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Accroissement des exactions de groupes djihadistes dans les zones frontalières au nord et à l’est

  • Mise à jour des messages clés
  • Burkina Faso
  • Mai 2021
Accroissement des exactions de groupes djihadistes dans les zones frontalières au nord et à l’est

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    • Les groupes extrémistes djihadistes continuent d'exercer une influence et un contrôle sur les populations en particulier dans les zones frontalières du nord (Koumbri, Seytenga, Tin-Akoff, Déou et Markoye), du nord-est (Mansila, Foutouri) et de l’est (Matiacoali), augmentant ainsi le nombre de nouveaux déplacés. Le renforcement de la présence militaire a entrainé une mobilité et un repli des groupes djihadistes vers ces régions où ils exercent des tueries, enlèvements, pillages et destruction de biens afin de dissuader les communautés d’adhérer à la mise en place de Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP). Entre le 1er avril et le 7 mai, 68 incidents, 138 tueries et plus de 18000 nouveaux déplacés ont été enregistrés dans le pays et principalement dans ces zones.

    • Les prix des céréales de base demeurent 20 à 35% supérieurs à l’année passée et 10 à 20% au-dessus de la moyenne quinquennale en raison de l’épuisement précoce des stocks des ménages dans les zones touchées par l’insécurité, mais aussi des flux sortant de céréales plus importantes vers le Niger. Dans les communes frontalières dans l’extrême-nord (avec le Mali) et est (avec le Niger) sujettes aux incursions récurrentes des groupes djihadistes, des variations à la hausse plus importantes sont enregistrées du fait de la forte pression des PDI et ménages hôtes sur les marchés qui sont faiblement approvisionnés. Sur le marché de Arbinda par exemple, le prix du mil est 34% au-dessus de la moyenne quinquennale.

    • Sur les principaux marchés de bétail au nord du pays (Kaya, Djibo, Dori et Gorom-Gorom), la demande additionnelle d’animaux pour la fête de Ramadan a favorisé le maintien des prix des petits ruminants 15 à 49% au-dessus de la moyenne, excepté une stabilité des prix du bélier sur le marché de Gorom-Gorom.  Les offres de petits ruminants ont particulièrement augmenté sur les marchés de Gorom-Gorom et de Kaya, respectivement de 14 et 39% par rapport à la moyenne en raison des déstockages opérés par les PDI et hôtes pour répondre à l’épuisement précoce des stocks alimentaires. Les termes de l’échange bouc/céréales restent favorables aux éleveurs.

    • Dans la moitié nord, les ménages pauvres dont le capital en bétails est significativement réduit en raison des pillages ou des ventes excessives, ont intensifié la vente de foins et de bois de chauffe. Toutefois, les gains journaliers ont baissé de moitié comparée à la normale.  Par ailleurs, l’insécurité limite les activités d’orpaillage. Dans les zones plus affectées par l’insécurité, les PDI et hôtes pauvres sont contraints de réduire à la fois la qualité et les quantités de nourriture ainsi que le nombre de repas par jours et sont exposés à l’insécurité alimentaire aigue Crise (Phase 3 de l’IPC).  

    Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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