent négativement le pouvoir d’achat des pauvres. Cette situation pourrait se maintenir pour les prochains mois au regard de la situation toujours préoccupante au niveau mondial.

    Dans les zones de production plus calmes du pays, la majorité des ménages pauvres auront un accès typique à l’alimentation à partir de leurs propres stocks, des achats de complément sur les marchés et du recours habituel aux produits de cueillette disponibles entre juin et septembre. La majorité des pauvres dans ces zones continueront d’être en insécurité alimentaire aigüe Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en septembre. La seconde vague de la pandémie a empêché la reprise normale des activités économiques et les pauvres en milieu urbain, en particulier ceux du secteur informel continuent de voir leur pouvoir d’achat se dégrader du fait de la baisse des revenus et de la hausse légère des prix des produits de première nécessité. Cela les contraint à changer les habitudes alimentaires et/ou à réduire les quantités consommées. Une proportion inférieure à 20 pour cent de la population dans ces milieux pourrait être exposée à une situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu’en septembre.

    Zones de moyens d’existence 8 ; 7 ; 5 et 9 (Régions du Sahel, Centre-Nord, Nord, et Est)

    Ces régions, en particulier les zones frontalières dans le nord et le nord-est continuent de subir les exactions des groupes terroristes. Cela entraine des nouveaux déplacements et limite les retours de populations vers leurs localités d’origine. La sécurisation des principaux axes par les forces de sécurité favorise l’approvisionnement des marchés principaux. Malgré tout, en raison de la dépendance des ménages des marchés, les prix des denrées de bases sont 10 à 20 pour cent au-dessus de la moyenne sur les marchés de Djibo, Arbinda, Titao, Gayéri, Fada.

    Sur les principaux marchés à bétail, les offres de petits ruminants et de bovins sont en baisse par rapport à l’année passée : respectivement 22 et 26 pour cent sur le marché de Dori et 26 et 33 pour cent sur le marché de Djibo. En effet, l’année dernière en raison des exactions et pillages fréquents de bétail, les éleveurs procédaient à un déstockage pour fuir leurs zones et répondre à leurs besoins, ce qui réduit les possibilités de vente cette année. Une baisse de l’offre est aussi observée par rapport à la moyenne quinquennale :  9 et 20 pour cent pour les petits ruminants respectivement à Dori et Djibo et 13 et 36 pour cent pour les bovins sur ces marchés respectivement à cause de l’abandon de la zone par certains éleveurs et aussi les déstockages effectués les années antérieures. La demande reste de même satisfaisante, car au moins 85 pour cent des animaux présentés sur les marchés sont achetés, excepté les bovins dont la demande représente 75 pour cent de l’offre à Dori. Les principaux acheteurs sont les commerçants nationaux et surtout les Ghanéens présents sur les principaux marchés.  Comparé à la moyenne, la demande connait néanmoins une baisse d’environ 20 pour cent pour les petits ruminants et 38 pour cent pour les bovins. Par rapport à la moyenne quinquennale, les prix en janvier sont stables (taureaux et béliers) ou en hausse légère (boucs) sur le marché de Dori. Par contre, sur le marché de Djibo, les prix sont en hausse de 17 pour cent pour les béliers, 62 pour cent pour les boucs et 13 pour cent pour les taureaux. Ainsi, les termes de l’échange bouc/mil sont en faveur des éleveurs et sont similaires à la moyenne sur le marché de Dori et 47 pour cent au-dessus de la moyenne sur le marché de Djibo.

    Cette situation pourrait cacher la réalité dans les communes frontalières plus confrontées aux incursions et pillages des groupes terroristes au cours des trois derniers mois. En effet, les marchés locaux de ces zones sont difficiles d’accès par les transporteurs et les collecteurs locaux de bétail. Par exemples sur le marché de Tin-Akoff dans la province de l’Oudalan, en raison des difficultés d’approvisionnement et de la hausse de la demande, les prix du mil et du sorgho enregistrent en janvier des niveaux élevés et en hausse respective de 41 et 30 pour cent par rapport à l’année passée. Les termes de l’échange y sont probablement en défaveur des éleveurs.

    Les principales sources de nourriture des PDI et ménages hôtes sont les achats sur les marchés et l’assistance humanitaire. L’évaluation conduite auprès des PDI (SP/CONSUR, janvier 2021) montre qu’environ 68 pour cent ont recours au marché pour leur alimentation. Leur revenu étant limité en raison de la dégradation des moyens d’existence, ces derniers adoptent comme stratégies pour l’accès alimentaire, la réduction des quantités consommées par jour (dans 81 pour cent des cas), les emprunts de nourriture ou la mendicité (dans 34 pour cent des cas) et la consommation d’aliments moins préférés (dans 27 pour cent des cas).

    En raison des difficultés d’accès physique, l’assistance humanitaire généralement planifiée entre octobre et décembre 2020 a été réalisée à hauteur de 82 pour cent en moyenne. Celle planifiée pour janvier et février devrait toucher 29 pour cent de la population dans la province du Sanmatenga, ou l’accès humanitaire est plus garanti, et en dessous de 20 pour cent dans les autres provinces. 

    Le renforcement des opérations militaires dans le nord et à l’est pourrait contribuer à limiter les exactions des groupes terroristes. Mais il est probable que la situation sécuritaire reste précaire au cours des prochains mois compte tenu de la multiplicité et de la mobilité transfrontalière des groupes terroristes.  Cette situation continuera de perturber le fonctionnement des marchés locaux, de limiter les prochaines activités agropastorales et de limiter l’accès humanitaire. L’absence ou la faiblesse des stocks des PDI et ménages hôtes entrainera une dépendance atypique des marchés jusqu’à l’apparition des nouvelles récoltes en septembre. Entre février et septembre, les prix des denrées de base resteront au-dessus de la moyenne saisonnière avec des hausses légères à modérées. Ce qui continuera de dégrader leur accès à l’alimentation.

    La situation nutritionnelle demeure encore fragile au niveau national et se traduit par une prévalence élevée de malnutrition aigüe globale autour 9 pour cent selon les résultats de l’enquête nationale SMART conduite entre octobre et novembre 2020.   La dégradation de la consommation alimentaire des ménages, en particulier des PDI et ménages hôtes, l’accès limité des populations aux services de soins de santé en raison de la fermeture ou du fonctionnement réduit des centres de santé, les déplacements continus de la population, la hausse saisonnière des cas de maladie d’origine hydrique et des cas de paludisme, sont les principaux facteurs, qui entraineront une dégradation de la situation nutritionnelle. Selon l’analyse IPC/AM (DN, décembre 2020), la situation nutritionnelle pourrait davantage se dégrader dans les provinces du nord où la situation nutritionnelle pourrait passer d’une phase   sérieuse à critique pendant la soudure entre mai et juillet. 

    Entre février et mai, l’assistance alimentaire en cours pourrait favoriser une insécurité alimentaire aigue Stress ! (Phase 2 ! de l’IPC) dans la province du Sanmatenga plus accessible.  Dans les autres provinces où les PDI représentent au moins 20 pour cent de la population (Soum, Séno, Oudalan, Bam, Namentenga, Loroum et Yagha), les PDI et populations hôtes sont exposés à l’insécurité alimentaire aigue Crise (Phase 3 de l’IPC). Cette situation persistera jusqu’en septembre en raison de l’épuisement précoce des stocks de l’autoproduction, de la hausse saisonnière des prix des denrées au-dessus de la moyenne et de la dégradation continue des moyens d’existence qui affecteront plus de ménages.

    Figures Description : Saison des pluies : mi-mai à mi-octobre. Récolte principale : septembre à janvier. Préparation des terres pour

    Figure 1

    CALENDRIER SAISONNIER POUR UNE ANNÉE TYPIQUE

    Source: FEWS NET

    Evolution des incidents de sécurité et des fatalités de janvier 2018 à janvier 2021. Les incidents on atteint leurs piq en ma

    Figure 2

    Figure 1. Evolution des incidents de sécurité et des fatalités de janvier 2018 à janvier 2021

    Source: FEWS NET

    Marché de Djibo : Prix du kg de mil au détail en FCFA. Le prix du mil reste au dessus de la moyenne quinquennale et du niveau

    Figure 3

    Figure 2. Marché de Djibo : Prix du kg de mil au détail en FCFA

    Source: FEWS NET/Projection basée sur les données de SIM/SONAGESS

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