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Insécurité alimentaire aigue Stress (Phase 2 de l’IPC) pour les ménages pauvres dans la moitié nord du pays

  • Mise à jour du suivi à distance
  • Burkina Faso
  • Avril 2018
Insécurité alimentaire aigue Stress (Phase 2 de l’IPC) pour les ménages pauvres dans la moitié nord du pays

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  • Messages clé
  • PERSPECTIVES ESTIMEES JUSQU’EN SEPTEMBRE 2018
  • Messages clé
    • Les déficits localisés de productions, l’approvisionnement des marchés en-dessous de la moyenne et la demande plus importe de stocks institutionnels sont les principaux facteurs de la hausse tenancière des prix d’environ 15 à 30 pour cent comparé à la moyenne quinquennale et observée depuis les récoltes d’octobre.

    • Si les revenus procurés de la vente du bétail et de l’orpaillage sont similaires à la moyenne du fait de la stabilité des prix des petits ruminants et du gramme d’or, les revenus du maraichage en revanche, ont été en dessous de la moyenne pendant la période de pleine production. Actuellement l’oignon qui constitue la spéculation dominante en cette fin de saison se vente à un prix 25 pour cent inferieur à la moyenne quinquennale.   

    • Les ménages pauvres des zones de moyens d’existence 8, 7 et 5 qui voient leurs stocks s’épuiser commencent à dépendre des marchés dans un contexte de prix au-dessus de la moyenne. L’assistance alimentaire (vivres et cash) en cours ou planifiée reste insuffisante, Par conséquent, la détérioration des termes de l’échange les exposera à une insécurité alimentaire Stress (Phase 2 de l’IPC) de mai à septembre. 

    ZONE

    ANOMALIES ACTUELLES

    ANOMALIES PROJETÉES

    National

    • Demande institutionnelle en céréales plus importante que la moyenne, affectant négativement l’approvisionnement des marchés
    • Prix des céréales de base au-dessus de la moyenne quinquennale : 17 pour cent pour le maïs, 28 pour cent pour le mil et 24 pour cent pour le sorgho ;
    • Prix des autres produits de rente en hausse de 18 pour cent pour le niébé et en baisse de 6 pour cent pour l’arachide, comparés à la moyenne quinquennale
    • Hausse atypique de la demande des ménages en raison de l’épuisement précoce des stocks issus de la récolte ;
    • Maintien de la hausse des prix des céréales au-dessus de la moyenne ;
    • Accroissement de l’offre de main-d’œuvre agricole comme stratégie pour générer des revenus par les ménages pauvres ;
    • Accroissement de la vente de petits ruminants du fait du niveau élevé des prix des céréales et de la stabilité, voire la baisse des prix des animaux.

    Zones de moyens d’existence (ZOME) 7 ; 8 et 5

    • Par rapport à la moyenne quinquennale, des hausses entre 20 et 50 pour cent du prix du sorgho sur les marchés de Bogandé, de Djibo, de Dori, de Sebba, de Gayéri, de Kongoussi, de Yalgo, de Yako et de Titao ;
    • Par rapport à la moyenne quinquennale, des hausses entre 20 et 30 pour cent du prix du mil sur les marchés de Dori, de Sebba, de Yalgo ;
    • Prix des produits maraichers en baisse de 25 pour cent pour l’oignon, mais en hausse d’environ 40 pour cent pour la tomate, comparés à la moyenne quinquennale ;
    • Détérioration des termes de l’échange bétail/céréales d’environ 16 pour cent comparé à la moyenne quinquennale ;
    • Détérioration de la situation sécuritaire, surtout dans la province du Soum et environ avec comme conséquence près de 12500 déplacées internes (PDIs). Le récent conflit intercommunautaire survenu au Mali a entrainé un déplacement d’environ 3000 Maliens qui ont trouvé refuge dans la région du Nord. Jusque-là le nombre de réfugiés maliens dans la région du Sahel et pris en charge par le HCR et ses partenaires étaient de 23 000 personnes.
    • L’assistance en cours (distribution de vivres au profit des réfugiés et distribution de vivres et de cash au profit des PDIs et de la population hôte) couvre 6 et 13 pour cent respectivement de la population totale et des pauvres dans les provinces du Soum, de l’Oudalan et du Séno.
    • Dépendance plus accrue des ménages des marchés en raison des déficits localisés de production surtout dans la ZOME 5 et à l’est de la ZOME 7 ;
    • Déstockage plus important que d’habitude de bétail, en raison de la durée plus longue des achats alimentaires et des prix plus élevés des denrées de base
    • Maintien de la détérioration des termes de l’échange du fait du niveau élevé des prix des denrées de base ;
    • Persistance de la menace terroriste pouvant accroitre le nombre de personnes déplacés internes. En effet, même si les groupes terroristes ont subi de lourdes pertes ces derniers mois, l’installation de la saison des pluies et le développement de la végétation pourraient réduire la mobilité et les capacités d’intervention des forces de sécurité.
    • L’assistance humanitaire planifié pour la période de juin à septembre (cash ou coupons pour le fonds fiduciaire de l’Union Européenne, distribution de vivres aux PDIs et réfugiés par les services de l’action sociale du gouvernement et le HCR) pourrait toucher 9 et 33 pour cent respectivement de la population totale et des pauvres dans les ZOME 8, 7 et 5.

    PERSPECTIVES ESTIMEES JUSQU’EN SEPTEMBRE 2018

    Avec l’épuisement en cours des stocks, les ménages pauvres commencent à dépendre des marchés pour leur alimentation. Les disponibilités de  céréales de base sur les marchés restent en-dessous de la moyenne en raison des déficits localisés de production et des difficultés de mobilisation des stocks par les commerçants qui sont confrontés aux prix élevés dans les zones d’approvisionnement.

    Dans la zone de moyen d’existence (ZOME) 8 qui comprend la province de l’Oudalan et environnant, les récoltes ont été similaires à supérieurs à la moyenne quinquennale. Ce qui a permis aux ménages pauvres d’avoir une alimentation normale jusqu’en avril.  Dans la ZOME  5 (provinces du Bam, du Namentenga, du Sanmentenga, du Yatenga, du Loroum, du Kourwéogo, du Passoré, du Zondoma, de l’Oubritenga et du Boulkiemdé) et l‘est de la ZOME 7 (provinces de la Gnagna, de la Komondjoari, du Soum, de l’Oudalan et du Yagha), où les déficits de productions ont été plus marqués, les stocks des ménages pauvres sont faibles et ceux-ci vont aussi dépendre des marchés dès avril contre juin habituellement.

    La vente du bétail et l’orpaillage procurent des revenus moyens aux ménages dans les ZOME 8 et 7.  En effet, malgré la dégradation de la situation sécuritaire, les marchés à bétail fonctionnent assez bien et les prix des petits ruminants (bouc et bélier) sont stables par rapport à la moyenne quinquennale. Néanmoins, en raison du prix de la céréales de base (le mil) plus élevé, les termes de l’échange bouc/mil se sont détérioré en  moyenne de 16 pour cent comparativement à la moyenne quinquennale. Le prix du gramme d’or (en moyenne de 25 000 XOF) reste similaire au prix moyen observé sur les cinq dernières années. Dans la ZOME 5, en plus des revenus stables de l’élevage et de l’orpaillage, le maraichage joue un rôle important dans les revenus des ménages.  En cette fin de saison de production, les prix se sont améliorés pour la tomate (hausse du prix d’environ 40 pourcent par rapport à la moyenne), toutefois, le prix de l’oignon demeure en baisse de 25 pourcent comparativement à la moyenne. Des programmes de transfert monétaire sont en cours au profit de 3200 ménages, soit environ 22400 personnes dans la province du Soum. Par ailleurs, les services de l’action sociale ont déjà prédisposé des vivres pour assister pour trois mois (mars à mai) tous les déplacés internes recensés (13 650) et les victimes de catastrophe au cours de la saison écoulée (12236 personnes).

    Au mois de mars, même si les niveaux de prix des denrées de base n’ont pas beaucoup varié par rapport au mois précédent, ils sont en hausse de 16 pourcent et 21 pourcent pour le mil dans la ZOME 8 et 7 respectivement et de 32 pourcent et 21 pourcent pour le sorgho dans les ZOME 7 et 5 respectivement.  FEWS NET estime que pendant le pic de la soudure (de juin à septembre), les prix des céréales de base vont évoluer au-dessus de leurs moyennes saisonnières avec des hausses atteignant en moyenne 19 pourcent pour le mil et 25 pourcent pour le sorgho du fait des déficits localisés de production, de l’impact des appels d’offre en cours pour la reconstitution des stocks institutionnels et de la hausse de la demande des ménages.

    Avec des revenus globalement stables et des prix des denrées de base au-dessus de la moyenne, les termes de l’échange bétail/céréales vont poursuivre leur dégradation et rendre difficile l’accès des ménages à l’alimentation. Pour ce faire, ces derniers vont devoir accroitre la vente du bétail et l’offre de main-d’œuvre agricole.

    Par conséquent, à partir de mai, les ménages pauvres des ZOME 7 ; 8 et 5 connaitront une insécurité alimentaire Stress (Phase 2 de l’IPC). L’assistance alimentaire planifiée sur la période (distribution de vivres et de cash) , reste insuffisante (car couvre 9 et 33 pour cent de la population totale et des pauvres respectivement), mais permettra aux ménages de ne pas épuiser les avoirs relatifs à leurs moyens d’existence pendant la soudure et de demeurer en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu’en septembre.

    Même si l’on s’attend à un accroissement du nombre de PDIs du faite de la persistance des attaques terroristes, cette proportion de déplacés (actuellement 3 pour de la population du Soum) restera faible dans la région du Sahel, région la plus concernée.

    Figures Main harvest is from September until January. Off-season harvest is from January until March. Harvest of market gardening pro

    Figure 1

    Source: FEWS NET

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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