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La hausse généralisée de prix des produits se poursuit dans le pays.

  • Mise à jour des messages clés
  • Burkina Faso
  • Janvier 2022
La hausse généralisée de prix des produits se poursuit dans le pays.

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  • Messages clé
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    • La situation sécuritaire continue de se détériorer et est particulièrement marquée depuis les trois derniers mois par des tentatives d’isolement de plusieurs communes par les groupes militants dans les régions de la Boucle du Mouhoun, du Nord, du Sahel, du Centre-Nord et de l’Est, empêchant l’approvisionnement des marchés locaux et entrainant une augmentation des déplacements internes de populations (PDI) vers les principales villes, en particulier Ouahigouya (région du Nord), Kongoussi et Kaya (région du Centre-Nord). En fin décembre 2021, le nombre de PDI atteignait 1,58 millions (SP/CONASUR), représentant plus de 7% de la population totale. 

    • Compte tenu de ce contexte dégradant, les protestations de mouvements de la société à l’encontre des autorités gouvernementales se sont multipliées ces derniers mois et ont aboutis le 24 janvier 2022 à un renversement du pouvoir en place par la junte militaire. Les populations semblent adhérer à ce putsch et ont repris le cours normal de leurs activités socio-économiques. Toutefois, les frontières terrestres restent fermées, excepté pour le transport des produits de première nécessité, les produits pharmaceutiques et les équipements militaires. Par ailleurs, un couvre-feu a été instauré sur toute l’étendu du territoire de 24h à 4h du matin. En attendant la prise éventuelle de sanctions par la CEDEAO, il est probable que les mesures évoquées ci-dessus soient temporaires et pourraient ne pas avoir d’impact négatif significatif sur la situation alimentaire des ménages.

    • Bien que les autorités n’aient pas imposé de restrictions de mouvement face à la recrudescence depuis novembre des cas de transmission de la pandémie de COVID-19, le pays continue de subir les conséquences des restrictions au niveau international qui affectent négativement les coûts de transaction des marchandises et les prix des produits importés avec des effets induits sur le prix des produits domestiques. Déjà en novembre 2021, l’indice harmonisé des prix à la consommation se situait à 112 (sur une référence de 100) en hausse de 6% par rapport à l’année écoulée. Les prix des produits de grande consommation (huile, riz, farine de blé, viande, poisson), des matériaux de construction et des engrais connaissent des hausses entre 15 et 35 % par rapport à la moyenne avant la pandémie. Cela affecte négativement le pouvoir d’achat des ménages, en particulier les pauvres dans les milieux urbains. 

    • En raison de la baisse de la production et de la baisse des flux entrants en provenance des pays côtiers, l’offre de céréales demeure en-dessous du moyen en cette période de post récolte. La demande reste plus forte que d’habitude en raison de la pression sur les marchés pour la reconstitution des stocks commerçants et institutionnel et aussi des achats réalisés par les ménages, en particulier les PDI. Par conséquent, les niveaux de prix restent dans l’ensemble élevés par rapport à l’année passée et aussi comparés à la moyenne quinquennale avec des variations quinquennales supérieures à 75% sur plusieurs marchés, notamment dans les zones plus touchées par l’insécurité : Titao, Yalgo, Sebba, Ouahigouya, Seytenga, Kongoussi et Gayéri.  

    • Dans les zones d’accès humanitaire difficile, notamment les communes au nord de l’Oudalan, les communes de Mansila dans le Yagha, de Gorgadji dans le Séno, de Kelbo, Arbinda et Tongomayel dans le Soum, de Titao dans le Loroum, la perte des avoirs et la dégradation de l’accès alimentaire suite aux niveaux élevés des prix, poussent les ménages, les PDI en particulier à pratiquer des restrictions alimentaires extrêmes, les exposant ainsi à l’insécurité alimentaire aigue Urgence (Phase 4  de l’IPC).

    • Dans les zones potentielles de production maraichère (régions du Nord et du Centre-Nord), en plus de l’insécurité qui limite l’accès à certains sites, le faible niveau de remplissage des retenues d’eau et l’augmentation des autres utilisations de l’eau du fait de la forte présente des PDI, contraignent les producteurs à limiter les superficies emblavées. Le tarissement précoce de ces points d’eau ne permettra pas aussi la réalisation de deux cycles de production comme d’habitude. Cette activité mobilisera moins de personnes et les revenus générés resteront en dessous de la moyenne. Par conséquent, la part contributive dans l’accès alimentaire des ménages va diminuer comparé à la normale. 

    Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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