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Situation alimentaire préoccupante aussi bien pour les ménages hôtes et PDI, que pour le bétail

  • Mise à jour des messages clés
  • Burkina Faso
  • Janvier 2020
Situation alimentaire préoccupante aussi bien pour les ménages hôtes et PDI, que pour le bétail

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    • Dans la moitié nord du pays plus touchées par les attaques répétées des groupes armés, outre la baisse de la production fourragère en raison des poches de sècheresse plus longue enregistrées en septembre, la concentration du bétail y compris ceux des PDI entraine une dégradation rapide des ressources (pâturages et points d’eaux) dans les zones accessibles. En conséquence, malgré les départs en transhumance vers de nouvelles zones (sud du Mali, Côte d’Ivoire, Sénégal), la soudure pastorale commence précocement pour le bétail sédentaire et la dépendance aux marchés pour les compléments alimentaires sera plus forte que d’habitude. Au cours des prochains mois, la valeur marchande des animaux devrait plus que diminuer avec la dégradation de leurs embonpoints.

    • Le fonctionnement au ralenti, voir la fermeture des marchés à l’intérieur des communes d’accès difficile, fait que les marchés des chefs-lieux de province plus accessibles deviennent pratiquement les seuls fréquentables par les différents acteurs : commerçants étrangers et nationaux, ménages hôtes et PDI. Si l’assistance permet de réduire la demande en céréales sur certains marchés (Djibo, Dori et Kaya) avec des prix en baisse en novembre, sur d’autres par contre, l’afflux de PDI moins assistés a entrainé une hausse des prix denrées de base par rapport à la moyenne quinquennale d’environ 10 pour cent à Gorom-Gorom, 20 pour cent à Arbinda et 33 pour cent à Gayéri.

    • Les stocks des ménages hôtes pauvres sont faibles. Avec la perte de l’orpaillage, l’une de leur principale source de revenu, la vente du bétail devient l’alternative. L’activité de maraichage a commencé autour des points d’eau accessibles, mais elle est limitée au regard des difficultés financières d’accès au semences et engrains.  Les opportunités de travail rémunéré sont aussi limitées pour les PDI qui sont alors dépendants de l’assistance humanitaire.

    • Les planifications d’assistance (vivres et cash) pour le mois dernier devraient atteindre 30 et 22 pour cent des populations respectivement dans les provinces du Soum et du Sanmatenga et moins de 11 pour cent dans les autres provinces, telles que Yagha, Gnagna et Komandjoari.  Il en résulte une détérioration des moyens d'existance, de la consommation alimentaire, et de l'état nutritionnel dans les zones les moins aidées, qui connaissent une insécurité alimentaire aiguë Crise (Phase 3 de l'IPC).  L'assistance reste concentrée au profit des PDI dans les centres urbains accessibles, où se trouvent la plupart des personnes déplacées, ce qui permet à ces populations de rester en situation de Stress (Phase 2 ! de l’IPC). Ainsi, la détérioration des moyens d’existence, de la consommation et de l’état nutritionnel avec des seuils de MAG entre 11,2 et 17,6 pour cent dans les communes de forte présence de PDI (PAM/UNICEF, SMART rapide, octobre 2019).

    Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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