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Situation alimentaire stable à l’exception des zones des conflits grâce à une saison normale

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • République démocratique du Congo
  • Octobre 2016 - Mai 2017
Situation alimentaire stable à l’exception des zones des conflits grâce à une saison normale

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    • Les difficultés d’accès aux moyens d’existence dues aux conflits et les effets des perturbations climatiques comme les inondations, le retard des pluies, et les maladies des cultures observés ont occasionné une production agricole 2016 estimée faible par rapport à une année normale dans la partie Est du pays. Aux faibles disponibilités locales s’ajoute la hausse des prix des denrées alimentaires avec un accès difficile à la nourriture pour les ménages pauvres durant l’année de consommation 2016. Par conséquent, la partie Est du pays se retrouvera en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) durant la période d’octobre 2016 à janvier 2017.

    • Etant donné les prédictions agro climatiques qui indiquent une pluviométrie suffisante, les récoltes de cette année pourront être normales. Cependant, suite au retard des pluies déjà observé dans la partie Sud-Est du pays, les récoltes de la saison A connaitront un léger glissement jusqu’en mars 2017, un mois plus tard que d’habitude, ce qui prolongera la soudure actuelle.

    • La sècheresse résultant des effets de El Niño dans la région sud de l’Afrique a impacté fortement sur la production agricole de 2015 notamment celle du maïs et a limité les exportations des pays de la région (Zambie, Afrique du Sud, Tanzanie) dont dépendent les provinces du Haut Katanga, Lualaba, et Tanganyika à près de 75 pour cent. On s’attend à des faibles disponibilités pour le maïs et à une flambée de prix entre octobre et décembre 2016, ce qui résulterait d’une limitation d’accès des ménages pauvres à cette denrée qui est un aliment de base. Dans d'autres régions du pays, les prix resteront également supérieurs à la moyenne suite aux effets de la dépréciation du Franc Congolais.

    • Les tensions politiques actuelles dans un contexte de crise prolongée auxquelles s’ajoute l’instabilité dans les pays voisins maintiennent des grands mouvements des personnes déplacées internes et réfugiées sur le territoire national. Cette situation qui serait vécue dans la partie Est du pays (Nord-Kivu, Tanganyika, Sud-Kivu, Haut-Katanga, Maniema, Ituri) et les territoires frontaliers de la RCA et du Sud-Soudan au Nord du pays (Bondo, Ango, Dungu, Faradje, Aru, Bosobolo, Zongo, Libenge et Yakoma), limiterait l’accès des populations à leurs moyens d’existence et aggraverait la situation actuelle des plus vulnérables.


    Présentation nationale
    Situation actuelle

    Situation sécuritaire et mouvements des populations 

    • En RDC, la situation sécuritaire reste précaire surtout en zones de conflits dans la région Est du pays qui vit dans un contexte de crise prolongée. Les affrontements des groupes armés d’une part et les conflits intercommunautaires de l’autre, ont occasionné d’importants mouvements des populations à l’intérieur du pays. Les derniers mouvements des populations en date sont ceux d’octobre 2016 et sont localisés dans les territoires de Nyunzu et Kabalo, province du Tanganyika au Sud-Est du pays suite aux conflits intercommunautaires et ethniques entre les Pygmées et les Bantous. Selon OCHA en RDC, le nombre de personnes déplacées au troisième trimestre 2016 est estimé à 1,9 millions dont 180.000 personnes nouvellement enregistrées. Par ailleurs l’instabilité politique dans les pays voisins a produit également des réfugiés en RDC en provenance du Sud Soudan, du Burundi et de la République Centrafricaine. Selon le HCR, en août 2016, le nombre des personnes réfugiées en RDC  était de 402 905 personnes.

    • L’occupation des forêts, villages et autres ressources naturelles (lac, carrés miniers, rivières, etc.) par les groupes armés dans certaines zones des provinces de l’Est perturbent les moyens d’existence des ménages pauvres qui n’accèdent plus facilement aux produits de la chasse et cueillette, ainsi que les produits de la mer qui sont parmi leurs sources de revenus. Dans les zones affectées par les conflits, particulièrement dans le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, l’Ituri, le Tanganyika, le Haut-Katanga et le Maniema à l’Est du pays, plusieurs milliers de personnes déplacées internes ne savent plus accéder à leurs champs et aux intrants agricoles. Par conséquent, ces personnes déplacées sont plus utilisées comme main d’œuvre agricole par les familles d’accueil. Les déplacées dans les centres urbains font souvent la main d’œuvre journalière dans les chantiers de construction et le transport des biens.

    Situation agricole

    • Au cours des deux dernières campagnes agricoles, on a assisté à une invasion des criquets puants dans la partie Nord-Est de la RDC, avec des destructions de près de 21 000 ha de cultures pour le seul territoire de Aru dans la province de l’Ituri.En plus, les maladies des cultures, notamment le wilt bactérien de la banane, la mosaïque et la striure brune du manioc continuent de ravager les cultures dans les provinces de l’Est du pays (Ituri, Nord-Kivu et Sud-Kivu) malgré les interventions limitées de certaines organisations non gouvernementales (ONG). Il n’y a pas de données statistiques sur les quantités des cultures endommagées par ces maladies mais certains informateurs clés estiment que les dommages sont plus importants cette année que l’année passée surtout pour la striure brune de manioc et le wilt bactérien de la banane.

    • Le dernier trimestre 2015 et le début de 2016 ont connu des fortes inondations qui ont affecté les champs de près de 100 000 ménages ruraux dans la partie Sud-Est de la RDC et qui seraient causées par des perturbations climatiques du fait du phénomène El Niño. Suite à ces inondations, les récoltes des principales cultures prévues pour     la seconde saison agricole de mai et juin ont été partiellement perdues. Dans certaines zones, le niveau        d’eau dans les champs a occasionné des récoltes précoces de tubercules (manioc, patates) et une perte en semences gardées sur pieds en plein champs (boutures de manioc) ou stockées à domicile. Cette situation a affecté les stocks des ménages des zones inondées qui sont restés inférieurs à la moyenne par rapport à une année normale.

    • La campagne agricole 2016-2017 a déjà démarré sur l’ensemble du pays avec un espoir d’une saison normale dans sa grande partie, malgré les cumuls des pluies du début de la campagne en dessous de la moyenne de façon générale. Les premières pluies sont déjà arrivées dans certaines zones du pays et ont permis le démarrage de semis des cultures vivrières à cycle court. Cependant, dans la partie Sud-Est du pays, notamment les zones de moyens d’existence CD01 et CD08, il se remarque des retards des pluies qui sont à la base du retard de semis. Ces retards de semis auront certainement un impact négatif sur la saison A qui va de septembre à janvier et pourrait aller jusqu’en mars. Dans ce cas, le semis des cultures pour la saison B qui va de mars à juin interviendrait avec retard et les cultures pourraient bénéficier d’une très courte période de pluies par rapport à la normale, ce qui aurait une incidence négative sur leur croissance et par conséquent affecterait la production.

    • Avec le fonctionnement des nouvelles entités administratives issues du nouveau découpage territorialdes certaines anciennes provinces, certaines autorités provinciales adoptent des plans de relance agricole dans le but d’accroître la production agricole et assurer l’autosuffisance alimentaire. Par exemple, la province du Haut-Katanga a lancé un programme des « villages agricoles » ciblant 15.000 ménages qui devront exploiter 30.000 hectares de maïs pour un coût de près de 26.000.000 USD. Dans le même cadre, les autorités provinciales de Lualaba et de Tanganyika ont emboîté le pas avec des programmes de relance agricole en faveur des petits et grands producteurs de leurs entités administratives respectives. L’appui des autorités provinciales consistera en une dotation en intrants agricoles et dans une certaine mesure, à la facilitation des ménages bénéficiaires à accéder à la terre. Cependant, dans certains territoires, notamment Nyunzu, Manono et Kabalo, les intrants agricoles qui devraient être dotés aux ménages agricoles par le gouvernement provincial tardent à venir alors que la période de semis a commencé en octobre 2016.

    Fonctionnement des marchés

    • Selon le Bulletin mKengela de septembre 2016, produit par la CAID sous le financement et l’appui technique du PAM, le mois de septembre 2016 est globalement marqué par un niveau élevé des prix des denrées de base par rapport à juillet et août 2016 (maïs, haricot, manioc, huile de palme, riz, …) sur l’ensemble du pays. Les territoires du Sud-Est du pays connaissent une plus forte hausse des prix du fait de leur forte dépendance aux importations et de la dépréciation du Franc Congolais face au dollar américain. Les ménages qui vivent essentiellement du maïs et du manioc avec une forte dépendance au marché entre septembre et janvier, connaissent une limitation d’accès aux aliments de base achetés sur le marché dans cette période de l’année qui correspond à la période de soudure dans la zone Sud-Est.

    • Depuis mars 2016, le prix du maïs, l’un des aliments de base de la population de la Province de l’ex-Katanga a connu une hausse suite à la baisse de la production agricole de la même denrée dans les pays de provenance dont l’Afrique du Sud, ainsi que la restriction des exportations par la Zambie. Par exemple, selon les données de l’Institut National des Statistiques du Haut Katanga, le prix du maïs en août 2016 dans le Katanga a connu une variation de 26 pour cent par rapport à la moyenne des 5 dernières années et 29 pour cent par rapport au même mois de l’année dernière. En outre, les données du PAM pour le mois d’octobre 2016 montrent une augmentation du prix de la farine du manioc par rapport à la moyenne des 5 dernières années sur les marchés de Lubumbashi. Cette augmentation du prix de la farine de manioc se justifie par le fait que ce produit se substitue à la farine de maïs qui particulièrement se fait rare en cette période de l’année et connait des variations anormales de prix à la hausse faute de disponibilité. Il y a beaucoup plus de ménages qui s’orientent vers la consommation du manioc augmentant ainsi la demande de ce produit.

    Appui humanitaire

    • L'assistance humanitaire est assurée par les agences des Nations Unies notamment le PAM, la FAO, l’UNICEF, l’UNHCR et les organisations non gouvernementales internationales et nationales en partenariat avec le gouvernement. Elle est concentrée plus dans la partie Est du pays où l’on remarque la présence des personnes déplacées et réfugiées.

    Suppositions

    Le scénario le plus probable d’octobre 2016 à mai 2017 est basé sur les hypothèses suivantes au niveau national :

    Production agricole

    • Précipitations : Dans la zone bimodale de la RDC, la saison des pluies en cours se poursuivra jusqu'à la fin novembre / début décembre 2016, avec des cumuls pluviométriques moyens. La saison B dans les zones Est du pays devrait également commencer à temps et être moyenne. Dans la région du Katanga, la saison des pluies se poursuivra jusqu'en avril 2017, avec un pic des précipitations entre décembre et janvier. Les niveaux de précipitations seront moyens à au-dessous de la moyenne jusqu’en décembre et seront moyens pour le reste de la saison.

    • Maladies des cultures : Etant donné la faible couverture de la réponse par rapport aux maladies des cultures suite à la continuité de l’utilisation par les ménages agricoles des semences issues des plantes infectées pour les nouveaux semis, il est probable que cette invasion acridienne associée au wilt bactérien et à la striure brune de manioc gagne un peu  plus de terrain et son impact sur les cultures serait plus significatif que l’année agricole passée.  De la même façon, les dégâts localisés de criquets puants seront observés dans le territoire d’Aru au niveau similaire à la situation actuelle.

    • Production agricole : Tenant compte des prévisions agro climatiques et malgré les maladies des cultures dans certaines parties du pays, les récoltes de la saison A qui interviennent généralement en janvier-février et celles de la saison B qui ont lieu en mai-juin devraient rester stables par rapport à la moyenne quinquennale sur l’ensemble du pays à l’exception des zones affectées par les conflits, le retard des pluies et les maladies des cultures où la production locale serait inférieure à la moyenne.

    Les marchés

    • Le fonctionnement du marché : Le fonctionnement des marchés restera normal sur l’ensemble du pays pendant la période du scenario à l’exception des zones de conflits où on s’attend à une perturbation temporaire du marché à la suite des mouvements éventuels des personnes.

    • Valeur de la monnaie nationale : Pendant la période du scenario, une dépréciation légère de la monnaie nationale face au dollar américain est prévue mais aucune variation majeure n’est attendue.

    • Commerce transfrontalier : Suite à la mesure d’interdiction d’exportation du maïs prise par la Zambie et la dépréciation continue du Franc Congolais face au dollar américain, il est fort probable que les importations des denrées alimentaires déficitaires tel que le maïs et le riz de la Zambie et la Tanzanie soient en dessous de la moyenne. Toutefois, les importations informelles entre la RDC et la Zambie vont se poursuivre et voire s’intensifier étant donné l’absence d’un accord d’importation officielle entre ces deux pays jusqu’à ce jour.

    • L'approvisionnement des marchés : Vu les importations du maïs qui sont attendues être inférieures à la moyenne durant la première période du scénario, il est probable que les marchés connaîtront des perturbations d’approvisionnement surtout dans le Katanga. Les variations saisonnières au niveau des différentes zones auront également des effets sur les approvisionnements notamment en période de soudure.

    • Le transport des denrées : Etant donné le mauvais état des infrastructures routières dans les zones de production agricole, la présence des pluies normales à partir du mois de décembre 2016 dans la partie Centre-Est et Sud-Est, pourrait rendre difficilement praticables certains tronçons routiers, ce qui occasionnerait la réduction de la fréquentation des transporteurs dans les zones de production avec comme corolaire la spéculation et l’augmentation du prix de transport des denrées alimentaires. Cette situation sera vécue durant toute la période de la saison pluvieuse.

    • Marché et prix : Les prix des produits alimentaires de base notamment le maïs, le manioc et le haricot, vont continuer à augmenter légèrement durant la période comprise entre octobre 2016 et mai 2017. Cette augmentation des prix connaitra des variations saisonnières qui seront caractérisées par la hausse continue jusqu’à la fin de la période de soudure et par la baisse du prix pendant la période de récolte.

    Les autres facteurs clés

    • Le niveau des salaires : Vu la fermeture de certaines entreprises minières et certains sites d’exploitation artisanale des minerais due à la chute des cours des minerais au niveau mondial, il est probable que le coût de la main d’œuvre minière continue de baisser par rapport au coût actuel durant la deuxième période du scenario.

    • La demande de travail : On peut s’attendre à une forte demande de travail au niveau national suite à la fermeture de certaines entreprises minières et la faillite de certaines institutions financières et compagnies privées qui ont eu comme impact le licenciement massif des employés.

    • Le contexte politique et sécurité : Avec la présence des groupes armés dans certains territoires de la partie Est du pays, les conflits intercommunautaires, ainsi que les tensions politiques entre différents acteurs en lien avec le processus électoral, il est possible que la situation sécuritaire actuelle se poursuive durant la période d’octobre à décembre 2016 et pourrait éventuellement se détériorer durant la période de janvier à mai 2017 en cas de désaccord entre acteurs sur le processus électoral en cours. On pourrait s’attendre alors aux soulèvements et manifestations populaires qui conduiraient à une insécurité civile et perturberaient le fonctionnement des marchés tout en contribuant à la limitation d’accès des communautés à leurs moyens d’existence à travers le pays.

    • Mouvements des populations : Etant donné l’instabilité politique dans certains pays voisins (Burundi, RCA et Sud Soudan) et l’incertitude du lendemain marquée par la présence des groupes armés, la persistance des conflits intercommunautaires, l’existence des opérations militaires par l’armée officielle dans les provinces de l’Est du pays (Nord-Kivu, Tanganyika, Sud-Kivu, Haut-Katanga, Maniema, Ituri, Haut-Uele et Bas-Uele), il est plus probable que des mouvements des populations se poursuivent de façon pendulaire durant toute la période du scenario.

    • Assistance humanitaire : Etant donné l’absence d’informations suffisantes et précises sur l'assistance humanitaire prévue, financée et probable, nous n’assumons aucune aide humanitaire pendant la période du scénario.  

    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    Entre novembre et décembre 2016, dans la partie Est du pays (Haut-Katanga, Tanganyika, et certains territoires du Maniema, Sud-Kivu, Nord-Kivu et de l’Ituri notamment Punia, Kabambare, Pangi, Kasongo, Mambasa, Irumu, Aru, Bondo, Ango, Dungu, Faraje Fizi, Uvira, Shabunda, Kalehe,  Beni Rutshuru et Walikale), avec une production agricole estimée inférieure aux besoins de la population, les prix des denrées alimentaires comme le maïs, le manioc et le haricot, seront en hausse par rapport à l’année dernière. En outre, étant donné que pendant cette période de l’année, la grande partie de la nourriture des ménages provient du marché, et vu la soudure qui a lieu entre novembre et décembre, la consommation des ménages pauvres qui vivent actuellement des revenus de la main d’œuvre et du petit commerce des légumes va baisser. Certains ménages vont réduire le nombre de repas et préférer plus les aliments moins coûteux. La zone pourrait être en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) pendant cette période du scénario.

    Toutefois, au vu des prévisions agro climatiques qui pourraient favoriser une production normale, on pourrait s’attendre à une légère amélioration de la consommation alimentaire entre la fin du mois de décembre 2016 et le début du mois de janvier 2017 qui se justifierait par la récolte verte des cultures vivrières de la saison agricole A à l’exception des zones du Sud-Est qui n’ont qu’une seule saison agricole comme le Haut-Katanga avec les récoltes qui interviendront entre mars-avril. Dans cette zone, la période de soudure va se poursuivre avec une consommation alimentaire réduite jusqu’à la récolte.  Par ailleurs, certains territoires de la partie Est du pays comme Kamina, Sandoa, Kapanga, Kabongo, Kongolo, Kasongo, Kabare, Idjwi, Nyiragongo, Rungu,  n’ont pas connu des chocs importants au cours de la dernière campagne agricole et jouissent d’un accès relativement stable à un régime alimentaire diversifié, de qualité et quantité constantes. Rarement ces territoires connaissent des évènements aigus  et  leur  niveau  de  vulnérabilité  à  l’insécurité  alimentaire  est  faible  ou  modéré et pourront être classés en Phase Minimale (Phase 1 de l’IPC). Dans d’autres territoires de la partie Est par contre, il existera des poches d’insécurité alimentaire qui seront en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC) du fait des mouvements continus des populations avec un accès limité à leurs moyens d’existences notamment dans les territoires de Beni, Rutshuru, Walikale, Shabunda, Pangi, Kibombo, Mweka, Tshikapa, Bafwasende, Mambasa et Irumu, Punia , Pweto, Nyunzu, Manono  et Mitwaba.

    Egalement, le fait qu’il soit prévu une production agricole de la saison A stable par rapport à la moyenne quinquennale sur l’ensemble du pays, la récolte de cette saison permettrait aux ménages d’avoir de la nourriture pour quelques mois entre février et avril 2017. Avec la présence des cultures de rente et celle du manioc et du bananier, la consommation alimentaire des ménages pauvres se situerait à un niveau acceptable. De manière globale, cette partie Est du pays sera classée en phase Minimale (Phase 1 de l’IPC) avec quelques poches d’insécurité alimentaire dans la partie Est en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC), principalement dans les territoires de Walikale, Lubero, Nyunzu, Manono, Kalemie, Kabalo, Pweto, Fizi, Uvira, Shabunda, Punia, Kabambare, Pangi, Kasongo, Mambasa, Irumu, Aru, Bondo, Ango, Dungu, Faraje, suite aux chocs antérieurs (inondations, retours tardifs et mauvaises répartitions des pluies, invasion des criquets puants, maladies des cultures) et à la perturbation des marchés par la dépréciation de la monnaie locale contre le dollar américain et mouvements des populations.

     

    Pour plus d'informations sur les perspectives des zones de préoccupation, veuillez, s'il vous plaît, cliquer en haut de la page pour télécharger le rapport complet.

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, décembre 2016

    Figure 2

    Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, décembre 2016

    Source: FEWS NET

    Figure 1. Carte des mouvements des populations en RDC, septembre 2016

    Figure 3

    Figure 1

    Source: OCHA RDC

    Figure 2. Anomalie NDVI – 20 novembre 2016

    Figure 4

    Figure 2

    Source: USGS

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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