Skip to main content

Un début de saison agricole marqué par une installation tardive et hétérogène de la pluviométrie

Un début de saison agricole marqué par une installation tardive et hétérogène de la pluviométrie Abonnez-vous aux reportages du Burkina Faso

Télécharger le rapport

Flag image

Télécharger le rapport

Messages clé
Messages clé
  • Les résultats de Crise ! (Phase 3 ! de l’IPC) sont attendus dans la province de Karo-Peli, région du Soum, entre juillet et septembre. L’insécurité ne permet pas aux ménages d’obtenir des revenus suffisants pour satisfaire les besoins, même avec la vente de céréales à prix subventionné. Les pauvres sont contraints de limiter à la fois les quantités et le nombre de repas par jour. L’assistance alimentaire, qui est leur principale source de nourriture, permet de couvrir au moins 75 pour cent des besoins de la majorité de la population et de réduire les déficits sévères de consommation jusqu’en septembre. D'importants écarts de consommation, résultant de récoltes aux rendements faibles et insuffisants, persisteront entre octobre 2026 et janvier 2027, maintenant des résultats de Crise (Phase 3 de l'IPC)
  • La campagne agricole est caractérisée par une installation tardive et une mauvaise répartition spatio-temporelle des pluies, entraînant une hétérogénéité des opérations culturales entre les régions et à l’intérieur de celles-ci. À la deuxième semaine de juillet, les opérations dominantes sont les semis qui accusent un retard de 20 à 30 jours dans certaines parties du pays, en l’occurrence les régions situées au Centre et dans le Sud. La conséquence immédiate du retard pluviométrique serait la réduction des superficies emblavées dans l’ensemble. L'option consistant à remplacer les cultures à cycle long (mil et sorgho) par des cultures à cycle plus court — telles que le maïs, le niébé et l'arachide — réduirait les superficies cultivées ainsi que les rendements ultérieurs pour les cultures à cycle long. Cependant, dans les localités (Ouest, Centre-Nord et Est) où l’installation de la saison s’est faite dans les délais, les céréales sont à un stade de levée ou de montaison et les opérations de sarclage sont en cours. 
  • Pour la deuxième année consécutive, les prix des principales céréales enregistrent des baisses atypiques. Au mois de juin 2026, les moyennes nationales des prix des céréales de base étaient en dessous de leur niveau de 2025 et de la moyenne des cinq dernières années. Le maïs, devenu la céréale la plus consommée au niveau national, enregistre une baisse comprise entre 30 et 34 pour cent par rapport à l’année précédente et à la moyenne quinquennale. Le principal facteur de cette baisse est l’augmentation de l’offre, grâce à la bonne production agricole enregistrée lors de la campagne précédente. Cette offre est renforcée par le déstockage des grands producteurs pour des besoins d’acquisition d’intrants et de main-d’œuvre agricole et par les ventes de céréales à prix subventionné par le gouvernement.  
  • Malgré la baisse globale des prix au niveau national, les ménages des zones à fort défis sécuritaire continuent de faire face à des niveaux de prix élevés au-dessus des moyennes saisonnières.  Si l’offre sur les marchés de ces localités s’est améliorée cette année par rapport aux trois années précédentes grâce à une réduction des délais de ravitaillement et à l’augmentation des quantités de vivres convoyées, elle reste toujours inférieure à son niveau d’avant-crise. Les coûts élevés de transport se répercutent sur les prix de vente finaux. En juin 2026, les marchés de Diapaga, dans la Tapoa, et de Gayéri, dans la Sirba, enregistraient les augmentations quinquennales les plus importantes, comprises entre 50 et 80 pour cent pour le maïs et le mil. 
  • L’accès des ménages aux champs pour la pratique des activités agricoles a été amélioré grâce, d’une part, à l’élargissement des rayons de sécurité, dû à la baisse relative des attaques de groupes armés terroristes comparée aux trois années précédentes dans les régions les plus touchées, en particulier dans les régions du Soum, du Liptako, de la Tapoa. La pratique de cultures hautes (mil et sorgho), qui était interdite pour des raisons de sécurité, est maintenant autorisée dans ces zones. D’autre part, le nombre de personnes retournées et qui participent aux activités agricoles dans leurs localités d’origine s’est accru dans le pays, passant de 1,16 million en décembre 2025 à 1,3 million en juin 2026, selon le Ministère en charge de l'action humanitaire.  Une bonne pluviométrie favorisera une augmentation de la propre production au profit des retournés et des ménages dans les régions citées plus haut comparativement aux trois dernières saisons.

Citation recommandée: FEWS NET. Burkina Faso Mise à jour des messages clés July 2026 - January 2027: Start of agricultural season marked by late and erratic rainfall onset, 2026.

Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

Related Analysis Listing View more
Get the latest food security updates in your inbox Sign up for emails

The information provided on this Website is not official U.S. Government information and does not represent the views or positions of the U.S. Department of State or the U.S. Government.

Jump back to top