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Approvisionnement des marchés en céréales de base inférieur à la moyenne

  • Mise à jour du suivi à distance
  • Burkina Faso
  • Février 2018
Approvisionnement des marchés en céréales de base inférieur à la moyenne

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  • Messages clé
  • PERSPECTIVES ESTIMEES JUSQU’EN SEPTEMBRE 2018
  • Messages clé
    • La majorité des ménages pauvres continue d’avoir accès au moins à deux repas par jour à base de leur propre production. La hausse de la production maraichère comparé à la moyenne et la présence de ces produits sur les marchés, contribuent à maintenir la situation alimentation normale avec une dépendance typique des ménages des marchés. Ainsi, une insécurité alimentaire aigue Minimale (Phase 1 de l’IPC) continue d’être observée et se maintiendra pour l’ensemble du pays jusqu’en mars 2018.

    • Dans les zones structurellement déficitaires (zones de moyens d’existence 7 et 8) dans le nord du pays, les commerçants éprouvent des difficultés à reconstituer régulièrement leurs stocks au niveau habituel en raison des disponibilités faibles et des niveaux de prix élevés dans les zones d’approvisionnement. De ce fait, avec l’épuisement des stocks ménages dès avril et la détérioration des termes de l’échanges bétail/céréales, les ménages pauvres seront confrontés à une insécurité aigue Stress (Phase 2 de l’IPC) d’avril à septembre pour la ZOME 8 et de juin à septembre pour la ZOME 7.

    • Les niveaux élevés des prix des céréales de base aux consommateurs, sont le résultat d’une hausse des prix depuis les zones de grande production. En effet, le lancement inhabituel des achats institutionnels depuis la fin de la saison a entrainé une concurrence accrue pour la collecte des céréales dans les zones où les excédents commercialisables ont baissé de près de 50 pour cent par rapport à la normale.

    ZONE

    ANOMALIES ACTUELLES

    ANOMALIES PROJETÉES

    National

    • Hausse des prix des céréales aux consommateurs par rapport à la moyenne quinquennale en raison des déficits localisés et aussi de la forte demande institutionnelle : 12 pour cent pour le maïs, 22 pour cent pour le mil et 20 pour cent pour le sorgho ;
    • Offre de produits maraichers (oignon, tomate) au-dessus de la moyenne, mais chute des prix de près de 50 pour cent par rapport au prix d’achat habituel.
    • Maintien de la hausse des prix des céréales au-dessus de la moyenne avec l’accroissement de la demande
    • Baisse du niveau d’approvisionnement des marchés en raison de la baisse de l’offre dans les zones de production et aussi des mesures spéculatives de la part des commerçants.
    • Accroissement des importations de maïs des pays côtiers (surtout de la Côte d’Ivoire et du Ghana) pour faire face à la hausse de la demande nationale

    ZONES  7 et 8

    • Hausse atypique du prix du mil et du sorgho, denrées de base ;
    • Prix des petits ruminants stables dans l’ensemble comparativement à la moyenne quinquennale, mais détérioration des termes de l’échange en raison du niveau élevé des prix des céréales ;
    • Menaces terroristes dans les communes frontalières, entrainant des déplacements de populations et avec pour cibles premières les forces de défense et de sécurités, les agents des services techniques, les expatriés et les leaders communautaires opposés
    • Hausse de la demande des ménages sur les marchés en raison de l’épuisement de leurs stocks dès le mois de mars ;
    • Maintien de la détérioration des termes de l’échange du fait du niveau élevé des prix des denrées de base ;
    • Des départs d’animaux plus importants vers les régions du sud du fait de la pression autours des points d’eau et de l’insécurité limitant les mouvements vers les zones habituelles situées en territoire malien
    • Persistance de la menace terroriste pouvant accroitre le nombre de personnes déplacés.

    PERSPECTIVES ESTIMEES JUSQU’EN SEPTEMBRE 2018

    Afin d’atténuer le niveau des prix des céréales sur les marchés, le gouvernement compte acquérir 95 000 tonnes de céréales pour une opération de vente à prix subventionné.  Les ressources mobilisées actuellement permettent l’achat d’environ 32 000 tonnes auprès des grossistes et des unions de professionnels agricoles.  Même si les commerçants rassurent de leur capacité à répondre à cette demande, cela pourrait contribuer à accroitre le niveau des prix dans les zones de collecte et par effet de transmission, une hausse également dans les zones déficitaires au nord du pays.

    Les ménages pauvres comptent généralement sur les revenus issus de la vente des produits maraichers, du bétail et de la pratique de l’orpaillage pour réaliser des achats sur les marchés pendant la soudure. Suite aux déficits localisés de production, les ménages se sont très vite adonnés plus que normal à la production de saison sèche. En conséquence, l’offre de produits maraichers reste supérieure à demande et les prix connaissent des chutes d’environ 50 pour cent par rapport aux prix d’achat habituel. Malgré une stabilité des prix des petits ruminants et du gramme d’or (25 000 F CFA en moyenne) par rapport à la moyenne, l’accès alimentaires des ménages reste dans l’ensemble dégradé en raison du niveau élevé des prix des céréales de base.

    Les zones de moyens d’existence 7 et 8 sont habituellement approvisionnées par les zones de production de l’Ouest et les marchés de regroupement de Ouagadougou et de Pouytenga. Avec le niveau élevé des prix dans ces zones d’approvisionnement et les délais de livraison plus long du fait de la concurrence, les commerçant éprouvent des difficultés à constituer des stocks comme en année normale. Par rapport à l’année dernière par exemple, les prix du sac de 100 kg de céréale à la commande ont augmenté d’environ 10 à 15 pour cent et les délais de livraison ont plus que doublé. En conséquence, les prix à la revente aux consommateurs restent dans l’ensemble au-dessus de la moyenne quinquennale. Le mil qui est la denrée de base dans la région du Sahel connait des hausses entre 11 et 29 pour cent comparé à la moyenne quinquennale. Compte tenu de son niveau de prix élevé, les ménages pauvres se retrouvent contraints à le substituer par le sorgho ou le maïs.

    Avec l’épuisement des stocks de la majorité des ménages pauvres dès le mois de mars, la demande en céréales sur les marchés va connaitre une hausse au moment où les ménages doivent aussi trouver des ressources pour aussi alimenter leur bétail entre mars juin (soudure pastorale). Pour des niveaux de stocks commerçants en dessous de la moyenne, on s’attend à ce que les prix évoluent à la hausse dépassant 30 pour cent comparé à la moyenne saisonnière. Ce qui va davantage détériorer les termes de l’échange (bétail/céréales), actuellement 3 à 22 pour cent en baisse par rapport à la moyenne quinquennale. Ainsi, l’insécurité alimentaire aigue Stress (Phase 2 de l’IPC) qui touchera la ZOME 8 dès avril va s’étendre à la ZOME 7 à partir de juin et cela jusqu’en septembre 2018.

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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