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Vers une détérioration des moyens d’existence dans l’extrême nord du pays

  • Mise à jour des messages clés
  • Burkina Faso
  • Mai 2018
Vers une détérioration des moyens d’existence dans l’extrême nord du pays

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    • Malgré le contexte sécuritaire difficile dans la moitié nord du pays, le niveau d’approvisionnement des marchés en céréales de base demeure moyen. Par ailleurs, l’interdiction de sortie de céréales vers le Niger et l’ouverture de 20 points de vente de céréales à prix subventionnés par le gouvernement, ont contribué à stabiliser les prix par rapport au mois passée. Toutefois, sur les principaux marchés, les niveaux de prix des céréales restent au-dessus de la moyenne quinquennale : 15 à 33 pour cent pour le mil et 22 à 41 pour cent pour le sorgho, excepté une stabilité sur le marché de Gorom-Gorom.

    • Malgré, les prix des petits ruminants au-dessus de la moyenne quinquennale, le niveau plus qu’élevé des prix des céréales de base ne favorise pas l’accès pour les ménages pauvres dépendant des marchés. Ainsi, les termes de l’échange bouc/mil ou bouc/sorgho se sont dégradés comparativement à la normale dans les zones de moyens d’existence (ZOME) 8 et 7, en moyenne de 33 et 26 pour cent respectivement. Dans la ZOME 5, ils restent stables dans l’ensemble.

    • Les principales sources de revenu des ménages pauvres proviennent de la vente des animaux et de l’orpaillage, avec une intensification des départs sur les sites. En raison du niveau élevé des prix des denrées de base, les offres de petits ruminants se sont accrues d’environ 10 pour cent par rapport à la moyenne. Cependant, la demande reste supérieure à la moyenne, excepté une baisse de 15 pour cent pour les caprins à Gorom-Gorom.   Dans les communes frontalières, en particulier où l’insécurité sévit le plus, on constate une réduction du nombre de collecteurs de bétail et une durée d’animation des marchés plus courte, ce qui contribue à la baisse des prix aux éleveurs.

    • Les cas de malnutris aigues modérés (MAM) enregistrés au premier trimestre dans les formations sanitaires de la région du Sahel sont globalement en légère baisse (4 pour cent) par rapport au premier trimestre de l’année écoulée. Néanmoins, la réduction du nombre de repas dans les ménages (un contre deux habituellement) et la détérioration des moyens d’existence dans la ZOME 8 exposent les pauvres à l’insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC). Par contre, dans les ZOME 7 et 5 où les ménages ont encore accès à deux repas comme à l’habitude la majorité des ménages pauvres continue d’être en insécurité alimentaire aigue Minimale (Phase 1 de l’IPC).

    Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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