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L’insécurité continue d’accroitre le nombre de populations déplacées internes

  • Mise à jour des messages clés
  • Burkina Faso
  • Juillet 2020
L’insécurité continue d’accroitre le nombre de populations déplacées internes

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    • La première décade de juillet a été marqué par une irrégularité des pluies surtout dans le centre, le centre-sud et le nord-ouest du pays, ayant occasionné un ralentissement ou une reprise des opérations de semis. Au cours de la deuxième décade l’intensification du régime de la mousson est favorable au bon déroulement des activités agricoles, nonobstant des inondations localisées. Les cumuls depuis le premier avril sont dans l’ensemble excédentaires à très excédentaires comparativement à la moyenne sur la période 2009-2018.

    • La bonne pluviométrie cumulée favorise aussi une régénération des pâturages.  Toutefois, dans le nord-ouest les éleveurs restent dépendants des aliments bétails achetés sur le marché à des prix 20 à 30 pourcent supérieurs à la moyenne. Par ailleurs, malgré la régénération en encours dans le nord du pays, les pâturages accessibles restent insuffisants du fait de l’insécurité et cela conduit au surpâturage dans ces zones. L’état d’embonpoint devrait demeurer en-dessous de la normale pendant cette saison.

    • Dans la moitié nord et l’est du pays, les exactions et menaces des groupes terroristes continuent d’entrainer des déplacements de populations dont le nombre (978744) s’est accru de 6,2 pourcent en juillet par rapport à juin (CONASUR, juillet 2020). Compte tenu de la dégradation de la situation sécuritaire, les gros éleveurs ont quitté la zone. Aussi, les collecteurs ont difficilement accès aux marchés locaux pour la collecte du bétail. Du coup, les offres d’animaux ont baissé sur les principaux marchés. A Dori et Djibo par exemple, la baisse est respectivement de 14 et 23 pourcent pour les petits ruminants et respectivement de 20 et 30 pourcent pour les gros ruminants.  L’amélioration en cours de la demande extérieure pour la fête d tabaski à venir favorise une hausse légère des prix du bélier (20 pourcent à Dori et 13 pourcent à Djibo) par rapport à la moyenne. Par contre, le prix du bouc est en légère baisse à Dori mais stable à Djibo. Les termes de l’échange bouc/mil restent dans l’ensemble stables comparé à la normale.

    • Dans les provinces en insécurité alimentaire aigue Crise (Phase 3 de l’IPC) : Oudalan, Séno, Yagha (dans la région du Sahel), Gnagna et Komandjoari (dans la région de l’Est) ou en Stress (Phase 2 ! de l’IPC) : Soum (dans la région du Sahel), Loroum (dans la région du Nord), et Bam, Sanmatenga et Namentenga (dans la région du Centre-Nord), au moins 85 pourcent ménages ont accès à deux repas par jour. Cela est du fait de l’assistance alimentaire dans les zones en Stress (Phase 2 ! de l’IPC) et à l’adoption de stratégies néfastes d’accès alimentaire dans les zones en Crise (Phase 3 de l’IPC) qui par exemple, touche entre 32 pourcent des ménages dans la province de la Komandjoari et 59 pourcent dans la province du Yagha selon l’enquête nationale sur la sécurité alimentaire de SAP fait en juin 2020.

    Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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