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Forte pression de la demande institutionnelle sur le niveau des prix des denrées

  • Mise à jour du suivi à distance
  • Burkina Faso
  • Décembre 2017
Forte pression de la demande institutionnelle sur le niveau des prix des denrées

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  • Messages clé
  • PERSPECTIVES ESTIMEES JUSQU’À MAI 2018
  • Messages clé
    • Avec des récoltes moyennes, la majorité des ménages pauvres dans le nord du pays vivent de leurs productions. Par ailleurs, on note une reprise typique des activités de saison sèche : les départs en migration, la pratique du maraichage avec une disponibilité moyenne de l’eau, la pratique de l’orpaillage dont le prix de vente du gramme d’or (25000 F CFA) est similaire à la moyenne et la vente des produits forestiers, en particulier les fruits du Ziziphus mauritiana dont le prix est en hausse de 33 pourcent comparé à la moyenne. En préservant ainsi leurs moyens d’existence, la majorité des manages sont en Minimale (Phase 1 de l’IPC).

    • Bien que la majorité des ménages ne dépendent pas actuellement des marchés pour leur alimentation, on note cependant une hausse des prix des denrées de base par rapport à la moyenne quinquennale : 7 pourcent pour le maïs, 22 pourcent pour le mil et 12 pourcent pour le sorgho. Outre les déficits localisés de production, ces hausses de prix aux consommateurs sont aussi la résultante d’une hausse des prix dans les zones de production : 14 pourcent pour le maïs et le sorgho et 20 pourcent pour le mil. En effet, l’essentiel de la réponse aux appels d’offre (42500 tonnes) pour la reconstitution des stocks du gouvernement, provient de ces zones.

    • Du fait de leur bon embonpoint, les animaux (en particulier les petits ruminants) présentés sur les marchés permettent aux éleveurs d’avoir des prix autour de la moyenne quinquennale : Pour le bouc, on note des hausses légères de 4 à 15 pourcent. Pour le bélier, de légères baisses sont observées sur les marchés de Djibo (10 pourcent) et de Dori (5 pourcent). Par contre sur le marché de Gorom-Gorom, une hausse de 16 pourcent est notée.  Par conséquent, les termes de l’échange bouc/mil sont en faveur des éleveurs, excepté sur le marché de Gorom-Gorom ou ils sont en détérioration de 17 pourcent de moyen.

    ZONE

    ANOMALIES ACTUELLES

    ANOMALIES PROJETÉES

    National

    ·    Hausse généralisée des prix des céréales en raison des déficits localisés et aussi de la forte demande institutionnelle ;

    ·    Demande institutionnelle, environ 50 pourcent au-dessus de la moyenne.

    ·    Maintien de la hausse des prix des céréales au-dessus de la moyenne avec l’accroissement de la demande

    ·    Baisse du niveau d’approvisionnement des marchés par rapport à la normale du fait des mesures spéculatives de la part de certains commerçants et gros producteurs.

    ZOME 8

    ·    Hausse atypique du prix du mil, denrée de base ;

    ·    Détérioration des termes de l’échange bouc/mil ;

    ·    Menace terroriste dans les communes frontalières, entrainant des déplacements de populations et limitant les actions humanitaires et le fonctionnement normal des marchés

    ·    Hausse des prix au-dessus de la moyenne quinquennale ;

    ·    Hausse de la demande sur les marchés en raison de l’épuisement précoce des stocks des ménages surtout dans les localités victimes des attaques d’oiseaux granivores et des poches de sécheresse ;

    ·    Maintien de la détérioration des termes de l’échange ;

    ·    Persistance de la menace terroriste


    PERSPECTIVES ESTIMEES JUSQU’À MAI 2018

    Jusqu’en mars 2018, la majorité des ménages pauvres continueront d’avoir un accès normal à l’alimentation à partir de de leur propre production. L’accès aux produits maraichers, ainsi que les revenus tirés de la vente de ces produits, devraient aussi renforcer l’accès comme en année normale.

    Au plan pastoral, du fait des disponibilités moyennes de fourrage et d’eau, les départs en transhumance s’intensifieront comme en année normale entre janvier et février. Quant à la soudure pastorale, elle demeurera habituelle entre avril et juin. En effet, l’augmentation des capacités de production d’environ 30 pour cent de certaines usines de fabrique d’aliment pour bétail, et la dotation des directions régionales de stocks d’aliment bétail par le gouvernement pour des vente à prix subventionné (30 à 50 pour cent inférieur au prix du marché), devraient renforcer les disponibilités et l’accès au profit des éleveurs.

    A partir du mois d’avril, l’épuisement des stocks des ménages pauvres va les rendre dépendant des marchés dans un contexte de niveau de prix au-dessus de la moyenne quinquennale.  Dans la zone de moyen d’existence 8 (ZOME 8), on s’attend à ce que les termes de l’échange bétail/céréales se dégradent d’avantage du fait du niveau atypiquement élevé des prix du mil (denrée de base) depuis les zones d’approvisionnement.

    Par ailleurs, dans cette zone, la persistance des menaces terroristes, entraine des déplacements de populations (5000 personnes en novembre selon le Comité national de secours d’urgence et de réhabilitation) vers les zones plus au sud et limite aussi les interventions surtout dans les communes frontalières avec le Mali. En outre, la plupart des écoles (dont beaucoup restent fermées) ne bénéficient pas de cantine scolaire, ce qui constitue des sources de nourriture en moins pour les enfants entre 6 et 15 ans. En rappel, en année normale, l’aide alimentaire représente au moins sept pour cent du total de nourriture pour les pauvres.

    En somme, la réduction de l’accès alimentaire des ménages pauvres, va les conduire à l’adoption de stratégies néfastes sur la consommation (réduction des quantités et du nombre de repas) et les moyens d’existence (ventes plus importantes d’animaux). Ce qui les exposera à une soudure précoce et à une insécurité alimentaire aigue Stress (Phase 2 de l’IPC) d’avril à mai 2018.

    Figures

    Figure 1

    Source: FEWS NET

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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